Cour Constitutionnelle: « Dioncounda Président jusqu’à l’élection du nouveau président de la République »

13 Août 2012 - 00:10
Mis à jour: 14 ans
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Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra avait saisi la Cour Constitutionnelle du Mali, depuis le 18 Mai 2012, dans le but de proroger de deux semaines le délai de la durée du mandat du Président de la République par intérim, après les 40 jours d’intérim prévus par la constitution. L’avis N°2012-003/CCM du 31  Mai 2012, rendu par la Cour constitutionnelle, le 31 mai 2012, était resté confidentiel pour des raisons inavouées. La réalité est qu’au lieu de deux semaines demandées par le Premier ministre, la Cour constitutionnelle a estimé que le Président par intérim doit assurer ses fonctions jusqu’à l’élection du nouveau Président de la République. [caption id="attachment_82823" align="alignleft" width="350"] Le président malien par intérim Dioncounda Traoré le 12 avril 2012 à Bamako
© AFP[/caption] Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement avait saisi la Cour Constitutionnelle le 18 mai 2012, soit quelques trois jours avant la fin des 40 jours d’intérim, aux fins de proroger le délai du mandat du Président de la République par intérim, en raison de faits de rébellion et d’une crise institutionnelle. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement avait fondé sa demande d’avis sur des faits de rébellion et d’une interruption du fonctionnement des pouvoirs Publics constitutionnels. Pour le saisissant: « Les évènements survenus le 22 mars 2012 ont entraîné la suspension de la Constitution et la dissolution des Institutions de la République. Dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel, après la démission du Président de la République, la Cour Constitutionnelle a constaté la vacance de la Présidence de la République par Arrêt N°2012-001/CC/ VACANCE du 10 avril 2012. En exécution de cet arrêt, le Président de l’Assemblée nationale a été investi pour assurer l’intérim du Président de la République. L’élection du nouveau Président de la République devrait être organisée vingt-et-un jours au moins et quarante jours au plus à compter de la notification de l’Arrêt du 10 avril 2012. Selon les conclusions du Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, l’occupation des Régions de Tombouctou, Gao, Kidal et d’une partie de la Région de  Mopti par des forces rebelles, entraînant le repli des structures de l’État et le déplacement  d’une frange importante de la population dans la moitié sud du pays et dans certains États voisins, ont rendu impossible l’élection du nouveau Président de la République dans les quarante jours. Des pourparlers ont été engagés entre les acteurs de la vie politique pour définir l’autorité devant exercer les fonctions du Président de la République pendant la période devant conduire à l’élection du nouveau Président. Cette situation n’étant pas prévue par la Constitution, j’ai l’honneur de demander une prolongation de deux semaines du mandat du Président intérimaire pour permettre l’aboutissement des négociations ». Le saisissant, le Premier ministre a indiqué que des pourparlers étaient en cours entre les acteurs de la vie politique. Mais il n’en était rien, car il est établi qu’il n’y a pas eu de pourparlers entre les acteurs de la vie politique pour ce faire. Cette déclaration du Premier ministre lors de la saisine de la Cour constitutionnelle apparait donc comme un vrai mensonge d’Etat La Cour s’est inspirée de l’article 36 en ses alinéas 2, 3 et 4. Alinéa 2 : « En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement absolu ou définitif constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, les fonctions du Président de la République sont exercées par le Président de l’Assemblée. Alinéa 3 : « Il est procédé à l’élection d’un nouveau Président pour une nouvelle période de cinq ans». Alinéa 4 : « L’élection du nouveau Président a lieu vingt-et-un jours au moins et quarante jours au plus après constatation officielle -de la vacance ou du caractère définitif de l’empêchement». Pour la Cour, « il résulte de la combinaison de ces alinéas que le mandat du Président de la République par intérim expire à la fin de l’élection du nouveau Président; que ce scrutin n’ayant pu se tenir pour des raisons de circonstances exceptionnelles et de force majeure invoquées par le saisissant, le Président par intérim assure ses fonctions jusqu’à l’élection du Président de la République ». Rendu depuis le 31 mai, cet avis de la Cour était resté confidentiel, jusqu’à ce jour, sans que le peuple ne soir mis au courant de rien. Pour qui gouverne-t-on ?    B. Daou

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Commentaires (25)

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titi
titi 14 ans
Pourquoi l'assemblée N ne s'est pas associé au PM pour saisir la cour constitutionnelle, comme celà se devait?l'immixion de la CEDEAO ne devrait pas avoir lieu, si chacun avait joué son rôle.Ou doutait-on de la capacité de la cour? En saisissant la cour,on aurait éviter l'agression du président,le retard accusé pour le redemarrage dans les differents volets;reconquête du nord, reprise éconmique,préparatifs des élections.
Zam
Zam 14 ans
Chers inernautes, il est temps que les jeunes du Mali prennent conscience de l'ampleur du danger dans lequel le pays s'enfonce. Cessez des details et querelles partisannes, à la merci des hommes politiques qui ont toujours été ingrats vers leurs electeurs. Merci
bacus
bacus 14 ans
petit Azawadien, tu dors encore comme vos journaleux, rejettons des FDRiens. Reveillez-vous, le Mali avance et avec les gens lucides qui aiment leurs pays. Tu dit que CMD est nul et tu écris "Que Dieu sauffe le Mali au lieu de sauve le Mali". Les mauvais africains et les mauvais Maliens doivent savoir que ne travaille pas une seconde à la NASA qui le veut. L'azawadien! Dieu aime ce peuple et en voila une preuve. ceux qui avaient prédit le pire, la catastrophe, qui ont même pactiser avec le Diable, le MNLA,les Jihadistes et les narcotrafiquants, vont devoir supporter que leurs plans machiaveliques ne marchent jamais. Ils vont essayer encore et encore( comme Mr DAOU) avant de se rendre à l'évidence: Mali peut souffrir mais le Mali ne coulera jamais. Et je l'espère, ils vont, bon coeur contre mauvaise fortune s'aligner et supporter leur citoyennété Malienne. C'est comme ça et pas autrement. Vous verez avec quelles facilités vos amis de ANEçARCHITTANE, MNLA, MUJAO et AQMI seront vaincus. Et je m'empresse de te le dire, la postérité des instigateurs de ces plans sordides sera anéantie à jamais. Vive CMD, vive les amis et Dignes fils du Mali, Vive notre Mali Amen!!!
mais quest-ce qui leur a pris d'aller choisir un chef de parti comme PM en cette periode de troubles graves pour le Mali?
SOUSOU
SOUSOU 14 ans
Nous nous soumettons au verdict de la cour constitutionnelle.Sinon ce cas n'est pas prévu par la constitution et il faut, par principe, accepter l'avis de la cour.Dire que le FDR était lucide, c'est également de lucidité politique.Ils défendent leurs intérêts et non celui du peuple.Ils ont géré le pays pendant vingt ans dans la légalité mais avec quel résultat.Si la gestion avait été bonne, le coup d'état n'aurait lieu.C'est parce que c'est mal afit qu'on nous sommes dans cette situation.Ils ne parlent de légalité que lorsqu'ils ont un compte sinon tout est faut.Souhaitons seulement que ça soit le début de l'appaisement et qu'on s'occupe du problème du moment : les préparatifs de la libération du nord.
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