Etats généraux sur la corruption en 2008 : Seulement 20% des recommandations ont été exécutées

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Le Centre Aoua Keïta de Bamako a servi de cadre le samedi 21 novembre 2015 à la tenue de la journée d’échanges, d’information et de sensibilisation sur le rapport 2014 du vérificateur général. Cette journée organisée par le Réseau plaidoyer et lobbying (Rpl) en partenariat avec la structure Diakonia a pour but de contribuer au renforcement des capacités de la société civile dans la surveillance et la dénonciation de la corruption. Il ressort de cet espace d’échanges que seulement 20% des recommandations issues des Etats généraux sur la corruption en 2008 ont été exécutées. La cérémonie d’ouverture était présidée par la représentante de Diakonia, Mme Cissé Safiatou Diarra en présence du coordinateur du Rpl, Hamidou Traoré et d’autres personnalités.

Selon le coordinateur du Rpl, Hamidou Traoré, le Mali, perçu pendant deux décennies comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, est depuis 2012 décrit comme une « démocratie de façade », où l’impunité règne et où la corruption de la classe politique, le népotisme, la collusion avec les trafiquants de drogue ont entrainé la déliquescence des institutions de l’État. Avant de souligner que tous les problèmes auxquels le Mali est confronté est dû à la mauvaise gouvernance et la corruption. A l’en croire, près de 45% des maliens pensent que la plupart ou l’ensemble des institutions  sont impliqués dans des affaires de corruption. Pour sa part, la représentante de Diakonia, Mme Cissé Safiatou Diarra a fait savoir que le Mali se trouvait à la 127ème sur 177 pays dans le classement du rapport 2013 de transparency international en décembre 2013. Avant de signaler que l’évaluation actuelle de la mise en œuvre des recommandations issues des états généraux sur la corruption en 2008, révèle que seulement 20% de celles-ci ont été exécutées ou ont connu un début d’exécution. « La corruption n’est pas synonyme d’emprisonnement systématique de citoyens. C’est un processus itératif, une sensibilisation pour un changement de comportement et nécessite tout un programme économique viable et des actions salutaires en direction des couches défavorisées. Au-delà des textes, il faut revoir le comportement civique du citoyen qui doit jouer son rôle de veille citoyenne », a-t-elle conclu.

Aguibou Sogodogo

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