Coût du pèlerinage 2020 aux lieux saints de l’islam en Arabie Saoudite 2 747 815 Fcfa pour la filière gouvernementale et 2 950 000 Fcfa pour la filière privée

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Toutes les dispositions sont prises aujourd’hui au niveau de la Maison du Hadj pour que les futurs pèlerins puissent remplir toutes les formalités administratives requises pour accomplir le 5ème pilier de l’islam. Il s’agit d’effectuer le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam en Arabie Saoudite.  Pour le Hadj 2020, il faut débourser 2 747 815 Fcfa pour la filière gouvernementale et 2 950 000 Fcfa pour la filière privée. C’est ce qui ressort de la cérémonie de lancement du Hadj 2020, tenu le lundi 10 février dernier, sous la présidence du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo.

C’est parti depuis le 10 février dernier pour la campagne 2020 du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam en Arabie Saoudite. Le coup d’envoi a été donné par le ministre en charge des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, en présence des représentants de la filière privée, des partenaires au Hadj ainsi que des responsables du Consulat d’Arabie Saoudite au Mali.

Dans son mot de bienvenue, le directeur général de la Maison du Hadj, Abdou Fatah Cissé, a tenu à remercier le ministre Thierno Hass Diallo pour la confiance placée en lui pour diriger cette structure très sensible dans l’organisation du Hadj. Mais, a-t-il rassuré, il est prêt à relever le défi avec le soutien et l’accompagnement de l’ensemble de ses collaborateurs et de tous les acteurs impliqués dans l’organisation du pèlerinage. Il a ensuite profité de cette tribune pour rendre un vibrant hommage au ministre des Affaires religieuses et du Culte et à toute son équipe.

“Monsieur le Ministre, merci d’avoir placé votre confiance en ma modeste personne à la tête de la Direction générale de la Maison du Hadj. Je mesure la responsabilité qui m’est ainsi confiée par vos soins et grâce à la confiance dont vous-mêmes, Monsieur le ministre, bénéficiez auprès des plus hautes autorités de notre pays”, dira Abdoul Fatah Cissé, avant de souligner : “A peine nommé, j’ai été conforté dans ma fonction par la décision importante que vous avez prise en toute souveraineté, celle de transférer à la Maison du Hadj la responsabilité de la gestion à 100% du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.

Merci pour cette nouvelle marque de confiance à mon endroit. Je ne saurais relever seul ce défi, sans le soutien et l’accompagnement des uns et des autres, à commencer par les partenaires privilégiés de la Maison du Hadj, j’ai nommé les Agences de voyage. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à ce que les agences soient associées à cette cérémonie de lancement, avec votre accord, Monsieur le Ministre. Encore une fois, je vous remercie pour votre compréhension à ce sujet”.

Le tarif du Hadj 2020 a connu une hausse. Pour la filière gouvernementale, chaque pèlerin doit débourser à 2 747 815 Fcfa ((hors frais passeport et pécule mouton comme en 2019) contre 2 363 615 Fcfa, soit une augmentation de 384 200 Fcfa.

S’agissant de la filière privée, il faudra débourser cette année 2 950 000 Fcfa contre 2 850 000 Fcfa, soit une augmentation de 100 000 Fcfa. Cette hausse, selon le représentant de la Commission d’organisation du Hadj de la filière privée, Amadou Maïga, se justifie par l’introduction de nouvelles charges en Arabie Saoudite, comme les frais de visa et les frais de séjour à Mina et à Arafat qui ont été majorés. Ces deux charges, dira-t-il, s’élèvent à 105 000 Fcfa. “Ce n’est donc pas un gain supplémentaire pour nous agences, mais plutôt un réajustement des charges”, a-t-il précisé, avant de remercier le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, pour l’initiative de lancer à temps la campagne du Hadj. “C’est aussi un défi pour nous car nous avons l’obligation morale et professionnelle de réussir cette campagne en fournissant des prestations de qualité aux futurs pèlerins.  Ainsi, à compter de ce jour (lundi 10 février) le Guichet Unique de la Maison du Hadj est ouvert. Les futurs pèlerins pourront accomplir les différentes formalités requises pour le départ à la Mecque. Il s’agit de la vaccination, la visite médicale, l’enrôlement pour l’obtention de la fiche individuelle du Ravec, le paiement au Guichet d’Ecobank des frais de passeport, la demande et la prise d’empreintes digitales pour le passeport, la formation sur les rites du Hadj et sur les conditions de séjour en Arabie Saoudite”, a précisé Amadou Maïga.

Selon lui, l’Arabie Saoudite est aujourd’hui à l’ère du numérique et l’organisation du Hadj au Mali n’est pas encore en phase avec le système saoudien : “Le système électronique introduit en 2014 pour optimiser et faciliter les prestations du Hadj a abouti au règlement électronique des hébergements, des frais de déplacement, des frais de séjour à Mina et à Arafat ainsi que de la restauration pendant la phase rituelle. Aussi, depuis septembre dernier, des frais de visa de l’ordre de 300 SAR soit 50 000 Fcfa à 55 000 Fcfa selon le taux de change ont été institués. Cela suppose que les organisateurs doivent disposer d’une certaine capacité financière pour payer à l’avance les prestations sus citées.

Force est de reconnaitre que notre système d’organisation n’est pas en phase avec le système saoudien avec les inscriptions tardives des pèlerins et le problème des documents administratifs nécessaires à l’établissement du passeport (carte d’identité, acte de naissance et la carte Nina…). Nombre de nos compatriotes candidats au Hadj ne disposent pas de documents complets pour accomplir les formalités dans les délais et ne s’inscrivent pas à temps”.

Le représentant de la filière privée a profité de cette occasion pour lancer un vibrant appel aux futurs candidats de venir massivement s’inscrire dans les meilleurs délais afin de permettre aux organisateurs de prendre les dispositions nécessaires pour une meilleure organisation.

L’obtention de la fiche individuelle, précisera Amadou Maïga, reste le principal goulot d’étranglement, malgré les multiples efforts de la Maison du Hadj, du Ctdec et des organisateurs privés. “Nous osons croire que les dispositions idéales seront prises pour faciliter l’obtention de ce document et diligenter la confection du passeport.

Dans le souci de s’simplifier les procédures, le Royaume d’Arabie Saoudite a autorisé la délivrance du visa électronique depuis le Ramadan 2019. Donc plus de dépôt de passeport au Consulat. C’est une grande révolution dans l’organisation du Hadj. Désormais, à partir de son ordinateur, l’organisateur du Hadj ou Umrah peut faire sa demande de visa et l’obtenir si les conditions sont remplies, à savoir la signature de contrat d’hébergement, de restauration, de paiement en ligne des frais de visa et de déplacement. Mais avec les inscriptions tardives, le système peut être bloqué et entrainer des retards dans l’émission des visas et dans le programme de vol et d’hébergement à Médine”, a rappelé Amadou Maïga.

Après ce lancement, la filière privée envisage de mettre en place une stratégie de communication afin de toucher le maximum de futurs pèlerins pour accomplir le 5ème pilier de l’islam. Il s’agit notamment de l’organisation de campagnes de sensibilisation et de communication sur toute l’étendue du territoire. Sans oublier des sketches à la télévision.

“Alors que certains pays, notamment asiatiques, ont fini leurs inscriptions depuis un an, nous sommes encore au début de notre activité et certains futurs pèlerins attendent encore les récoltes ou la vente des vaches pour s’inscrire. C’est dire donc toute la difficulté des organisateurs maliens qui préfinancent l’opération en grande partie à cause des retards imputables aux inscriptions.  Nous exhortons les futurs candidats au pèlerinage de venir s’inscrire massivement et à temps auprès des Agences de voyage pour bénéficier de meilleurs services. Nous devons trouver ensemble les synergies et les ressources nécessaires pour venir à bout des difficultés”, a conclu le porte-parole des Agences privées.

Notons que le quota du Mali pour le Hadj est de 13 323 pèlerins dont 11 323 pour la filière privée, soit 85% du quota.

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, a saisi cette opportunité pour s’imprégner des conditions dans lesquelles cette campagne se déroule à la Maison du Hadj. Il a tour à tour visité les différents services, notamment le guichet de la Bdm-sa pour les frais du Hadj et celui d’Ecobank pour le paiement des frais du passeport, ainsi que le service de l’immigration et celui du Ravec. Sans oublier les services en charge de la visite médicale et les bureaux de certaines Agences de voyages.

                                                                                  El Hadj A.B. HAIDARA

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