Ils se sont fait peur

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C’est devenu une tradition au Mali, dès qu’il y a une grande mobilisation, les autorités se cachent ; la sécurité se renforce devant les maisons des personnalités. C’est ce qui s’est répété lors de la marche du vendredi 05 avril 2019 à Bamako. Quand plusieurs de nos ministres désertent leurs bureaux. Incroyable mais pourtant vrai ! Il nous revient que plusieurs ministres du gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga ont volontairement déserté leur département vendredi 05 avril 2019. La raison ? C’est simple : une peur bleue des conséquences de la marche qui a eu lieu vendredi dans la capitale malienne. Plusieurs cadres et responsables sont allés se réfugier dans des maisons d’autrui, d’autres dans leur champ ; les plus malins dans leur grande famille. Le vendredi à 12 heures, on ne travaillait plus à Bamako et des sociétés de téléphonie ont aggravé la situation en envoyant des messages pour demander aux gens de rester à la maison.

Dicko recule  

«Nous allons sortir chaque vendredi jusqu’à la satisfaction de nos doléances». C’est ce que Mahamoud Dicko avait promis aux manifestants. Mais à la grande surprise de tout le monde, sur l’ORTM, l’imam Dicko a félicité les autorités pour la sécurisation du rassemblement ; il assure les Maliens qu’il n’y aura pas de mobilisation tous les vendredis. «Il faut quand même saluer nos autorités qui, bien qu’on ne se soit pas plié aux procédures administratives, elles ont par la suite accepté qu’on fasse la manifestation. Pour la paix, la quiétude, les forces de sécurité étaient là avec beaucoup de retenue. Nous saluons cet esprit». Il ajoute aussi qu’ils n’ont pas l’intention d’aller perturber les Maliens tous les vendredis.

Ogossagou : 157 morts

Le bilan des trois derniers mois n’est pas du tout bon. Il y a 440 civils et 150 militaires des Forces armées maliennes, de la force Barkhane et de la Minusma qui ont été tués entre janvier, février et mars 2019, selon le ministre de la Sécurité, le général de division Salif Traoré. Face aux députés, le général Salif a reconnu qu’il y a un problème et propose une solution commune avec l’adhésion de tous les Maliens. Sur le terrain à Mopti, le jeudi 04 avril, le gouverneur de la région, après avoir fait un tour à l’hôpital Somilo Dolo pour s’enquérir de l’état des blessés, échangé avec les hommes sur le terrain à Ogossagou, a fait savoir que le bilan de l’attaque du 23 mars 2019 à Ogossagou est de 157 morts pour 65 blessés.

Le rêve du MNLA

Le samedi 06 avril 2019, il y avait à Kidal la commémoration de «l’indépendance de l’Etat de l’Azawad». o6 avril 2012- 06 avril 2019, cela fait 7 ans que le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawd) a proclamé l’indépendance de l’Azawad. Une indépendance mal perçue par la communauté  internationale. Malgré la signature de l’accord pour la paix, Kidal reste attaché à son idée d’indépendance. Et depuis six ans, cette journée est immortalisée par les Kidalois. Ils sont sortis en grand nombre samedi pour chanter et danser au son de la guitare. Une manière de montrer leur attachement à l’Azawad. On pouvait entendre des slogans comme : «Mali non, vive Azawad». Cette commémoration intervient à 72h de l’attaque à la roquette du super camp de la mission onusienne au Mali.

Un soldat tchadien blessé

Le super camp de la Minusma à Kidal a été la cible d’une attaque à la roquette. «Au total 6 obus sont tombés dans le super camp de la Minsuma en début d’après-midi vers 13h 34. Il y a un blessé côté contingent tchadien. Pour l’instant, la situation est calme. Pas de perte en vie humaine. Le contingent népalais et ceux de UNMAS se sont mobilisés pour enfin dépouiller le super camp» nous confie un habitant de Kidal. «Il y a eu plus de peur que de mal. Les tirs ont dépassé le camp de la Minusma, il n’y aucun dégât matériel. C’est un casque bleu tchadien en sautant qui s’est fait blesser. Le soldat en question détenait une position de garde. Parce que les tirs sont venus de l’extérieur de la ville. Personne ne connaît les assaillants parce qu’ils ne sont pas rentrés dans la ville, ils ont lancé les roquettes à partir de l’extérieur de la ville» nous dit le gouverneur de la région.

Une affaire de vengeance

Le groupe terroriste JNIM (Jamma’at Nustra Al Islam Wal Musilimin) s’apprête à diffuser une vidéo intitulée ‘communiqué au sujet du massacre d’Ogossagou de nos frères Peuls dans lequel la France est accusée de complicité dans le massacre d’Ogossagou du 23 mars dernier. Il est aussi question de France Afrique, Total et Areva. Le groupe terroriste promet de se venger du massacre d’Ogossagou perpétré par les milices donsos contre les Peulhs. «Nous constatons que le groupe terroriste veut faire de cette attaque, une récupération en essayant de manipuler les esprits faibles de cette population déjà meurtrie. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités avant que ça ne soit trop tard» préviennent certains observateurs.

À éviter

Les plus hautes autorités gagneraient, au lieu de diviser les religieux, à les rassembler plutôt (associer nos communicateurs traditionnels et toutes personnes ressources) pour qu’ils aillent sur le terrain, sous bonne escorte, parlementer avec les autorités coutumières des Dogons, Peuls et autres ethnies en conflit en vue de retrouver l’entente et la paix d’antan. Des séances de prières honnêtes, désintéressées, sincères et de bonne foi adressées à Allah clôturant les différents pourparlers seraient mieux agréées par le Tout-Puissant que celles organisées sur commande depuis 2013 et qui restent jusqu’ici désespérément improductives en termes de sécurité et de paix. Par ailleurs, il s’agit de réfléchir désormais sur les «regroupements ethniques», en termes de cadre de concertation, d’information, pour avoir la mesure de leurs activités et préoccupations, sans intention de les gérer ou contrôler.

Calamité Isac

L’élu de Kolondièba, Oumar Mariko, interdit de parole à l’Assemblée nationale. Face aux crises intercommunautaires grandissantes dans le centre et au sud du Mali, l’Assemblée nationale a interpellé, le mercredi 03 avril, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal. Salif Traoré. Au cours de cette séance, le député de Kolondièba, Dr. Oumar Mariko, s’est vu retirer la parole par le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé. Car l’élu a entamé ses propos en indiquant que l’Assemblée nationale «souffre de légitimité». «Je dis que l’Assemblée souffre de légitimité», reprend l’honorable. «Alors vous n’avez pas droit à la parole ici», proclame le président de l’AN. L’élu a tenté d’insister, mais le refus du président était catégorique.

Un poisson d’avril à problème

C’est un ami ivoirien qui se trouve coincé dans une affaire de poisson d’avril. Il raconte lui-même : «Je suis venu rendre visite à mon oncle, un soldat à la retraite et l’ai informé que j’avais obtenu une bourse pour poursuivre mes études aux États-Unis d’Amérique. Il était si heureux qu’il a immédiatement ordonné à sa femme et à ses enfants d’abattre son dernier mouton pour la célébration. Il a également invité des amis et de la famille autour, fait boire du vin et bien plus encore. Nous avons fini de manger et de boire. Maintenant, je songe à lui dire que c’était un poisson d’avril. Je suis toujours là depuis avant-hier, aidez-moi, s’il vous plaît. Comment vais-je lui dire ?»

Ferme conviction

Le Mali fut et le Mali sera ! Non le Mali, mon pays, est une grande Nation. À la France et ses alliés internes et externes : sachez que géographiquement, humainement, historiquement, et culturellement, vous avez toujours été petits par rapport au Mali. C’est pourquoi, c’est seulement quand vous parvenez à avoir des traîtres parmi nous, qu’il vous a été donné un semblant de domination, d’ailleurs toujours éphémère. Avec plus de 2500 milliards € de dette, votre force (politique économique) s’est effondrée comme un château de cartes, et les guerres militaire et civile sont vos seuls remparts. Alors sachez que mon Peuple a tout compris et il est désormais bien éveillé. Quoique vous fassiez, vous n’aurez pas de guerre CIVILE au MALI ! Peuple vaillant du Mali, restons unis dans la douleur et acceptons d’avaler leur couleuvre de désolation, sans coup férir, et dans la communion, restons ce que nous fûmes bien avant beaucoup : un peuple courageux, fier et surtout digne.

Salaire de base 

La différence de net entre agents de la même catégorie s’explique par la situation matrimoniale, le nombre d’enfants et la région dans laquelle travaillent les agents. Compte tenu du fait que l’ITS prélevé sur le non marié étant plus élevé que pour le marié, le net à payer pour le non marié serait moins élevé. Il en est de même pour celui qui a plus d’enfants. Le nombre des enfants entraîne une diminution de l’ITS à payer et une augmentation des allocations familiales. Les effets combinés des deux situations jouent positivement sur le net à payer. Aussi, un enseignant qui est affecté dans une zone difficile bénéficie d’une prime de zone difficile (Kayes, Tombouctou, Gao, Kidal…) que n’a pas celui qui est à Bamako ou Sikasso. Compte tenu de cette prime, le net à payer est plus élevé pour celui qui est dans la zone difficile. Le dernier élément sur le net est l’ancienneté. En effet, le grade étant déterminant dans le calcul du salaire, l’agent qui occupe le grade le plus élevé a plus de net que le débutant. 226 000FCFA, c’est le brut d’un débutant de catégorie A.

À méditer

Il y a quelques années, lors d’une édition du Festival Tamadacht d’Anderamboucane, le berger disait à Ndiaye Bâ, à l’époque ministre chargé de la Culture, que cette «festivaliose» qui s’abattait sur le Mali risque de nous distraire et de nous faire oublier l’essentiel. Il a répondu : en France il y a plus de 1000 festivals. Réplique du berger : la France a fini avec l’essentiel et s’occupe maintenant du superflu. Le ministre n’a pas voulu continuer l’argumentation parce qu’il était ministre. Et le berger est reparti avec son carnet de reporter. Comme dans la fable de La Fontaine «La cigale et la fourmi», force est de constater que pendant que nous chantions et dansions, nos ennemis se préparaient pour nous faire mal. Il est temps, comme titrait le doyen Gaoussou Drabo dans une de ses célèbres chroniques, que l’histoire serve.

Les raisons du refus

Pourquoi le collectif des clubs et ligues majoritaires de la Fémafoot fait peur à l’équipe de Veron Omba de la FIFA et certains hauts responsables du gouvernement malien ? Et pourtant, le collectif n’œuvre que pour la bonne gouvernance et la gestion transparente du football au Mali, avec comme seul objectif le développement du football et le football à ceux qui financent le football. De janvier 2015 à ce jour, Mamadou Dipa Fané et ses amis ont eu raison avec tous les arbitrages, tant national qu’international, dont celui du Tribunal arbitral de sports (TAS). Pourquoi l’application de la dernière décision du tribunal pose des problèmes à la FIFA et au gouvernement malien ? Sont-ils impliqués dans la gestion opaque et crapuleuse des fonds de la FIFA, du comité exécutif sortant de Baba Diarra, Boukhary Sidibé dit Kolon, de Mamoutou Touré Bavieux ? Sinon, il n’y a rien qui justifie leur acharnement à vouloir retarder ou contourner l’application de la sentence du TAS. La sentence est très claire conformément aux statuts de la FIFA et de la Fémafoot. L’application intégrale de cette sentence du Tribunal arbitral de sports est la seule solution pour sortir de la crise du football malien. Elle s’impose.

Rassemblées par la Rédaction

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