Le Mali poursuit ses consultations pour former son gouvernement

13 Avr 2012 - 19:02
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_60254" align="alignleft" width="350" caption="Cérémonie d'investiture de Dioncounda Traoré, en présence de hauts responsables de la justice et de l'administration malienne, le 12 avril 2012 à Bamako © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - Les consultations se poursuivaient vendredi en vue de la nomination d'un Premier ministre et de son gouvernement au Mali, au lendemain de l'investiture du président Dioncounda Traoré, qui a promis la "guerre" aux groupes armés occupant le Nord, s'ils refusent de se retirer. Dans le même temps, quelque 200 prisonniers aux mains des forces du Nord, essentiellement des soldats maliens, étaient en train d'être regroupés pour être rapatriés à Bamako, a indiqué à l'AFP un responsable du Haut conseil islamique qui a participé aux négociations pour leur libération. Dioncounda Traoré a été investi président de transition en vertu d'un accord entre la junte militaire qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT) et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), prévoyant le retour du pouvoir aux civils. L'accord stipule que le futur Premier ministre disposera "des pleins pouvoirs" avec un gouvernement "d'union nationale", qui devrait compter une vingtaine de membres. Sa tâche prioritaire sera de tenter d'ouvrir un dialogue avec les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et Ansar Dine, mouvement islamiste appuyé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui occupent les trois régions du Nord - Gao, Kidal et Tombouctou - depuis fin mars. Faute de dialogue fructueux, M. Traoré, président d'un pays à l'armée démoralisée et sous-équipée qui n'a pas pu résister à l'avancée foudroyante des mouvements armés dans le Nord, leur a promis "une guerre totale et implacable", après avoir rendu "confiance" aux soldats et avec le soutien de ses voisins africains et de la communauté internationale en général. Mais la désignation d'un Premier ministre de consensus s'avère difficile, tant les divisions et les ambitions sont grandes au sein du monde politique malien. -"Oublier son ego"- "Si tous oublient leur ego, si tous oublient leurs appétits, leurs ambitions, leurs calculs et leurs supputations du moment, alors ils seront sans aucun doute ce fil dont l'aiguille a besoin pour coudre", a déclaré Dioncounda Traoré, ex-président de l'Assemblée nationale, dans son discours d'investiture. Il faudra compter aussi avec les membres de l'éphémère junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui ont joué le jeu du retour à l'ordre constitutionnel. Une amnistie leur a été offerte mais ils n'entendent pas se laisser marginaliser. La médiation burkinabè mandatée par la Cédéao, qui a réussi à arracher l'accord de sortie de crise, va continuer à jouer un rôle primordial. Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, recevra samedi à Ouagadougou les leaders politiques maliens et des représentants de l'ex -junte. Ils doivent arriver vendredi soir, mais "les discussions proprement dit vont s'ouvrir samedi matin", selon un haut responsable burkinabé. "Il sera question de la durée de la transition" et "de la composition du gouvernement", selon une autre source au ministère burkinabè des Affaires étrangères en précisant que la rencontre abordera également le "rôle de l'ex-junte et son entrée dans le prochain gouvernement". La situation dans le nord du Mali, où les groupes islamistes ont pris l'ascendant sur la rébellion touareg du MNLA, et où les populations sont vict imes d'exactions et de pénuries, inquiète la communauté internationale. "Il faut tout faire pour éviter la constitution d'un Etat terroriste ou islamique au coeur du Sahel", a déclaré le président français Nicolas Sarkozy à la chaîne I-Télé. "Je ne pense pas que ce soit à la France" d'intervenir militairement, a-t-il ajouté, soulignant cependant que son pays, ancienne puissance coloniale, pouvait "aider" une telle opération, dont la Cédéao brandit la menace. La mouvance Aqmi, très active depuis plusieurs années dans le nord du Mali où elle dispose de bases d'où elle opère dans plusieurs pays du Sahel, retient six Français en otages dans cette région.   AFP 20:51 - 13/04/12

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Commentaires (17)

User
guindo
guindo 15 ans
c'est vraiment honteux de voir ses gens se déchirer pour le pouvoir et ne pas parler de l'intégrité du pays c'est tous des incapable
patriote
patriote 15 ans
chaque jour qui passe met des vies en danger .arrêtez vos luttes de pouvoir et pensez aux populations du nord qui sont pris en otages
Bkaman 15 ans
Je me suis egosille pendant des jours et des jours ici mais maintenat je suis de plus en plus sceptique. Malgre le discours en trompe-loeil du president interimaire, je ne vois pas de volonte reelle de reprendre la situation en mains. Ce que je vois, c’est un pays otage de quelques militaires qui n’ont rien d’autre en tete que de s’installer durablement au pouvoir malgre leur profession de foi et a qui on vient de donner l’occasion de le faire legalement en creant un vide institutionnel au bout des 40 jours. Si l’ordre constitutionnel est retabli, pourquoi est-ce que ces putchistes sont encore la et doivent jouer un role? Pourquoi est-ce que c’est Blaise Compaore qui va contribuer a designer un premier ministre et avoir son mot a dire sur la composition du gouvernement malien? Du jamais vu dans l’histoire. Les Maliens ne sont-ils pas majeurs pour regler leurs problemes entre eux et designer eux-memes leur gouvernement? Pourquoi a-t-on besoin de Blaise pour cela? Est-ce la constitution du mali, les Maliens et leurs juristes qui doivent resoudre les questions institutionnelles au Mali ou bien un »accord-cadre » concocte entre des etrangers, des militaires et quelques politiciens? Est-ce cet accord-cadre qui regit desormais le Mali? A-t-on mis de cote la constitution? Et pendant ce temps ils n’y a meme pas un debut de reflexion sur la facon de regler le probleme du Nord. Les gens continuent leurs bavardages, leurs tiraillements et leurs enfantillages sans fin. Ce coup d’Etat a ete la veritable catastrophe pour le Mali et les gens qui l’ont mene travaillent clairement contre les interets de ce pays et a faire gagner le plus de temps possible aux ennemis du Mali pour consolider leurs positions. Que Dieu sauve le Mali.
Ali kouyaté
Ali kouyaté 15 ans
Alerte! Il y a un certain Tiris qui infeste le site malijet de ses connerie racistes: ce tiris ne l'écoutez pas: il n'est pas malien; c'est une barbouze originaire de la Mauritanie qui roule pour les services secrets du général putschiste multirécidiviste mauritanien , il vient ici sur Malijet pousser son racisme anti-noirs en demandant que le Mali soit repris puis dominé par des faux arabes comme c'est le cas actuellement en Mauritanie. Ce tiris je le repète n'est pas malien, il est un raciste anti-noirs qui a toujours deversé sa haine des noirs sur les sites électroniques!
femme
femme 15 ans
les militaires c'est au front, pas le gouvernement, c'est honteux en fin!
moises
moises 15 ans
LA JUNTE AMNISTÉE, LA JUNTE AU GOUVERNEMET,CELA VA-T-IL ENCOURAGER OU DECOURAGER DES JEUNES CAPITAINES Á FAIRE UN COUP D.ETAT? IL FAUT QUE CETTE JUNTE SOIT ANEANTI Á JAMAIS, CAR C.EST GRACE Á CES VAURIENS MILITAIRES QUE LES REBELLES ONT CONQUIS LE NORD DU MALI. ALORS POURQUOI NE PAS ECARTER TOTALEMENT CES MILITAIRES, QUI NE FONT QUE LA HONTE DU MALI.
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