Un officier de police sous tension fait fouiller les journalistes
Désormais, c’est devenu une habitude chez certains policiers, de se faire remarquer quand il y a un évènement. Si ce n’est pas avec ses frères d’arme, c’est avec les journalistes dont ils pensent qu’ils sont leur rival...
Désormais, c’est devenu une habitude chez certains policiers, de se faire remarquer quand il y a un évènement. Si ce n’est pas avec ses frères d’arme, c’est avec les journalistes dont ils pensent qu’ils sont leur rival. Le lieutenant Sidibé, flic au 3è Arrondissement fait partie de cette nouvelle génération de policier qui ignore la liberté de la presse et même sûrement la déontologie qui régit la profession de poulet.
Samedi dernier, c’était la finale de la Coupe du Mali dans la salle des spectacles du stade Omnisport. Comme d’habitude, l’accès à la salle était sanctionné par la présentation des cartes de l’Ajsm ou la carte nationale. Mais ce jour-là, le lieutenant Sidibé ne nous a pas du tout facilité la tache. D’abord, à l’entrée de la salle, il a demandé à ses poussins de nous fouiller au corps et scruter nos sacs. Alors que nous avions nos cartes de presse en main. Pire, on avait même pas accès aux toilettes, ni prendre des photos ou réaliser des interviews pour le plaisir de nos lecteurs. Enfin de compte, tous les journalistes présents dans la salle ont juré d’éviter toutes histoires avec ce «poulet ailé» (pardon… zélé) qui n’à presque rien dans la tête. Aussi, il donnait l’impression d’une personne sous l’effet d’un excitant.
A la fin de la partie, tous les journalistes sont rentrés chez eux, avec une très mauvaise image de ce fumeux lieutenant et ses agents «prédateurs» de la liberté d’expression dans notre pays. En tout cas, pour être journaliste, il faut obligatoirement passer par une école de journalisme ou avoir un diplôme supérieur. Quant à la police, c’est le dépotoir des recalés au lycée, d’ex-voyou et quelques aigris de la société.