Dans une déclaration sur la sécurité publique, le Chef de l’Etat en personne faisait cas de ces dossiers qui manquent souvent de suivi quant il le faut et de ceux là qui connaissent des aboutissements heureux sans malheureusement être porté à la connaissance de l’opinion publique. Le Ministre de la Sécurité se fit plus tard l’écho du Président de la République. Aujourd’hui, un homme, Inspecteur de Police de son Etat incarne le changement vivement souhaité par les plus hautes autorités du pays. Il n’abandonne jamais les dossiers et les conduits jusqu’à leur terme final. L’intrépide officier s’avère d’une efficacité redoutable et constitue désormais la bête noire de la pègre de notre société. A preuve : il vient de conclure définitivement l’affaire des voleurs de motos, un gang spécialisé dans les attaques à main armée et n’éprouvant aucune pitié pour ceux qui ont eu la malchance de les croiser sur leur chemin. Mais c’est désormais fini
Chose promise, chose due : il l’a promis aux citoyens ma liens. Il l’a fait : décapiter définitivement la bande de Koko spécialisée dans le vol de motos et attaques à main armée. Les victimes de ces malfrats se comptent par plusieurs dizaines à travers notre capitale. L’auteur de cette nouvelle prouesse n’est certainement plus à présenter. C’est l’Inspecteur de Police Papa Mambi Keïta (PMK) surnommé « l’Epervier du Mandé » lequel a juré de voler toujours plus haut que les rapaces de la société.
Nos lecteurs se souviennent certainement de ce malfrat appréhendé dans la nuit du 04 Août dernier, vers le domicile de l’ancien Président de la République sis au quartier Hippodrome. Nous vous avions livré dans ces mêmes colonnes (Aurore N° 1213 du 21/O8/2006) les péripéties de l’affaire. L’individu a été appréhendé en flagrant délit de vol par les populations dudit quartier. Alerté dans les minutes qui suivirent, arriva sur les lieux le commissaire en personne qui effectuait une patrouille dans le secteur. Il enleva ainsi le suspect et le conduisit au commissariat. L’individu qui répondait au nom de Boubacar Bâh alias Flakè, avoua appartenir à une bande exclusivement composée de repris de justice en liberté provisoire et dirigée par un dur du nom de Malick Diakité alias Koko et dit le Gros. Sa bande s’était acoquinée avec une autre pour des raisons d’efficacité. Il s’agit de celle de Madou Ballo alias MADESS et de Sidiki Karambé.
Le dossier fut confié à Papa Mambi Keïta surnommé l’Epervier du Mandé, un Inspecteur de Police d’une redoutable efficacité et à la tête d’une équipe tout autant productive. Ainsi venait de commencer l’éternel combat du bien contre le mal. Les malfaiteurs étaient armés et dangereux. PMK et ses hommes avaient leur courage et leur détermination à enrayer la vermine de nos villes. Une enquête brillamment menée aboutit rapidement à l’arrestation des autres complices, auteurs de vols et receleurs. Il s’agit entre autres de Malick DIAKITE dit KOKO alias « LEGROS » , de Kassim DEMBELE alias « BABA » , de Madou BALLO alias « MADESSE », entre autres, lesquels reconnurent être effectivement les auteurs de plusieurs vols de motos dans les quartiers Hippodrome, Banconi, Fadjiguila et Djanguinèbougou. Lors de la descente policière sur les lieux, l’un des cerveaux de la bande parvint à s’échapper. Il s’agit du chef de la bande à laquelle s’est acoquinée celle de Koko. Lui se nomme Boubacar Tounkara dit « 400 » et a la particularité d’être très intelligent et dangereux.
Quant aux receleurs dont les réseaux ont aussi été, partiellement démantelés, ils avaient à leur tête, un individu répondant au nom Mamadou Coulibaly alias CHAKARA, domicilié à Kalaban Coura. Il se chargeait d’écouler la marchandise (les motos volés étaient vendus à la modique somme de 30.000 F CFA ou étaient mises en pièces détachées et les acheminaient ainsi sur la Guinée . Plus d’une cinquantaine d’engins ont été ainsi expédiés.
UN RéSEAU D’INFORMATEURS PRODUCTIF MAIS ONéREUX
Grâce à la perspicacité de l’Epervier du Mandé, le dossier des voleurs de motos venait de connaître une avancée significative. Mais ce n’était pas la fin de l’opération. Celui que l’on surnommait Boubacar Tounkara dit « 400 », était toujours en cabale et semait encore la terreur sur les routes des communes I, II et V. Il fallait le retrouver et le mettre hors d’état de nuire. Il avait disparu sans laisser de traces visibles, du moins, pour le commun des mortels. L’Epervier du Mandé lui, avait sa petite idée. Depuis plusieurs mois maintenant qu’il a mis en branle son propre réseau de renseignements lesquels membres du réseau, on s’en doute aisément, ont été entretenus financièrement et matériellement par ses soins. Il fallait, pour les besoins de la cause, payer et alimenter par exemple des téléphones portables à certains membres de ce réseau informel afin qu’il n’ait pas d’interruption dans les communications.
Ces informateurs lui avaient apporté deux nouvelles ! Une bonne et une mauvaise. La bonne » : Le nommé « 400 » a été repéré dans une cachette difficile d’accès. La mauvaise : il était armé et prêt à ouvrir le feu sur tout ce qui bouge. Cette dernière mise en garde n’était pas de nature à faire reculer L’Epervier et ses hommes car ce n’était pas la première fois qu’ils échangeaient des coups de feu avec la même bande. Lors de l’arrestation d’une partie du même gang à sa tête le nommé « Madesse », il eut de part et d’autres des tirs nourris.
PRIS COMME UN POULET
Le repère dans lequel se cachait le malfrat était en effet une cabane abandonnée sur le flanc de la colline de Sicoroni et offrait une vue sur l’environnement immédiat au point qu’il était quasi impossible de le surprendre à moins qu’il soit endormi et… Endormi ? Et Bingo ! Tout le monde a besoin de sommeil et surtout les grands bandits de l’acabit de « 400 » qui ne dorment que lorsqu’ils se sentent en sécurité. Il fallait donc, pour notre super flic, connaître toutes les habitudes du suspect et naturellement lui donner l’impression d’être en parfaite sécurité. Ce qu’il fit. Mais tous ses faits et gestes étaient surveillés et régulièrement communiqués pendant plusieurs jours. C’est fort de tous ces détails que l’Epervier décida enfin de survoler le nid du rapace. Il s’agissait d’une véritable opération commando. S’entourant de toutes les précautions afin de minimiser les dégâts, l’équipe de choc parvint à cueillir le suspect dans son lit au moment où il dormait à point fermé. Il était accompagné d’un autre dangereux individu répondant au nom de Modibo Coulibaly également connu des services de police. Triste fin pour un bandit de grand chemin.
RECIDIVISTES ET EN LIBERTé PROVISOIRE !
A l’heure actuelle, douze personnes sont sous les verrous. Pour les auteurs, il s’agit des repris de justice Malick Diakité dit KOKO alias LE GROS ; Alou Diarra alias DABAKALANI ; Kassim Dembélé alias BABA ; Madou Ballo alias MADESS; Sidiki Karambé; Boubacar Bah alias FLAKE. Ils sont tous repris de justice et se trouvent pour la plupart, en liberté provisoire. Une situation qui interpelle nos autorités judiciaires.
Quant aux receleurs, il s’agit de Mamadou Coulibaly alias CHAKARA ; Bourama Guindo ; Chaka Keita ; Namory Keita ; Bengaly Kanté alias Bakary ; Mamadou Sow dit BOUBOU.
Toute l’affaire, de l’arrestation du premier suspect au quartier Hippodrome à celle de « 400 » sur la colline de Sikoroni- faut-il le rappeler, n’aura duré que trois semaines. Toutes choses qui dénotent de l’efficacité de l’Equipe de l’Epervier du Mandé. Cet homme mérite respect et considération de toute la société. A l’heure actuelle, aucun malfrat dans le secteur ne se sent plus en sécurité. La psychose et la terreur semblent désormais avoir changé de camp. C’est l’histoire du chasseur pourchassé. Et ce n’est pas pour déplaire les citoyens Maliens.
B.S. Diarra