Cheick Modibo Diarra versus pro-putsch: Vers une inévitable bataille rangée
L’idée du Premier ministre de recourir à l’Assemblée nationale pour faire adopter la feuille de route de la transition a aggravé la détérioration de ses relations avec les organisations pro-putsch. Il faut donc s’attendre à une bataille rangée entre les deux camps.
Tout autant divisée sur la tenue des concertations nationales, la classe politique malienne affiche ses oppositions concernant la volonté annoncée du Premier ministre à l’issue de sa rencontre mardi avec le ministère des Affaires étrangères français Paris, de faire adoptée "la feuille de route" du gouvernement par les députés avant de la transmettre à la communauté internationale qui exige un agenda politique avant toute reprise de sa coopération économique.
Au FDR, partisan du respect de l’ordre constitutionnel, cette option du PM ne pose aucun problème. Son 1er vice-président, Iba Ndiaye dira que "faire voter la feuille de route par l’Assemblée nationale, si c’est la solution, elle n’est pas contraire à notre vision, car au sein du FDR, notre combat est de faire en sorte que l’ordre constitutionnel ne soit pas remis en cause par un groupe d’individus".
La Copam refuse cette éventualité. "Le vote de la feuille de route par les députés est une fuite en avant des autorités. Nous ne sommes pas d’accord avec le Premier ministre de faire voter la feuille de route par l’Assemblée nationale dont la légitimité est sujette à caution. Au contraire, la feuille de route doit être discutée et adoptée par la classe politique et la société civile au cours des assises nationales. Nous ne comprenons pas la politique de l’évitement et du mépris du Premier ministre vis-à-vis du peuple malien", s’est irrité le président de la Copam qui balaie d’un revers de la main l’idée du chef du gouvernement.
Quant au porte-parole de l’Alliance IBK-Mali 2012, il trouve lui aussi que la démarche du Premier ministre n’est pas politiquement correcte et que le peuple saura l’apprécier. "Je suis très étonné d’autant plus que la commission nationale de préparation des assises nationales est présidée par le directeur de cabinet du Premier ministre. Sa déclaration à Paris est pour moi incompréhensible et inadmissible", a critiqué Boubacar Touré.
Il a rappelé que "les concertations nationales qui doivent se prononcer sur la feuille de route et les organes de la transition relèvent de l’accord-cadre. Tout comme la légitimité du président de la République par intérim et du Premier ministre de pleins pouvoirs".
Il faut donc s’attendre à une bataille rangée entre ses organisations et le PM dont le départ est d’ailleurs réclamée par certaines d’entre elles.
Abdoulaye Diakité
Tout autant divisée sur la tenue des concertations nationales, la classe politique malienne affiche ses oppositions concernant la volonté annoncée du Premier ministre à l’issue de sa rencontre mardi avec le ministère des Affaires étrangères français Paris, de faire adoptée "la feuille de route" du gouvernement par les députés avant de la transmettre à la communauté internationale qui exige un agenda politique avant toute reprise de sa coopération économique.
Au FDR, partisan du respect de l’ordre constitutionnel, cette option du PM ne pose aucun problème. Son 1er vice-président, Iba Ndiaye dira que "faire voter la feuille de route par l’Assemblée nationale, si c’est la solution, elle n’est pas contraire à notre vision, car au sein du FDR, notre combat est de faire en sorte que l’ordre constitutionnel ne soit pas remis en cause par un groupe d’individus".
La Copam refuse cette éventualité. "Le vote de la feuille de route par les députés est une fuite en avant des autorités. Nous ne sommes pas d’accord avec le Premier ministre de faire voter la feuille de route par l’Assemblée nationale dont la légitimité est sujette à caution. Au contraire, la feuille de route doit être discutée et adoptée par la classe politique et la société civile au cours des assises nationales. Nous ne comprenons pas la politique de l’évitement et du mépris du Premier ministre vis-à-vis du peuple malien", s’est irrité le président de la Copam qui balaie d’un revers de la main l’idée du chef du gouvernement.
Quant au porte-parole de l’Alliance IBK-Mali 2012, il trouve lui aussi que la démarche du Premier ministre n’est pas politiquement correcte et que le peuple saura l’apprécier. "Je suis très étonné d’autant plus que la commission nationale de préparation des assises nationales est présidée par le directeur de cabinet du Premier ministre. Sa déclaration à Paris est pour moi incompréhensible et inadmissible", a critiqué Boubacar Touré.
Il a rappelé que "les concertations nationales qui doivent se prononcer sur la feuille de route et les organes de la transition relèvent de l’accord-cadre. Tout comme la légitimité du président de la République par intérim et du Premier ministre de pleins pouvoirs".
Il faut donc s’attendre à une bataille rangée entre ses organisations et le PM dont le départ est d’ailleurs réclamée par certaines d’entre elles.
Abdoulaye Diakité
Mots clés:
Articles Similaires
Communiqué du conseil des ministres du vendredi 19 juin 2026
20 Juin 2026 - 10:22 2
Entre Nous: Pourquoi le Président Konaré a raison
Le Challenger 18 Juin 2026 - 10:27 8
Billet : Répétitions et échecs
L'Aube 22 Juin 2026 - 02:36 9
-
KassinCrise et respect du droit, les États-Unis exigent, le Mali s'entête et l'Onu se rebiffe Je vais une fois de plus regarder le problème du Mali sous l'angle du droit même si je sais que dans ce pays le respect du droit et de la légalité est passé au second plan aussi bien pour les populations que pour les autorités et cela depuis belle lurette. En 8 mois d'analyse de la situation socio politique, économique, géo stratégique, sécuritaire et institutionnelle de la crise multiforme qui traverse le Mali de manière violente et inouïe, je crois avoir donné à travers plus de cent articles moultes propositions de solutions de sortie de crises toutes basées sur le respect de la légalité constitutionnelle. Et en 8 mois de crise, j'ai été traité de tous les noms d'oiseaux et le plus souvent dépeint comme étant à la solde du régime défunt ou d'un regroupement politique dissident, mais les spéculations et supputations autour de ma modeste personne ne comptent pas à l'heure où le Mali, ce pays que j'espère qu'on aime tous, est dans les profondeurs abyssales d'un tréfonds sans nom. Ce pays a besoin d'une fédération de toutes les énergies de tous ses fils pour relever les défis qui se dressent devant lui car dirigeants et citoyens se sont depuis trop longtemps égarés dans le faux pour espérer atteindre le bonheur absolu sans presque rien faire. La crise actuelle aussi complexe soit telle, est une crise de non respect de nos règles établies dans notre société (règles de gouvernance et de citoyenneté mais aussi règles de conquête du pouvoir). Pour la résoudre il faut qu'on accepte pour une fois de respecter les règles même si ce respect va bousculer nos habitudes, habitudes qui constituent nos tares et qui nous conduisent à nos pertes. En matière de règle, la constitution est la loi fondamentale du pays, et elle doit être acceptée comme telle car c'est tout un peuple qui s'est exprimé par vote pour l'adopter. Actuellement au Mali après la démission d'ATT nous n'avons plus de président en exercice élu au suffrage universel direct, et l'instrument juridique le plus légitime pour définir les modalités de conquête et d'exercice du pouvoir au Mali reste la constitution. Elle prime sur la classe politique et elle prime sur la junte militaire que je désapprouve depuis le 22 mars 2012 puisqu'elle est l'incarnation même du non respect des règles dans la société. Une armée et toutes ses composantes sont faites pour défendre un pays, ce n'est ni une police de la démocratie ni une institution judiciaire. A ce titre les soldats de la garnison de Kati ne peuvent ni être juge ni procureur de la république au moment où nous avons des institutions judiciaires sensées exercer le pouvoir judiciaire en république du Mali. Si celles ci n'exercent pas leur profession comme cela se doit, si justice n'est pas faite dans le pays, c'est aux citoyens de le dénoncer et les pouvoirs exécutif et législatifs (dans un système de poids et contre poids garanti par la constitution) doivent faire en sorte que les juges fassent leur travail. Sinon ces mêmes pouvoirs, législatif (assemblée nationale) et exécutif (président et gouvernement) seront sanctionnés lors des consultations électorales. Les régimes Alpha et ATT ont mal géré le pays (corruption, débâcle de l'école, abandon de l'armée malienne...) mais ils devraient être sanctionnés par les citoyens à travers leurs votes voire par la justice à travers l'ouverture d'informations judiciaires à leur encontre et non par un coup d'état, encore moins par les militaires car ce n'est pas leur rôle, leur rôle se trouve au nord. Pour diriger la transition politique on doit s'en tenir à notre loi fondamentale et non aux conclusions de concertations nationales qui n'auront jamais autant de participants que le nombre de maliens qui ont voté la constitution de 1992. Pour le respect de cette même constitution nous devrons aller aux élections pour donner plus de légitimité au pouvoir exécutif (c'est un secret de polichinelle que le pouvoir de Dioncounda Traoré n'est reconnu par presque la moitié des maliens alors il le tient de la constitution). Mais ces élections en temps d'occupations des régions du nord posent le problème de la participation de nos compatriotes du nord. En même temps pour les libérer du joug des islamistes, nous n'avons pas une armée capable de le faire pour des raisons que chacun connait. Si nos partenaires internationaux qui doivent nous aider à récupérer le nord exigent les élections en échange de leur pleine participation dans la reconquête du nord nous devrons le faire sans hésiter car mieux vaut récupérer le nord avec un président élu par 90% des maliens que ne jamais le récupérer avec un président intérimaire dans une transition de chamailleries. Voilà la solution mère au problème du nord du Mali, mais elle a pourtant été balayée d'un revers de mains par les maliens, dans un sursaut de faux orgueil du genre de cet élu de Gao "Si le Mali14 ansRépondreLike (0) -
robert konéVous savez que cette affaire de concertation nationale avait été proposée au tout début par le faux gueulard capitaine pour pouvoir se maintenir au pouvoir dommage que les aventuriers de la COPAM qui croyaient que leur heure était arrivée se sont agités mais ceux qu’ils ont oubliés c'est la BARAKA qui détermine l'avenir d'une personne raison pour laquelle tout est raté pour eux.Partout ils cherchent à saboter tout.14 ansRépondreLike (0)-
justicequityLe peuple malien a ce qu'il mérite , on (majorité des maliens) cautionné le coup d'état , on a mis en confiance les militaires , permettre l'arrivée au pouvoir de gens qui même dans leurs rêves les plus fous n'auraient pas crû , des gens qui n'auraient même pas pu conquérir la mairie d'un village sont aujourd'hui ministre . Arrêtez de faire les naïfs ces gens se cramponneront à leurs postes jusqu'à la mort parce que c'est leur seule et unique chance et feront tout pour rester le plus longtemps possible. On parle de problème ou de libération du nord le vrai problème du Mali est ici à Bamako avec tous ces protagonistes qui sont par ailleurs complémentaires car avec leurs querelles , leurs mésententes ,... maintiennent le statuquo qui permet à tout le monde de rester en place bref du gagnant gagnant quoi .14 ansLike (0)
-
-
MassayeLe peuple malien en a marre. Tout ce que peuple veut, c'est la reconquête du nord. Y en a marre!!!14 ansRépondreLike (0) -
DjedenA Bijoujo "...nous avons l’impression que les pro-pusch aussi ne cherchent que leurs propres intérêts" Voici quelqu'un qui, même s'il est en retard, commence à comprendre le jeu des opportunistes rêveurs. Pour ton Pays, éloignes-toi de ses individus qui ne voient que leurs intérêts.14 ansRépondreLike (0) -
BijoujoJe suis propusch, mais cette idée de faire adopter la feuille de route par l'assemblée nationale est la seule alternative pour avancer sur ce dossier. La concertation nationale n'a aucun sesn à l'étape actuelle des choses. Vraiment que les maliens sachent raison gardée et pense au peuple. Aucun autre organe ne doit être mit en place aujourd'hui tant que les anciens ne sont pas dissout sinon ce serait des charges lourdes que le Mali ne pourra jamais supporter. CMD continue sur ta lancée et fait adopter cette feuille de route par l'assemblée pour qu'on avance car finallement nous avons l'impression que les pro-pusch aussi ne cherchent que leurs propres intérêts.14 ansRépondreLike (0) -
YadupourLa vérité peut blesser mais ne tue pas.14 ansRépondreLike (0)