CPI : La liberté provisoire pour Al Hassan rejetée

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La Cour pénale internationale (CPI) annoncé, vendredi dernier, avoir rejeté la demande de mise en liberté provisoire pour Al Hassan qui souhaitait pouvoir être auprès des siens au Mali le temps de la crise du nouveau coronavirus. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est accusé d’avoir participé en 2012 et 2013 à la démolition de mausolées dans la ville malienne de Tombouctou et d’être responsable de viols et d’esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés.  Des accusations de torture pèsent également contre le jihadiste, remis en avril 2018 à la CPI par les autorités maliennes et transféré au centre pénitentiaire de la Cour, à La Haye .Le début de son procès est fixé au 14 juillet.  “La chambre ordonne le maintien en détention de M. Al Hassan”, déclare le juge-président Antoine Kesia-Mbe Mindua, dans un document rendu public vendredi. Les avocats d’Al Hassan ont demandé en mars sa libération provisoire, le temps que durerait l’épidémie, au motif que celle-ci avait un impact sur ses conditions de détention.  Il demandait à être libéré “sur la base de circonstances humanitaires impérieuses, à savoir lui permettre d’être avec sa famille et soutenir les siens pendant une période de crise mondiale”, est-il écrit dans le document de la CPI.

Or, “la poursuite de la détention de M. Al Hassan est nécessaire” pour “assurer sa comparution devant la Cour et l’empêcher de poursuivre la commission de crimes”, estime le juge. “Une libération au Mali n’atténue pas adéquatement ces risques”, ajoute-t-il. En outre, le magistrat ne considère pas que la santé d’Al Hassan, la durée de sa détention ou toute situation humanitaire exceptionnelle justifie cette prise de risque.

Al Hassan est suspecté d’avoir été un membre du groupe jihadiste Ansar Eddine et commissaire de la police islamique à Tombouctou. Ansar Eddine faisait partie des groupes armés qui ont pris le contrôle de cette région reculée du Nord du Mali en 2012. Il est le deuxième Malien  à être jugé par la CPI qui a condamné en 2016, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, à neuf ans de prison pour avoir également pris part en 2012 à la démolition des mausolées protégés à Tombouctou, un site inscrit par l’Unesco sur sa liste du Patrimoine mondial.

 

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