Pour une rédemption du corps de la police nationale : Quatre syndicats marcheront pacifiquement le 27 avril prochain du GMS au Ministère de tutelle

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En prélude à la marche pacifique prévue  pour le 27 avril 2018, les  syndicats de la police nationale ont animé une conférence   de presse hier jeudi   pour  informer l’opinion nationale et internationale de la situation qui prévaut au sein de la police nationale.

Cette  marche  organisée  par les quatre syndicats de la police partira du Groupement Mobile de Sécurité (GMS) pour le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile en passant par le Pont Richard,  le monument de l’Eléphant, le monument Kwamé Kruma  puis le siège de la banque nationale du développement agricole (BNDA)  pour finir au département de tutelle. Elle traduit l’échec des négociations qui portent en gros sur l’amélioration des conditions de vie et de travail du fonctionnaire de police dans le respect des textes. Les syndicats militent en faveur d’une promotion qui se  fonde sur les compétences  des sous –officiers  de police. Ils bannissent la discrimination  professionnelle et la stigmatisation  sur le  statut  du corps  des Sous-officiers  de police, notamment dans les unités  spécialisées  d’enquête de police judiciaire ; limite  d’âge à 5 ans de la retraite des Sous –officiers  et officiers  au concours  professionnel au lieu de 50 ans au plus ; création des postes  pour Haut-fonctionnaire dans les  instances  diplomatiques et départements ministériels ; passerelle comme une autre voie d’accès à l’accession professionnelle dans les corps des Officiers et Commissaires de police;   grille indiciaire ; décret 351 portant l’octroi des primes ; re-examination du cas des policiers radiés ; régularisation administrative et financière des policiers réintégrés à savoir l’adjudant -chef  Youssouf Fofana matricule 3292 et le sergent-chef  Cheick Hamala Diakité matricule 4247.

Les syndicalistes se justifient-ils, ne sont pas de va-t’en guerre mais ils sont légalistes. ‘’Nos  revendications sont normales, justes et  légitimes’’, on-t-ils déclaré.

Les futurs marcheurs rappellent que leurs revendications ne datent pas d’aujourd’hui. Qu’ils  revendiquent la qualité d’officier de  police judiciaire  pour la protection et la sécurité, se mettre à l’abri du risque.

Selon les orateurs du jour, les policiers  sont des gardiens de l’ordre public. Aucunement, les syndicats ne vont déroger à cette règle. Ils n’ont nullement l’intention de troubler public. C’est pourquoi, ils ont décidé de marcher  pour  montrer  à la face du monde, à l’opinion nationale et internationale leur désapprobation quant à la non satisfaction de leurs revendications. A les croire, rien n’a bougé, mais l’on fait croire  aux Maliens que tout va bien  à la police or rien ne va.

Les syndicats de la police nationale ont dénoncé  leurs  conditions de vie de policiers qui nécessitent d’être améliorées.  Ils révèlent que la  grille  indiciaire de la police nationale est une frustration totale. Celle-ci n’a pas du tout  été touchée  à plus forte  raison  révisée.  Les  sous-officiers de la police sont la cheville ouvrière de la police.

Cette  rencontre a été l’occasion  pour  la première force de sécurité de demander  la remise dans leurs droits, des officiers réintégrés et le rappel  de leurs primes.

Les syndicats de la police nationale demandent la résolution des points de revendications dans un bref délai.

Mamadou Sissoko

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