Lutte contre la corruption : Le Mali se dote d'une nouvelle structure de répression

28 Déc 2015 - 01:03
Mis à jour: 11 ans
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Lutte contre la corruption : Le Mali se dote d'une nouvelle structure de répression
Lutte contre la corruption au Mali
Le Mali va bientôt se doter d'un nouveau service de lutte contre la corruption et la délinquance financière. La nouvelle structure va en effet s'appeler Office central de répression contre l'enrichissement illicite. La nouvelle est diversement appréciée par les observateurs. Pour certains, « il s'agit d'une initiative salutaire », d'autres en revanche pensent qu'il sera « une structure de trop ».   Le président Ibrahim Boubacar Keïta avait décrété l'année 2014 comme « année de lutte contre la corruption » au Mali. Pourtant, selon de nombreux observateurs, la pratique de la corruption est hausse, au regard des derniers rapports de contrôle, mais également le récent rapport de sondage du Transparency international. Le gouvernement veut donc « donner un nouvel élan » à la lutte contre la pratique. Elle envisage la création de l'Office central de répression contre l'enrichissement illicite . La création de cette nouvelle structure intervient alors qu'en 2014 l'Assemblée nationale avait adopté la loi contre l'enrichissement illicite au Mali. Pour le porte-parole d'IBK, cet office central « est loin d'être une structure de plus » dans la lutte contre la corruption. Sa création, selon lui, « témoigne de la volonté politique du chef de l'Etat à impulser une nouvelle dynamique à la lutte contre l'enrichissement illicite au Mali ». Mamadou Blaise Sangaré, porte-parole du président IBK, a expliqué au micro de Tamani que  « cette loi va être gérée dans l'esprit et dans la lettre par un Office central de lutte contre la corruption qui sera installé, et qui va bénéficier de tout l'éventail juridique et réglementaire nécessaire. Il va disposer de toutes les compétences. L'objectif est de faire en sorte que cette lutte contre la corruption soit une réalité dans ce pays et qu'elle soit pratiquée au quotidien, mais avec les moyens de droit pour qu'il n’y ait pas d'erreurs judiciaires en la matière, pour que les coupables ne soient pas relâchés. Parce que dès lors qu'il a été prouvé que vous êtes effectivement coupables et que vous êtes convaincus de détournement de deniers publics, que vous êtes convaincus d'enrichissement illicite, que par les moyens de droit vous soyez condamné, il n'est plus possible que vous soyez relâchés tant que vous n'auriez pas purgé votre peine. C'est ça l'Etat de droit. C'est ça la démocratie. C'est ça la transparence ». Certains observateurs, quant à eux, restent septiques sur l’efficacité de cette nouvelle structure. Selon eux, le Mali dispose des textes et des structures suffisantes pour mieux lutter contre la corruption. Mais, regrettent-ils, « la volonté politique est absente ». Pr. Abdoulaye Niang, directeur du Centre de recherche et d'études stratégiques « Sènè » a expliqué au Studio Tamani que « concernant les lois, le Mali a de très bonnes lois, c'est l'application qui manque. Le Mali a les structures qu'il faut, mais c'est l'application qui fait défaut. Cet engagement du chef de l'Etat n'existe pas. Toutes les fois où le président IBK prend des engagements, il le fait à partir de l'instant où il a parlé. Et puis six mois plus tard, il revient là-dessus encore. Il reprend l'engagement à partir de cet instant. Ce qui s'est passé entre les deux, est encore mis au passif. Je crois qu'il faut qu'on commence à douter de l'engagement réel du président de la République pour les engagements qu'il prend. On dit qu'il y a eu des gens qui se sont suicidés après avoir été en prison pour fait de corruption. Non, c'était hier que les gens se suicidaient. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui ce n'est pas vrai. Quand tu voles, tu es même fier d'avoir volé. La moralité, la défiance comportementale est avérée et évidente aujourd'hui par rapport à l'intégrité et par rapport à la finance. C'est ça la vérité aujourd'hui. Le scandale du malien, c'est qu'il utilise ses ressources naturelles, son intelligence et son énergie en défiance comportementale totale. Quant à la justice, elle sera à la base de la prochaine révolution. Ce serait autour du foncier d'abord. Mais ce serait surtout autour de la justice et il faut qu'elle fasse très attention ». Avec Tamani

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Commentaires (88)

User
Abrahel
Abrahel 11 ans
La corruption ne date pas d’aujourd’hui, depuis de régime précédant c’est adire celui d’ATT. Le régime d’ATT était basé sur la corruption et la mal gouvernance, c’est-à-dire la mauvaise gestion de l’administration et la désorganisation au sein de l’armée, et le détournement du dernier public
jimmy
jimmy 11 ans
Il n'y a pas meilleur moyen que la multiplication des acteurs pour le contrôle du dernier public ;et je crois que plus il y a de moyens de contrôle plus il y a de chance à minimiser la défaillance du système mis en branle à cet effet. Nous accueillons à bras ouvert ce nouveau né et lui réservons tout notre soutien et notre accompagnement citoyen Jimmy
Sankara
Sankara 11 ans
Ce problème de corruption doit être compris sous un angle à deux composantes. Il faut comprendre que s’il y a corrompu c’est qu’il y a forcement corrupteur. C’est tout le monde qui doit donc prendre conscience pour éradiquer ce fléau dont nos sommes tous coupables.
Julius Malema
Julius Malema 11 ans
La lutte contre la corruption est une lutte de tout le monde et de tous les jours.C’est pour cette raison que je demande l’adhésion de tous les maliens pour endiguer ce fléau. Le président IBK fait déjà sa part et nous devons tous le soutenir dans ce sens.
La lumière
La lumière 11 ans
A bas la corruption A bas les corrompus #Vive un Monde sans corruption
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