AES : Goïta dénonce les manoeuvres de déstabilisation

7 Jan 2025 - 23:13
Mis à jour: 2 ans
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AES : Goïta dénonce les manoeuvres de déstabilisation
Lors des vœux de Nouvel An, le Président Assimi Goïta a réaffirmé les priorités du Mali : souveraineté, sécurité et intégration régionale. Il a salué les avancées de l’Alliance des États du Sahel, confirmé la sortie imminente de la Cédéao et fustigé les manœuvres de déstabilisation. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a reçu, le 6 janvier 2025, les les Forces vives de la Nation lors de la traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An. Ce rendez-vous annuel a permis de mettre en lumière les avancées de la Transition, mais aussi de réitérer les priorités stratégiques du Mali dans un contexte régional marqué par des tensions. Devant les représentants des familles fondatrices de Bamako, des confessions religieuses et de la société civile, le Chef de l’État a salué la résilience du peuple malien face aux épreuves, rendant hommage aux victimes du terrorisme et des inondations récentes. Réaffirmant son engagement dans la lutte contre la corruption et pour la souveraineté nationale, il a appelé les Maliens à demeurer vigilants face aux complots extérieurs. Dans son discours, le Président Goïta a également dénoncé les manœuvres de déstabilisation visant les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a évoqué les progrès accomplis dans l’intégration régionale, notamment la finalisation prochaine du passeport biométrique commun, tout en réitérant l’engagement du Mali à sortir de la Cédéao comme prévu le 28 janvier 2025 et à lancer une banque d’investissement commune. Dans un communiqué en date du 22 décembre, l’AES a dénoncé des tentatives orchestrées pour fragiliser ses bases. Ces actions, attribuées à certaines puissances extérieures et à des acteurs régionaux, visent à ralentir les progrès de la Confédération, notamment dans les domaines de la sécurité et de l’économie. En réponse, l’AES a adopté une stratégie de défense commune, coordonnant ses efforts militaires pour contrer toute velléité d’ingérence. Par ailleurs, malgré des appels de dernière minute pour reporter cette décision, le Mali, le Burkina Faso et le Niger maintiennent leur calendrier de sortie effective de la Cédéao au 28 janvier 2025. Ce retrait marque une rupture avec une organisation perçue comme en décalage avec les aspirations souverainistes des populations sahéliennes. Les discussions au sein de l’AES se concentrent désormais sur le renforcement des mécanismes de coopération régionale. Le projet de passeport biométrique commun avance d’après les dirigeants de cette organisation. Lors des réunions tenues les 21 et 22 novembre 2024 à Bamako, les ministres en charge de la Sécurité des trois pays ont validé les spécifications techniques harmonisées pour le passeport et la carte nationale d’identité de l’AES. Ces documents visent à faciliter la libre circulation des personnes tout en renforçant la sécurité régionale et en luttant contre la fraude documentaire. Actuellement, les recommandations des ministres sont en attente d’approbation par les chefs d’État de l’AES, un processus qui pourrait permettre la mise en circulation des premiers passeports dès le deuxième semestre 2025. Au premier sommet de l’AES, tenu en juillet 2024 à Niamey, les chefs d’État ont décidé de créer une banque d’investissement commune et un fonds de stabilisation économique. La banque, destinée à financer des projets structurants tels que les infrastructures et les technologies, vise à consolider l’intégration régionale. Quant au fonds de stabilisation, il a pour objectif de protéger les économies membres contre les chocs extérieurs. Bien que les chiffres définitifs n’aient pas encore été rendus publics, des estimations préliminaires évoquent un capital initial de plusieurs centaines de millions de dollars, mobilisés par les trois États et des partenaires stratégiques. La mise en œuvre de ces projets est prévue pour début 2026. Les initiatives prises par l’AES traduisent une volonté de répondre aux défis sécuritaires tout en consolidant une intégration régionale fondée sur des bases solides.j MD/Sf/ac/APA Source: https://fr.apanews.net/

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Fanga
Fanga 2 ans
"Lors des vœux de Nouvel An, le Président Assimi Goïta a réaffirmé les priorités du Mali : souveraineté, sécurité et intégration régionale. Il a salué les avancées de l’Alliance des États du Sahel, confirmé la sortie imminente de la Cédéao et fustigé les manœuvres de déstabilisation." J’ai visionné en ligne, sur la chaîne YouTube de l'ORTM, l’intervention du chef de l’État du Mali d’une durée d’environ 60 minutes. Je traduis ici, de la langue nationale bamanakan vers le français, la partie de l’intervention fracassante du président relative aux actions de déstabilisation de la France avec ses alliés occidentaux et africains sur le territoire national du Mali (minutes 30 à 43 de l'intervention). J’ai conservé dans ma traduction le style parlé et simple de l’allocution pour rester le plus fidèle possible à ce que le chef de l’État a dit en bamanakan. J'ajoute que je n'ai pas pu identifier dans les propos du président le nom cité d'un autre général proche de Gamou. Je pourrais préciser ce nom dans une version ultérieure de la présente traduction, si quelqu'un me le communique. Enfin, les répétitions dans la traduction sont normalement le fait de l'auteur de l'allocution et tout ce qui se trouve entre les crochets [] sont de l'auteur de la traduction que je suis. Présentation de vœux du président de la Transition, le Général d'armée Assimi GOÏTA aux légitimités traditionnelles, leaders religieux et la société civile, le 6 janvier 2025 (Minutes 30 et suivantes de la vidéo) « Si vous observez bien, ils [les Français et leurs alliés occidentaux et africains] ont usé de plusieurs stratagèmes pour déstabiliser le pays [Mali]. Mais grâce à Dieu, tout ça n'a pas réussi. Si vous regardez, en premier lieu, à l'époque où nous avons dit à la France de partir, ils sont allés faire une grande réunion à Anéfis. Ils ont rassemblé les groupes terroristes et nos groupes armés pour combattre le Mali afin d'en faire une question de Blancs [du nord] et de Noirs [du sud]. Ce jour-là, le même général Gamou était présent [à la réunion d'Anéfis]. Il a dit que lui ne combat ni l'armée [nationale] ni l'État [du Mali]. Si tu combats l'État, il [te] combat. Donc, il s'est dérobé et n'a pas accepté. Il s'est dérobé, mais un de ses compagnons les a suivis. Fahad [Ag Almahmoud], qui est mort ce jour-là [ultérieurement, le 1er décembre 2024], les a suivis. Certains se sont séparés de Gamou pour suivre les ennemis afin de combattre l'État. Ce sont eux qui ont attaqué le bateau [« Tombouctou »]. Parce que cela était le souhait des Tubabuw [Français et alliés] : puisque nous allons partir, mettons de la sauce partout, que ça devienne une question de Blancs et de Noirs. Gamou et le général [nom d'une autre personne à préciser] n'ont pas accepté. Ils m'entendent, si c'est vrai ou faux. Ils se sont rassemblés à Anéfis pour ensemble combattre l'État [du Mali] afin que ça devienne une question de Blancs et de Noirs. Les Tubabuw, la France, pendant qu'ils étaient en train de partir. Dieu a fait qu'ils ne réussissent pas. Ce qu'ils ont fait maintenant, c'est propager des fausses informations pour dire que « Gao va tomber », « Gao va être attaquée ». Ils en ont fait tellement que certains ont vendu leurs maisons pour quitter Gao. Mais nous saluons les habitants de Gao qui dans leur grande majorité sont restés auprès de leur armée et ont cru en leur armée [nationale]. Sinon, ils voulaient aussi faire tomber Gao de cette manière. Ils ont fait des tracts et distribué des papiers pour dire que « Gao va être prise ». Quand ils ont fini ça, quand ils sont partis... Parce que si tu observes, il y a deux groupes terroristes : l'État islamique et le JNIM. Mais quand ils [les Français] combattaient, ils combattaient seulement l'État islamique. Quand ils faisaient les opérations, pendant que j'étais vice-président [de transition], leur général venait et déroulait les cartes concernant des opérations. A ce moment, il se trouvait que la position des deux groupes terroristes était connue. Ils [les Français] disaient que, non, on leur a dit de combattre l'État islamique et non le JNIM. Je leur ai dit pourquoi, ne sont-ils pas tous des terroristes ? Ils [les Français] on répondu non, non, qu'eux [les Français] combattent l'État islamique. Or, les deux [groupes terroristes] nous combattaient. Ils [les Français] les ont combattus [les terroristes du JNIM] jusqu'à les affaiblir. Mais en partant [du Mali], ils les ont ressuscités. Après les avoir ressuscités, avec l'ancien président nigérien, Bazoum, ils [les Français] se sont mis à dire que Ménaka va tomber, au moment où la MINUSMA aussi devait partir, pour créer la panique chez les populations, pour diffuser des messages partout et occuper l'espace [médiatique et informationnel] en disant que « Ménaka va tomber », « Ménaka va tomber ». Les soldats [du Mali] se sont mobilisés et Ménaka n'est pas tombé. C'était au moment où Bazoum avait libéré
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