Convention des Nations unies contre la corruption : Le Mali évalué par des pairs et les experts de l’ONUDC

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Dans le cadre du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, le Mali est soumis à une évaluation par ses pairs du Niger et de l’Afghanistan et des experts de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Du 19 au 23 avril 2016.

 

La cérémonie d’ouverture de l’atelier d’évaluation, qui a eu lieu hier à Bamako, était présidée par le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mme Sanogo Aminata Mallé, en présence de la représentante résidente de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Jennifer Bradferd.

Le Mécanisme d’examen a pour but d’aider les Etats-parties à appliquer la Convention et à promouvoir la coopération internationale dans la prévention et la répression de la corruption.

La mission d’évaluation du Mali sera dirigée par le Niger et l’Afghanistan, appuyés par les experts de l’ONUDC. Pour le garde des Sceaux, elle sera d’une grande importance pour notre pays. “La présente évaluation offre à notre pays l’opportunité de faire l’état des efforts déployés dans le domaine de la lutte contre la corruption”, a-t-elle précisé.

Elle doit permettre également de tirer profit de l’expertise des délégués gouvernementaux et de l’ONUDC pour identifier les points à renforcer dans le dispositif institutionnel et normatif de notre pays. Le ministre de la Justice a profité de l’occasion pour rappeler aux participants que la lutte contre la corruption ne date pas d’aujourd’hui et indiqué que beaucoup a été fait dans ce sens.

Elle a toutefois reconnu que beaucoup reste à faire dans le domaine. “Grâce à l’auto-évaluation effectuée en juillet 2015, nous savons d’ores et déjà que quelques réformes législatives sont nécessaires pour mettre la législation nationale en pleine conformité avec la Convention des Nations unies contre la corruption”, a-t-elle dit.

La représentante résidente de l’ONUDC a rappelé que la corruption est un phénomène naturel mais non légal. Elle a précisé que cette évaluation doit se tenir à 3 niveaux (la législation, l’application et le bon fonctionnement des organismes). Le rapport des 4 jours de travaux devra permettre de renforcer notre pays dans la lutte contre le fléau de la corruption.

Youssouf Coulibaly

 

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