L’association dénonce les reformes institutionnelles proposées par ATT

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Association à vocation politique, AMALIA est une association créée le 25 juillet 2011. Elle entend s’imposer dans le débat politique lors des prochaines joutes électorales, la quotidienneté du peuple malien, les problèmes d’emploi, d’éducation, de cherté de la vie, le développement personnel, la santé. L’association a  organisé une toute première conférence de presse à son siège à Djélibougou et trouve inopportunes les reformes institutionnelles proposées par  le président de la république et a dénoncé le vote commercial instauré par les partis politiques.

Malgré une première marche annulée le 24 septembre dernier, le président de l’association politique Amalia, M. Amadou Bah, un jeune de 34 ans, consultant international pétrole à l’AUREP (Autorité pour la promotion de la recherche Pétrolière au Mali) ne se dit nullement découragé et s’engage à la conscientisation de la jeunesse malienne face aux problèmes sociaux actuels de notre pays. Selon lui, son association politique a été empêchée d’une marche visant à interpeler les futurs candidats à l’élection présidentielle. Il n’a pas manqué de se  prononcer  sur le cadre d’expression démocratique au Mali, l’état du pays, ses griefs contre la classe politique, l’état du Mali actuel, le bilan d’Att, les reformes institutionnelles en cours et  les solutions qu’il propose.

Pour M. Bah, leur marche avait comme objectif de montrer aux candidats  que leurs campagnes habituelles n’ont plus leurs sens. Pour lui, elles  se limitent  à des conférences débats, des dons de  tee-shirts, de thé etc. Pour le président d’Amalia, l’heure est à la conscientisation de la jeunesse qui se laisse exploiter. Il pense également que dans notre pays, il manque véritablement le débat démocratique car les médias publics n’offrent pas ce cadre. La jeunesse doit se battre à ce niveau pour voir le candidat qui a leur meilleur programme. La classe politique, a-t-il indiqué, occulte le débat de fond, les vraies questions qui devraient se porter sur le développement futur du pays. Il faut un enseignement pragmatique, à son avis,  qui tient compte des besoins réels du pays (plus d’écoles de formations professionnelles que d’administrations).

Sur les reformes institutionnelles en cours, le président d’Amalia les trouve inopportunes où il pense que  des dispositifs coûteux existent dans ces reformes dont notre pays n’a pas besoin pour le moment : le Sénat par exemple. Il a dénoncé le contexte de la double nationalité s’agissant de la candidature à la présidentielle. Quant au bilan d’ATT, il a déclaré qu’il serait tôt d’apprécier un mandat qui n’a pas encore pris fin. Il ne croit pas à la continuité pour ceux-là qui pensent qu’il faut continuer avec l’œuvre d’ATT car pour lui, les enjeux de 2002 à 2012 ne seront pas les enjeux de 2012 à  2020. Cependant, il a reconnu que beaucoup a été fait mais aussi beaucoup  reste à faire.

 La famine est dans nos campagnes aujourd’hui a-t-il dit. L’association entend sortir son programme pour le Mali en février prochain avec des propositions concrètes et est disposée à travailler avec ceux qui seront près à épouser leur vision. « Avoir l’amour du peuple, aimer les concitoyens, prendre en compte leurs craintes, leurs aspirations et préoccupations », tels sont entre autres les soucis d’Amalia, a dit son président. Pour l’heure l’association présente déjà à Ségou, Kayes, selon ses dirigeants, continuera son implantation dans le reste du pays.                             
 Fakara FAINKE.

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