Administration malienne : Les Daf épinglées par la CASCA !

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La Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca) a rendu public, hier mercredi, son rapport 2005-2006. Un rapport accablant pour les services publics, inspections des services juridiques, diplomatiques et consulaires… des finances etc. Et le moins qu’on puisse constater, c’est que les Directions administratives et financières (Daf) de plusieurs départements ministériels font partie des vedettes en gestion peu orthodoxe de la chose publique.

Ainsi, sur le grill : les Daf des ministères de l’Administration territoriale, de l’Economie et des finances, des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, des Affaires étrangères et de la coopération internationale, de l’Agriculture, de l’Artisanat et du tourisme, de la Fonction publique, de la Communication et des nouvelles technologies…     

Griefs, à eux reprochés, l’inobservance de plusieurs dispositions relatives à la bonne tenue de la comptabilité, la mauvaise tenue de la comptabilité. Par exemple au ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, après des violations des dispositions réglementaires régissant la gestion, les inspecteurs de la Casca ont relevé entre autres, l’absence d’émargement des frais de missions payés aux missionnaires, les frais des contentieux  s’élevant  à 932.670.500 FCFA pour le règlement des litiges. Dossiers célèbres dans ce registre, la transaction intervenue entre l’Etat malien et un groupe hôtelier à 800.000.000 FCFA, la constitution d’un collectif d’avocats pour le recouvrement des dons japonais à 15. 000.000 FCFA.
Le rapport note que toutes ces transactions sont exécutées sans l’avis de la Direction générale du contentieux en violation de plusieurs dispositions de la loi qui régit ce domaine.

Ces genres d’anomalies sont constatés dans nombre de structures socio-sanitaires de l’Etat comme l’Hôpital Gabriel Touré, l’Iota, le Centre national de transfusion sanguine. Nombre des chancelleries du Mali à l’étranger comme l’ambassade du Mali à Moscou, Berlin, Conakry, Washington, Rome etc. ont présenté  des insuffisances notoires.

La Commission nationale électorale indépendante (Ceni) présente plusieurs sorties d’argent non justifier, des dizaines de millions perçus de façon indue comme frais de mission… sont les  quelques griefs que les enquêteurs de la Casca reprochent  à la Ceni.
10è du genre, le rapport de la Casca de cette année compte autant de dysfonctionnements que les  précédents qui dorment toujours dans les tiroirs. On constate aussi que ce sont les fautes qui sont reprochées à plusieurs structures chaque année.

A suivre dans nos prochaines éditions.

AlhassaneH .Maïga

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