GAM-SBM : les soutiens de Soumeylou Boubèye Maiga fidèles à leur mentor

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Le Samedi 4 mai 2018 , le Groupement des associations et mouvements de soutien aux ideaux et initiatives de SoumeylouBoubèye Maiga, a tenu une conférence de presse  au Mémorial Modibo Kéita pour réaffirmer son soutien à l’ancien premier ministre  ainsi qu’au nouveau gouvernement. Plusieurs responsables du mouvement ont répondu présents.

-Maliweb.net- l’objectif de cette première sortie depuis la démission de l’ancien premier ministre , le 18 avril 2019 sous la pression de la rue  et de ses adversaires politiques  , est pour le GAM-SBM, une opportunité pour réaffirmer son soutien indéfectible à celui que ses partisans appellent le « Le Tigre ». Soumeylou Boubèye Maiga a été contraint à la démission. Ses soutiens crient à une cabale voire une « combine politique » visant à faire barrage à leur mentor dans la perspective de succession du président Kéita.

La revue des troupes a regroupé des délégués nationaux et étrangers. Les conférenciers ont loué tour à tour les qualités de l’ancien premier ministre, SoumeylouBoubèye Maiga. Pour Oumar AlassanaTouré , le président du GAM-SBM, SBM est un d’homme d’exception, aux qualités politiques et sécuritaires reconnues au-delà des frontières maliennes.Youssouf Diallo , un autre cadre du groupement est revenu lui sur les réalisations du premier ministre Maiga , notamment l’organisation à bonne date de l’élection présidentielle-largement contestée par l’opposition politique locale.

Aussi pour les partisans du « Tigre » son bilan sécuritaire est palpable. A travers le plan de sécurisation intégrée des régions du centre, une dizaine  de postes de sécurité ont été installés à Mopti et Ségou. Pour eux, Boubèye a servi de bouclier au président Kéita. Un « mur » entre IBK et adversaire que l’opposition et même des partis alliés ont mal digéré.  Pour le GAM-SBM , cette démission n’est qu’une étape dans la carrière du tacticien , réputé pour son profil sécurocrate.

Le GAM-SBM a réaffirmé son soutien actions de l’ex PM, ainsi qu’au nouveau gouvernement conformément à la volonté de Soumeylou BoubèyeMaiga. Le gouvernement de Boubou Cissé , s’inscrit pour eux dans une logique de continuité des chantiers entrepris par son prédécesseur. Un nouveau bureau de 60 membres dirigé par Oumar Alassane, a été communiqué à l’issue de la conférence de presse. L’ancien chef de gouvernement est  le président d’honneur du mouvement qui se veut apolitique, et œuvrant pour la paix et la cohésion sociale.

Aly Bocoum/Maliweb.net

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1 commentaire

  1. I
    CONSOLATION À M. DU PÉRIER

    GENTIL-HOMME D’AIX EN PROVENCE

    SUR LA MORT DE SA FILLE

    1599

    Ta douleur, Du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours !

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin,
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis, quand ainsi serait que, selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu ?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eut plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eut moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon Du Périer, aussitôt que la Parque
    Ôte l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au-deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts.

    Tithon n’a plus les ans qui le firent cigale ;
    Et Pluton, aujourd’hui,
    Sans égard du passé, les mérites égale
    D’Archémore et de lui.

    Ne te lasse donc plus d’inutiles complaintes ;
    Mais, sage à l’avenir,
    Aime une ombre comme ombre, et des cendres éteintes
    Éteins le souvenir.

    C’est bien, je le confesse, une juste coutume
    Que le cœur affligé,
    Par le canal des yeux vidant son amertume,
    Cherche d’être allégé.

    Même quand il advient que la tombe sépare
    Ce que nature a joint,
    Celui qui ne s’émeut a l’âme d’un barbare,
    Ou n’en a du tout point.

    Mais d’être inconsolable, et dedans sa mémoire
    Enfermer un ennui,
    N’est ce pas se haïr pour acquérir la gloire
    De bien aimer autrui ?

    Priam qui vit ses fils abattus par Achille,
    Dénué de support,
    Et hors de tout espoir du salut de sa ville,
    Reçut du réconfort.

    François, quand la Castille, inégale à ses armes,
    Lui vola son dauphin,
    Sembla d’un si grand coup devoir jeter des larmes,
    Qui n’eussent point de fin.

    Il les sécha pourtant, et comme un autre Alcide,
    Contre fortune instruit,
    Fit qu’à ses ennemis d’un acte si perfide
    La honte fut le fruit.

    Leur camp, qui la Durance avoit presque tarie
    De bataillons épais,
    Entendant sa constance, eut peur de sa furie,
    Et demanda la paix.

    De moi, déjà deux fois d’une pareille foudre
    Je me suis vu perclus ;
    Et deux fois la raison m’a si bien fait résoudre,
    Qu’il ne m’en souvient plus.

    Non qu’il ne me soit grief que la tombe possède
    Ce qui me fut si cher ;
    Mais en un accident qui n’a point de remède
    Il n’en faut point chercher.

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles :
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre
    Est sujet à ses lois,
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

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