Grande interview de Mamadou Igor Diarra

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Ancien ministre sous Amadou Toumani Touré et sous Ibrahim Boubacar Keita, vice-président de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, Banquier émérite, Mamadou Igor Diarra se prononce sur la vie de son parti, sur l’actualité de son pays avant de se  projeter dans l’avenir. Dans une très grande interview  à cœur ouvert, qu’il nous a accordée, il se dit optimiste en dépit de toutes les turpitudes et surtout de la période exceptionnelle due à la rupture constitutionnelle que le Mali vit. Mamadou Igor Diarra lance à ses camarades de l’URD  un  vibrant appel à l’unité et à la cohésion pour préserver l’immense héritage que le regretté président Soumaila Cissé a légué et qu’ils ont le devoir de le faire rayonner par de nombreuses victoires aux prochaines joutes électorales, au profit des maliens et du Mali. Lisez plutôt.

1 Infosept : Pouvez-vous  brièvement vous présenter à nos nombreux lecteurs ?   

Mamadou Igor Diarra : Merci pour l’honneur que vous me faites. J’ai souvent du mal à parler de moi, mais en quelques mots je suis Ingénieur Commercial HEC de formation, et  avec mes 54 ans j’ai eu une carrière professionnelle de 30 ans au Mali et à l’international, essentiellement dans le domaine bancaire où j’ai plusieurs fois été DG ou PDG et sur le plan politique j’ai été ministre dans divers gouvernements de mon pays. J’ai été candidat à la présidentielle de 2018 soutenu par le jeune parti politique, Mali En Action, MEA. Notre Mouvement a fusionné avec l’URD et je suis l’un des vice-présidents de ce parti. Je continue de travailler pour un des grands groupes bancaires africains dans lequel je m’occupe des pays de l’UEMOA et donc toujours au service du développement.

2 Info 7 : Parlant de votre nouveau parti, l’URD, quels sentiments vous animent après la fusion avec le MEA votre ancien parti ?

MID : D’abord un sentiment de grande fierté et d’honneur. Fierté  pour les personnes de l’Ex parti Mali en Action (MEA) qui m’ont accompagné tout au long de mon  parcours politique. Elles ont accepté la nouvelle offre politique qui est la fusion avec l’URD, c’est le lieu de les féliciter toutes pour la constance dans les actions et la confiance sans cesse renouvelée à ma modeste personne. Sentiment d’honneur  pour avoir rejoint un grand parti politique bâti à la sueur de nombreux militants dans lequel on retrouve des personnalités de grande envergure à l’instar du défunt Président Soumaila Cissé et beaucoup d’ autres qu’il serait difficile de citer ici mais pour lesquelles j’ ai toujours eu beaucoup d’admiration et un profond respect. On se réjouit d’y trouver également plusieurs talents de notre pays, des grandes Dames, des jeunes et aînés à moi, bref beaucoup de gens de qualité, intelligents et intéressants à la proximité desquels on se bonifie forcément.

3 Info7 pourquoi avez choisi l’URD et non un autre parti ?

MID : Je vais peut-être vous surprendre. Sachez que ma sympathie pour ce parti ne date pas d’aujourd’hui, plusieurs personnes dont je préfère taire le nom publiquement vous le confirmeront. Je suis les activités de l’URD depuis belle lurette et j’échangeais régulièrement avec plusieurs de ses cadres depuis sa création. Mais pour répondre précisément à votre question d’abord parce que c’est le seul Parti dont le Président fondateur m’a formellement invité à y adhérer et je lui avais promis que mon retour en politique se ferait dans ce parti avec lequel je partageais  et je partage encore plusieurs valeurs et ambitions. J’attache du prix au respect des engagements, c’était une question d’honneur pour moi. C’est vrai que quelques fois j’ai eu des modestes appels de pieds d’autres formations politiques. Donc, malgré le décès de l’honorable  Soumaila Cissé nous avons tenu à parachever ce processus à travers une opération de fusion absorption dont nous avions même convenu des modalités avec lui-même et que le Bureau Exécutif actuel a honoré. Que tous les membres du bureau en soient remerciés. J’aurais juste voulu que cela se fasse de son vivant, mais Dieu en a décidé autrement. Qu’il repose en paix. Avec tous  nous défendront et nous nous battrons pour ses ambitions pour le Mali qui a tant souffert ces dernières années. La deuxième raison de notre choix, c’est surtout  cette philosophie que Soumaila Cissé a toujours défendu et même  enseigné au sein du parti, celle qui consiste à dire  qu’il n y a ni  ancien, ni  nouveau venu. Et tout au long de sa gestion du parti il n’a de cessé de le rappeler et surtout de rassurer les militants. Cela a contribué à faire grandir le parti, qui regorge aujourd’hui de beaucoup de cadres brillants venus à des périodes différentes d’horizons divers. La troisième raison est relative à l’envergure même du parti, son mode de fonctionnement et surtout son implantation. Toutes choses qui peuvent séduire tout bon patriote qui veut apporter sa petite pierre pour l’encrage de la Démocratie et pour la construction de l’édifice Mali. Donc mes ex camarades de MEA et moi avons fait le choix d’adhérer sans conditions, car le très riche héritage de Soumaila Cissé appartient à tous les maliens.   

4 Info7 : vous fûtes ministre des Mines de l’énergie et de l’eau sous ATT et celui des Finances sous IBK pouvez-vous nous parler des grands chantiers ou réformes que vous avez menés à la tête de ces deux départements

MID : Vous voulez encore m’amener à parler de moi. Bon je vais tenter d’être succinct en ne citant que les plus importants car j’avais écrit un livre « C’est possible au Mali »qui en a repris une partie de la longue liste de ces réalisations dont certaines sont aussi la suite des activités de mes célèbres prédécesseurs. En  effet ce sont des très grands départements que j’ai eu le privilège de gérer sous deux Présidents différents. Dans le secteur des Mines nous avions assaini le processus d’affectation des titres miniers, encouragé l’exploitation d’autres minerais en dehors de l’or, accéléré la recherche pétrolière et lancé les chantiers des nouveaux textes réglementaires. Dans le secteur de l‘ Énergie et de l’eau les réalisations marquantes sont consécutives à l’accroissement des financements, car comme je l’ai dit souvent tout est lié à l’argent. Le portefeuille des projets en infrastructures eau et électricité avoisinait les 1500 milliards de F CFA à mon époque grâce à une bonne gouvernance des projets et à la confiance des Partenaires techniques et financiers, ces fonds ont contribué considérablement à un meilleur taux d’accès à l’eau potable et à l’électricité. Pour rappel il n y a jamais eu de délestage d’une journée quand j’étais à la tête de ce département et que tous les projets que vous avez vu inaugurer dans ces domaines récemment ont été soit initiés avant moi, mais activement poursuivis par nos soins, soit par mes équipes et moi-même. La création de la SOMAPEP et de la SOMAGEP en sont un bon exemple dans le secteur de l’eau ou des centaines d’emplois ont été créées. Idem de l’ANADEB et ANADER pour les énergies renouvelables. Toutes ces structures ont été baptisées par moi-même et concourent au développement du pays. Vous remarquerez que divers projets de Centrales thermiques et barrages ont été lancés à cette époque.

Dans le domaine de l’économie et des finances les gens se souviennent encore des pensions et salaires payés le 20 de chaque mois ce qui soulageait les ménages, ensuite de l’apurement de la dette intérieure qui a relancé les activités des operateurs économiques, l’argent circulait davantage car les aides et appuis financiers extérieurs étaient de retour après les difficultés de 2014 avec le FMI, le cadre macroéconomique s’est renforcé et l’économie redémarrait dans tous les secteurs, l’élaboration d’un nouveau code des marchés publics, etc. Il faudrait rappeler  aussi que je me suis engagé dans le chantier de réduction du train de vie de l’État ce qui m’a causé assez d’adversités et pour la première fois le budget du Mali a atteint le niveau historique de 2000 milliards avec un minimum de déficit. Il y a eu la relance des investissements publics, le retour de la confiance de partenaires bilatéraux et multilatéraux avec à la clé la table ronde de l’OCDE organisée à Paris préparée par mes équipes et moi-même et qui fut une grande réussite, la liste est loin d’être exhaustive.

5 Info 7 : Vous avez été candidat à la présidentielle de 2018 et vous vous êtes classé 13 ème sur 24, certains de vos détracteurs vous reprochent de n’avoir pas donné de consignes de vote en faveur de Soumaila Cissé, que leur répondriez-vous ?

MID : Ai- je honnêtement quelque chose à me reprocher ? Certains camarades qui utilisent cet argument ont sciemment un regard très sélectif et réducteur de la situation mais les gens comprennent leur motivation. D’autres personnes ne connaissent peut-être pas la réalité des choses. Les relations que j’ai eu le privilège de partager pendant près de 25 ans c est à dire depuis 1994 avec mon regrette Aîné le Président Soumaila Cissé vont au-delà des simples questions de soutien de vote ou de parrainages. Nos relations étaient bien fraternelles et amicales et souvent assez complices avant d’être politiques puisque ma sympathie à sa démarche politique date de la fin du 2eme mandat du Président ATT. Le Président Cissé et moi avions beaucoup  travaillé ensemble dans les différentes fonctions de responsabilité que nous avions occupées au Mali et à l’extérieur. Nous nous sommes toujours respectés, beaucoup aidés et avions les mêmes diagnostics et pistes de solutions face aux  enjeux comme nos programmes politiques le confirment en termes de ressemblance, mais il nous arrivait aussi de ne pas être en phase sur telle ou telle autre approche. Cela est humain et il est inutile de le nier. La poursuite ou non du processus électoral de 2018 après la proclamation des résultats du premier tour de la présidentielle, fait partie de nos points de divergence. Nous étions 17 autres candidats autour de lui à dénoncer ce scrutin très mal organisé. Nous avions même fustigé la complicité de certains responsables maliens et surtout de certains partenaires extérieurs. Nous avions vite compris que nous perdions notre temps et même notre argent à poursuivre cette bataille. Il nous a été confirmé que beaucoup de cadres du BEN de l’URD étaient dans cette même posture. Nous avions donc convenu de ne pas participer à cette mascarade. Après notre réunion j’ai fait un communiqué, toujours disponible sur la toile, où j’ai dénoncé et indiqué ne plus reconnaitre ce processus électoral qui avait connu tous les excès et violences. A titre de rappel j’ai été même blessé lors d’une marche à l’initiative du Président Soumaila Cissé et je trainais péniblement encore à cette période une infection pulmonaire suite à la forte absorption de gaz lacrymogènes. Alors comment ne plus reconnaitre un processus et appeler les gens à poursuivre  à voter dans ce même processus ? Peut être politiquement certains peuvent tout se permettre, mais ma logique, mon éducation et ma conviction ne me recommandent pas ce genre de comportement incohérent. Voilà simplement pourquoi  je n’ai plus repris la parole publiquement.

  1. Info7 : quid des parrainages reçus de l’URD ou des engagements pris avant?

Je tiens à remercier sincèrement tous les conseillers municipaux qui nous ont apporté leurs parrainages et ils étaient nombreux  et de divers partis. Sur le dernier point, personnellement en tant que candidat je n’ai pris aucun engagement vis à vis de personne et personne ne m à sollicité pour un quelconque appel à voter bien que ma proximité avec Feu Soumi n était un secret pour personne. Je ne suis pas seul à bénéficier de cette sympathie dont il avait seul la générosité. Je vous assure que je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont soutenus dans ce processus hyper compliqué de parrainage qu’ il va falloir d’ailleurs revoir car des pays voisins ont fait évoluer leurs législations. Ma candidature n’a pas été parrainée par des conseillers d’un seul parti, mais par plusieurs partis comme l’ADEMA, le RPM, l’URD, le MPR, le CNID, la CODEM. Que les responsables et tous les militants de ces différents partis trouvent l’expression de ma profonde reconnaissance. Je tiens à préciser qu’aucun de ces partis ne m’a demandé un quelconque soutien en contre partie de son parrainage.  Et d’ailleurs cet appel n’allait rien changer, étant entendu que le jeu électoral  était déjà biaisé, raison pour laquelle nous avions demandé le boycott pur et simple du deuxième tour. Bref, je ne veux pas en faire un sujet de polémique. Ce qui compte aujourd’hui c’est l’avenir ce débat est bien derrière nous.

 

7 Info7 : une pétition avait circulé au sein de l’URD réclamant la tenue d’une conférence Nationale extraordinaire pour remembrer le BEN- URD, quelle lecture faites-vous de cette pétition ?

MID : La pétition aussi est derrière nous. Et je me réjouis que  les uns et les autres se soient compris lors de la réunion extraordinaire du BEN. Je profite au passage pour remercier nos sages Présidents d’honneur et ceux des fédérations qui y ont contribué à l’apaisement. C’est normal que dans une grande  famille comme l’URD, qu’il y ait souvent des incompréhensions mais le plus important est de se retrouver autour de l’essentiel. Une conférence nationale est prévue en octobre prochain et elle prend en charge les préoccupations majeures des signataires de la pétition. Il faut toutefois tirer les leçons de cette mésaventure et désormais s’organiser à fonctionner sans failles car les enjeux ne sont pas que politiques ils sont nationaux et vitaux. Nous devons tous nous investir pour la bonne marche de notre parti et tenir compte des attentes des militants et de ceux qui les représentent.

  1. Info7 : le 1erVice-Président du parti vient de lancer l’appel à candidature, seriez-vous candidat à la candidature de l’URD pour la prochaine présidentielle ?

MID : Vous allez très vite en besogne. La lettre d’appel à candidature vient juste d’être  envoyée  aux sections et je souhaite en effet que le processus de désignation se déroule dans une bonne ambiance et en toute transparence comme c’était le cas sous la présidence de notre regretté Président Cissé. Je ne vous cache pas que certains militants à la base ont souhaité ma candidature dans de nombreuses sections et plusieurs voix le désirent souvent même en dehors de mon parti. Avec humilité, je suis très honoré par ces appels qui confirment une espérance de me voir porter une démarche de rassemblement victorieuse. Mais on ne prend pas ces décisions seul et facilement car j’ai déjà été candidat et sais quelle capacité de rassembler indispensable cela requiert et quel sacrifice demande la quête de la magistrature suprême d’un pays. Sans cohésion et un grand rassemblement aucun parti ne pourrait être victorieux à une élection. Étant un des Vice- Présidents du parti j’appartiens également à la base comme militant et ni mon poste de  Secrétaire général adjoint de la section de SEGOU encore moins celui de la sous-section de Markala ne m’autorisent à prendre seul une si importante décision, bien que la candidature soit individuelle. Avant d’arriver au BEN, actuellement la question est d’actualité au niveau des sections du parti et nous aurons donc le débat dans ma circonscription à SEGOU et vous serez avisé de ce qui en sortira très prochainement. Mais d’ores et déjà je demeure convaincu et optimiste que l’unité et la cohésion seront préservées et un large consensus se dégagera autour d’un candidat, parce que l’URD regorge des cadres brillants qui sauront trouver les éléments qu’il faut pour éviter toute déchirure. Car le souhait de tous les militants convaincus est de remporte la présidentielle prochaine pour non seulement honorer la mémoire de Soumaila Cissé, mais aussi et surtout sortir le Mali de la gravissime crise.

  1. Info7 : vous êtes l’un des rares leaders politiques à s’être prononcé pour une prorogation intelligente de la transition, pourriez-vous nous dire les raisons   ?

MID : Heureusement que je ne suis plus le seul désormais. En effet J’avais, en 2018, crié sur tous les toits, à l’époque avec le Ministre Ousmane Sy et feu Seydou Badian, de ne pas aller au scrutin de 2018 car il avait été mal préparé et couvait les origines d’une grave crise post-électorale sans fins. Vous voyez à quoi cela nous a conduit.  Va-t-on encore courir les mêmes risques et de voir notre pays s’effondrer définitivement avec une autre crise aux conséquences dramatiques ?  Je refuse de soutenir cette fois-ci encore cette précipitation qui ne se justifie guère. Ok le pays s’est engagé à faire 18 mois de transition, au terme de laquelle des nouvelles autorités doivent être installées, mais si ce délai est intenable  pour des raisons évidentes, il n y a pas de quoi faire  trembler la terre. Organisons nous mieux avec la nouvelle équipe Gouvernementale et le CNT. Préparons les assises nationales de refondation car personne ne devrait en principe s’opposer à un cadre d’échanges pour sauver le Mali et ayons le courage de se dire la vérité. Enfin  mettons un organe indépendant et d’ici là sécurisons au mieux ne serait qu’une partie Importante du pays. Réunir les conditions pour des élections véritablement démocratiques, inclusives, transparentes et sur toute l’étendue du territoire et cela en prolongeant de quelques mois la transition, ne doit pas être de la mer à boire pour la classe politique et pour la société civile. Nos partenaires sont suffisamment intelligents et après nous avoir tant aidé depuis des années  peuvent bien comprendre que le contexte actuel ne peut plus permettre  certaines réformes et l’organisation d’un scrutin en 5 mois. Ceci dit un nouveau calendrier soutenable doit être proposé et suivi avec la rigueur requise .On ne peut pas s’éterniser dans une transition.

  1. Info7 : votre parti a décidé de soutenir la transition quel est votre avis là-dessus ?

MID : Soutenir la transition c est soutenir le Mali. Beaucoup ne se posent pas la question si la transition échoue quelle serait la suite.

Je dois avouer qu’il y a eu un mauvais départ de la transition mais que le début du deuxième départ s’annonce avec de meilleures perspectives. Les autorités et les partis politiques se parlent, les leaders religieux et la société civile s’impliquent davantage pour qu’il y ait l’union sacrée autour du Mali qui a tant souffert. Les gens oublient que nos populations souffrent énormément dans les villes et dans les campagnes et nos forces armées et de sécurité payent un lourd tribu suite à toutes ces crises. Je demande humblement à la classe politique  de soutenir la transition en aidant le gouvernement à mener des réformes idoines pour doter notre pays d’institutions fortes et de préparer de bonnes élections dont les résultats seront incontestables et cela  au grand bonheur de notre démocratie. Bien sûr, la position de mon parti qui est membre du M5 RFP et du FSD est sans nul doute la mienne puis qu’aucune autre alternative ne s’offre à nous, donc aidons les autorités de la transition à tirer d’affaire le Mali.

  1. Info7 : Quel est votre mot de la fin ?

MID : Je tiens d’abord à vous remercier pour l’occasion que vous m’offrez afin de donner mon point de vue sur l’actualité de mon pays et de mon parti. Je renouvelle mon soutien indéfectible  aux autorités actuelles pour une  grande réussite de la transition et souhaite le meilleur pour toutes les maliennes et tous les maliens. A mes camarades de l’URD je lance ce vibrant appel à l’unité et à la cohésion pour préserver cet immense héritage que notre regretté président Soumaila Cissé nous a légué et que nous avons le devoir de faire rayonner par de nombreuses victoires  à venir au profit de nos compatriotes et du Mali. Je ne saurais terminer sans avoir une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires tombées sur le champ d’honneur pour notre pays et nous leur prenons l’engagement que leur lutte ne sera pas vaine.

Propos recueillis par Youssouf Sissoko     

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