Nord-Mali: des milliers de personnes marchent à Bamako pour une force armée

11 Oct 2012 - 00:09
Mis à jour: 14 ans
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 Plusieurs milliers de personnes ont marché jeudi à Bamako pour soutenir l'envoi d'une force armée ouest-africaine appuyant les soldats maliens afin de reconquérir le nord de leur pays occupé par des groupes islamistes, auteurs de nombreuses exactions au nom de la charia (loi islamique). Cette manifestation s'est tenue alors qu'un projet de résolution, proposé par la France à ses partenaires au Conseil de sécurité de l'ONU, presse l'Afrique de l'Ouest et l'Union africaine (UA) de préciser dans les 30 jours les modalités d'une intervention dans le nord du Mali. Tout au long de la marche dans le centre de Bamako, les manifestants ont affirmé leur soutien à l'armée malienne, au Premier ministre Cheick Modibo Diarra et à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui prépare l'envoi de soldats dans le Nord avec le soutien de l'ONU et de pays occidentaux. Sur une banderole était écrit: "Capitaine Sanogo, tous les militaires au front". Le capitaine Amadou Haya Sanogo est le chef des auteurs d'un coup d'Etat à Bamako qui, le 22 mars, a renversé le président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le capitaine Sanogo s'est retiré du pouvoir en avril, mais reste influent à Bamako où ses hommes sont accusés de nombreuses atteintes aux droits de l'Homme. "La place des militaires, c'est le front, tous les militaires doivent y aller", a estimé un des manifestants, un autre affirmant: "Je soutiens l'armée malienne, l'arrivée de troupes de la Cédéao, je soutiens une intervention". Selon lui, depuis que le président français François Hollande est arrivé au pouvoir en mai, "la situation a changé, il soutient le Mali, et nous lui disons merci". Les marcheurs ont défendu la laïcité du Mali, fustigé les groupes islamistes, l'application de la charia dans le Nord, mais aussi la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui avait lancé l'offensive dans cett région en janvier. D'abord allié aux groupes islamistes armés, le MNLA a ensuite été rapidement évincé du nord du pays par ces groupes. "Non-assistance à peuple en danger" "Ni l'indépendance, ni l'autodétermination pour les apatrides du MNLA", pouvait-on lire sur une des banderoles. Le MNLA, qui après le lancement de son offensive avait décrété l'indépendance du Nord qu'il dénomme Azawad (les deux tiers du territoire malien), est récemment revenu sur cette revendication, rejetée par la grande majorité des Maliens et par la communauté internationale, pour parler "d'autodétermination". "Si rien n'est fait dans les jours à venir, c'est l'existence de notre Nation qui sera en danger", affirment dans un communiqué les organisateurs de la marche - partis politiques, syndicats, organisations de la société civile - qui ont évalué à au moins 100.000 personnes le nombre de manifestants. "Ne pas assister le Mali serait une faute grave de la communauté africaine et internationale face à l'Histoire (...), un crime pour non-assistance à peuple en danger", ajoutent-t-il. Le projet de résolution proposé par la France, en pointe dans le dossier malien, prévoit que le secrétaire général de l'ONU devra se concerter avec la Cédéao et l'UA pour présenter dans un délai de 30 jours des "recommandations détaillées" en vue d'une intervention, comprenant "un concept opérationnel" et une liste de troupes. Le texte, qui peut encore faire l'objet d'aménagements, dénonce les violations des droits de l'Homme dans le Nord et demande aux groupes rebelles de se dissocier, sous peine de sanctions, des "organisations terroristes" comme Aqmi. Bamako a demandé officiellement à l'ONU un mandat pour une "force militaire internationale" avec un déploiement au Mali de troupes ouest-africaines qui l'aideraient à reconquérir le nord du pays. La France et les Etats-Unis sont prêts à fournir une aide logistique et technique à cette force dont le principe semble acquis. Mais des obstacles demeurent, liés à sa composition, ses capacités et son financement. (©AFP / 11 octobre 2012 12h08)

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Commentaires (50)

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Zan TRAORE
Zan TRAORE 14 ans
S'is pouvaient faire quelque chose la route du Nord est clairement ouverte, tracée et libre. C'est pas Bamako le Nord. Nous nous n'appellons pas des féneants en uniforme une armée malienne.
Merci bocou les organisateurs. cest ckil fo faire pr s faire entendre et montrer a la minorite bavard kil ya une majorite silencieuse. vive le Mali et b1venu les pays qui peuvent et qui veulent ns aider a sauver notre integrite k notre armee a echouee d mm tenter.
Allah ka tgnè dèmè
Allah ka tgnè dèmè 14 ans
Que Dieu face triompher la vérité correspond à détruire les détracteurs de la vérité: CMD, la junte, Satan (Mariko) et leurs clans. Allah ka tgnè dèmè ô koro yè ka CMD ani Sanogo faga fôlô, ka Chitanè Oumar Mariko faga ka sôrô ka MNLA faga.
aiss-dia94140
aiss-dia94140 14 ans
Monieurs LES ANTI DÉMOCRATE PRO PUTSCHISTES VOTRE MANIFESTATION ÉTAIT CELUI DU COPAM QUI NA PAS PU RUINURE PLUS DE 300 PERSONNES LES ANTI CEDAO ET AUTRES maintenant BEAUCOUP D'EAU A COULER SOUS LES PONTS DEPUIS 7 MOIS NOUS AVONS BESOINS DE NOS VOISINS MÊME QU'ils ne nous envois pas de soldats nous avons besoins deux ont vous l'avez dit des le départ vous qui étiez la a les insulter a les empêcher de descendre a Bamako vous avez bien vue que quand ont na des problèmes croire que nous n'avions besoins de personne est faut sans l'intervention de la cedao ne se reste que pour mobilise la communauté international pour nous ont serais soit sous la domination des islamistes soit en guerre civil ou le mali serais vide de tous ses bon fils valable car le mali allais s'installer dans une terreur sans précédent avec ses militaires aidées par les aigris dans un pays très en retard du développement humains par rapport même a beaucoup de nos voisins . maintenant allons de l'avant en récupérant nos régions et pour cela ils faut garder la pression sur sur l'armée qu'elle fait sa guerre avec l'aide de ses voisins et ami elle a tous a gagner au lieu de rester sur un orgueil qui na aucun sens qui ne pourra jamais régler se problème tous unis nous vaincrons nos ennemis commun qui sont le mnla les islamistes dangereux pour notre nation les voleurs civils et militaires car il y a na a tous les niveaux de la société malienne en prenant notre pays en main et en constance et non des bruits pour une circonstance malheureuse qui est toujours le médecin après la mort
allah Kaa tignè dèmè...Allah ka bè sara a guanigna la.... meme si les 20ans du FDR ne sont pas exempt de reproches,les 7 mois des militaires putchistes fuyards, voleurs et laches l'ont surpassé dans toutes les derives. Vive le FDR! Aux putchistes de Kati et leurs compères nous disons: vous avez eu à choisir entre la guerre et le deshonneur, vous avez choisi le deshonneur, vous aurez la guerre, le deshonneur et le deshonneur de ne pas mener cette guerre , bandes de voleurs écervelés!
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