Commissariat de police du 14e arrondissement : Ousmane Sanogo et Barka Ba arrêtés pour avoir arnaqué une quinzaine de quincailleries

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Les enquêteurs du commissariat de police du 14e arrondissement dirigé par le commissaire divisionnaire de police Ouassa Kéita viennent d’arrêter un redoutable escroc, Ousmane Sanogo et son complice, Barka Bah qui avaient pu escroquer plus de 15 propriétaires de quincaillerie jusqu’à hauteur de 50 millions F CFA.

De sources policières, le mardi 30 août 2022 aux environs de 10 h, un gérant de quincaillerie a porté plainte auprès du tribunal pour escroquerie contre deux individus qui se font passer pour des grossistes de ciment et dont le préjudice est estimé à près de 2 millions de F CFA. C’est ainsi que le commissariat de police du 14e arrondissement, dirigé par le commissaire divisionnaire Ouassa Kéita, a été saisie pour mener les enquêteurs préliminaires.

Immédiatement une équipe de la brigade de recherche (BR) a été mise en branle. Ainsi, après un plan de traque bien concocté, les hommes du commissaire divisionnaire de police Ouassa Kéita ont pu identifier et interpeller les deux escrocs près de Yirimadio (Zerni). Dès l’annonce de leur arrestation, leurs victimes ont convergé vers le commissariat de police du 14e arrondissement pour porter plainte. L’enquête a révélé que la bande avait dans sa ligne de mire d’autres quincailleries et entreprises de construction.

Il ressort de l’enquête préliminaire qu’après avoir créé un réseau, le cerveau de la bande, Ousmane Sanogo, et son complice, Barka Bah, ont pu escroquer plus de 15 quincailleries de la ville de Bamako et environs. Ainsi, le décompte provisoire du préjudice qu’ils ont causé fait état de plus de 50 millions de F CFA.

Selon nos sources, au regard de son mode opératoire, le cerveau des opérations était un véritable as de l’escroquerie. En effet, dans un premier temps, il inspectait le milieu des quincailleries et des vendeurs grossistes de ciment afin de chercher une éventuelle cible et un créneau lui permettant d’assommer cette dernière. C’est ainsi qu’il intercepte les camions de 50 à 60 tonnes remplis de ciment en provenance du Sénégal ou de la Côte d’Ivoire et propose d’acheter toute la cargaison.

Avant, poursuivent nos sources, il prenait le soin de contacter le gérant d’une quincaillerie en lui proposant son camion de 50 ou 60 tonnes de ciment à un prix abordable. Après avoir conclu avec le marché avec sa victime, il conduit le camion rempli de ciment qu’il avait intercepté à ladite quincaillerie pour décharger le contenu en assurant qu’il paiera les frais inhérents au déchargement qui peut prendre souvent 24 h.

Ensuite, il rassure en affirmant rester sur place dans le magasin pour régler le propriétaire grossiste du ciment. Ainsi, l’adresse de la quincaillerie étant désormais connue et l’acheteur étant sur place, il n’y avait donc pas de problème aux yeux du propriétaire de la cargaison. De l’autre côté, le gérant de la quincaillerie est rassuré parce que la marchandise est effectivement livrée. Mais, en vérité, le cerveau de la bande se fait passer à la fois, selon qu’il soit en face du vendeur grossiste ou du gérant de la quincaillerie et les deux sont alors convaincus qu’ils sont en train de faire une bonne affaire.

Alors, il demandait au gérant de la quincaillerie de lui verser un acompte de deux à trois millions selon le chargement que ce dernier débourse sans souci. Ainsi, une fois qu’il encaisse l’argent, il disparait dans la nature laissant les deux victimes avec leurs problèmes et l’affaire est généralement transportée au commissariat de police ou à la gendarmerie. Très souvent, un règlement à l’amiable est trouvé. Plusieurs quincailleries ont ainsi été victime de cette bande.

Toujours selon nos sources, l’arnaqueur a ainsi encaissé plus d’une cinquantaine de millions F CFA avec une quinzaine de quincaillers à travers la ville de Bamako et environs. Et d’ajouter qu’il a fait le même coup à un vendeur d’engrais à Sikasso ; il est parvenu à lui soutirer 28 millions F CFA. Avec son butin, il a même construit une villa d’une valeur de plus de 20 millions à Bakorobabougou (Yirimadio).                                        

 Boubacar Païtao

 

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