Blocage inévitable de l’enquête parlementaire sur les «avions cloués au sol»

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Parti comme sur un chapeau de roue depuis une certaine lettre du chef de file de l’opposition, les travaux de la Commission ad hoc activée sur les avions cloués au sol ne sont pas forcément promis aux résultats sous-tendus. Ce ne sera sans doute pas faute d’entrain. Et pour cause, dès l’installation de ladite commission, les acteurs impliqués dans le mécanisme des commandes militaires ont commencé à défiler à l’hémicycle, dans le cadre d’une série d’écoutes destinées à éclairer la lanterne de parlementaires. Sous la houlette de Zoumana N’tji Doumbia, les députés ont ainsi pris l’ascendant sur la justice sans doute à cause du statut de certains acteurs impliqués, en l’occurrence d’anciens ministres poursuivables seulement par mécanisme parlementaire. Verront-ils pour autant le bout du tunnel ? Rien n’est moins sûr, et pour cause : les enquêtes ouvertes par l’hémicycle vont inévitablement buter contre un roc. Il s’agit notamment du Conseil supérieur de défense dirigé par le président de la République en personne, une instance de l’Exécutif incontournable dans la procédure d’acquisition de matériels militaires

La CNDH promet un rapport foudroyant

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme l’a laissé entendre lors de sa sortie, jeudi soir, sur les antennes de Renouveau. Interrogé sur le rôle de la CNDH dans la prise en compte et la dénonciation de certaines graves violations des droits, M. Aguib Bouaré a assuré que la structure qu’il dirige n’est plus la-même depuis qu’elle est régie par une nouvelle loi. En clair, le nouveau statut que lui confère ledit texte lui donne en même temps les moyens de son action ainsi que d’autonomie dont il entend jouir mieux que par le passé. Ainsi, la CNDH new-look n’aura aucune commune mesure avec ce qu’on a vu jusque-là. Ses rapports, principal cadre d’expression de cette structure, s’annoncent beaucoup plus étoffés et beaucoup plus audacieux que naguère, a-t-il promis. Il faut donc s’attendre prochainement à un document plus foudroyant sans retenue sur les graves violations des droits de l’homme, y compris dans les cas où c’est l’Etat qui est en cause.

La Rédaction

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2 COMMENTAIRES

  1. OUI OUI OUI …!
    EH BIEN MOI , JE VOUS DIT :
    LE AGUIBOU BOUARE QUE JE CONNAIS …CELUI QUI VIENT DE BHM SA …

    “””Juriste de formation, il entame une riche expérience dans le domaine des affaires. Car, il occupera les postes de Directeur des Affaires juridiques de la Banque de l’Habitat du Mali entre 1999 et 2004, Juge consulaire près le Tribunal du Commerce de Bamako (2005–2009).
    C EST UN GRAND VOLEUR !

    ( MOI JE M APELLE AU NATUREL CLAUDE LARRE !)
    UN PETIT EXEMPLE , PIECE 14-3 DE L EXPLICATION DE LA REDDITION DES COMPTES FAITE A LA CCJA ET AVEC A L INTERIEUR TOUTES LES PIECES :
    Affaire BOUARE AGUIBOU (directeur du Service Juridique de BHM-SA )…
    Monsieur BOUARE AGUIBOU figure sur la liste de répartition des 271 600 000 f cfa attribuée par BHM-SA à ses agents suite à la prise de commission de 298 millions pour les achats d’espaces des Halles intégralement réglés pour une commercialisation de 14,91 milliards à fin 2002. (voir note interne de la Banque du 22 mai 2000 – pièce)
    A ce titre il a reçu un montant de 2 300 000 f cfa . (pièce)
    Son n° de compte est le 06 011 551 H 02
    Son n° d’identification client est donc le **11 551*
    Son n° d’identification lui a été donné le 17 février 2000. (pièce)
    Les relevés de compte de SICG-Mali , une expédition d’acte de cession et une attestation de règlement indiquent :
    – Transfert de 4 500 000 f cfa le 2 juillet 2002 sur le compte de SICG-Mali.
    – Etablissement de l’attestation de règlement du client le 26 aout 2002
    – Etablissement de l’acte de cession le 6 février 2002 …… ( ? )
    – retrait du compte de SICG-Mali du montant de 4 500 000 f cfa le 12 février 2004 (voir pièce)
    L’attestation de règlement établie au nom de Monsieur BOUARE AGUIBOU en date du 26 aout 2002, porte la mention « a acquis ». (pièce)
    Les courriers de deux directions successives de BHM-SA démontrent largement l’inexistence d’un « gentlemen agreement » que brandit maintenant l’établissement, et qui aurait permis à la banque des prélèvements et remboursements de quelque dépôts que ce soit …Ce qu’elle a pourtant fait. (pièces)

    RESUME :
    Monsieur BOUARE AGUIBOU (directeur du Service Juridique de BHM-SA ) a versé 4 500 000 f cfa en 2002 , acquis un magasin , pris sa part de commission de 2 300 000 f cfa fin décembre 2002 , et retiré 4 500 000 f cfa du compte de SICG-Mali le 12 février 2004 .
    ….Un magasin acquis, le montant de règlement récupéré ,et en prime 2 300 000 f cfa…

    VOILA VOILA …UNE TOUTE PETITE PARTIE DE L AFFAIRE QUI NE DEVAIT PAS SORTIR DE LA CCJA …ET QUI A VALU AU PRESIDENT DE LA CCJA SA SUSPENSION …QUAND ON S EST PLAINT APRES SEPT ANS DE SILENCE !

  2. Pourquoi s’oppseront ils a ce que cette enquête relative au vol de plusieurs milliards de nos francs soit élucidée ? Ils veulent protéger les députés et leurs proches ministres et anciens ministres soient poursuivis . La défaite des FAMAs sur le théâtre des opérations ayant entraînée des dizaines de morts civils et militaires est la conséquence directe de ces scandales financiers dans les achats d’epaves d’avions de combat et d’ewuipements militaires par des voleurs à col blanc . Aidons et accompagnons la justice à faire son travail . A ce rythme , si rien n’est fait le Mali disparaîtra par la faute de ses filles et fils qui sont venus au pouvoir pour s’enrichir de façon éhontée . Je ne vois pas comment des députés illégitimes pourront s’opposer à cette démarche de la justice qui est rendue au nom du peuple souverain. Pour rappel , malgré le sceau de « Secret défense « , le juge en charge du dossier de Karachi , a obtenu gain de cause . Le cas du Mali suivra . Allons nous assister impuissament la mort de nos soldats par la faute d’equipement ? Malgré les maigres moyens de l’Etat , le trésor public a déboursé de l’argent afin que les FAMAs puissent assurer La Défense nationale du pays. Les députés nommés par IBK et son gouvernement ont tout intérêt à ne pas bloquer cette enquête au risque de créer une insurrection populaire dans le pays.

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