Le parti CNAS Faso Hèrè et la crise socio-politique au Mali : Zoumana Sacko seul contre tous !

30 Juillet 2020 - 09:25
Mis à jour: 6 ans
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Le parti CNAS Faso Hèrè et la crise socio-politique au Mali :   Zoumana Sacko seul contre tous !
Zorro répond aux auteurs du livre «Le Mali sous Moussa Traoré»
Chers compatriotes, de l'Intérieur comme de la Diaspora, Notre Constitution du 12 janvier 1992 est le fruit d'un long processus véritablement participatif, démocratique et populaire. Partis politiques, y compris ceux revendiquant l'héritage de l'Ancien Régime, société civile, Centrale Syndicale, secteur privé, personnes-ressource dont d'éminents constitutionnalistes maliens -jeunes ou confirmés- y ont tous contribué. Le point culminant en fut la Conférence Nationale, tenue du 29 juillet au 12 août 1991. En plus des catégories ci-dessus citées, ladite Conférence Nationale a vu la participation des délégués du monde rural et des Maliens de l'Extérieur; D'aucuns confondent probablement l'Acte Fondamental no1/CTSP ayant tenu lieu de Loi Fondamentale du Mali pendant la Transition 1991/1992. Ledit Acte Fondamental fut élaboré avant la nomination de votre serviteur comme Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Quant à la Constitution du 12 janvier, nul ne peut en revendiquer la paternité. Il est proprement sidérant d'entendre, depuis 2017, des versions fantasmagoriques dignes de contes de fée pour jardins d'enfants. Pour l'Histoire, il est néanmoins utile de mettre en exergue le rôle important que certains cadres nationaux ont joué dans le processus d'élaboration et de finalisation de notre Constitution démocratique avant (notamment en qualité de membres de la Commission Nationale de Réflexion Préparatoire que votre serviteur avait créée en avril 1991 en préparation de la Conférence Nationale), pendant et après la Conférence Nationale. Certains d'entre eux ont été rappelés à Dieu Le Tout Puissant et Miséricordieux, notamment le Professeur Abdoulaye Diarra, qui fut le Rapporteur de la Commission Constitution de la Conférence Nationale, Wamara Fofana, Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre (plus tard promu Ministre délégué en raison de sa compétence hautement appréciée de tous) et Me Demba Diallo. En sa qualité de Président de la Commission Constitution du CTSP, c'est d'ailleurs lui qui aurait dû présider la Commission Constitution de la Conférence Nationale. Mais, en accord avec le Chef de l'Etat, Président du CTSP, votre serviteur s'y est fermement opposé (M. Cyr Mathieu Samaké présidant finalement la Commission Constitution de la Conférence Nationale) car l'éminent avocat, dont l'éloquence et la verve en Bamanakan aussi bien qu'en langue française sont unanimement reconnues, était déjà en pré-campagne présidentielle et il n'était pas question de lui offrir un tel podium sur un plateau d'or (les débats en plénière étant retransmis en direct à la radio et à la télévision). Fort heureusement, certains cadres sont parmi nous, comme Madame Manassa Dagnoko, les anciens ministres Daba Diawara (Fonction Publique et Travail), Abou Sow,Colonel Issa Ongoïba (ces deux derniers à l'époque membres du Cabinet de la Primature),  Boubacar Gaoussou Diarra (Directeur de Cabinet du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice),Gaoussou Drabo (Directeur de Publication de l'Essor, rebaptisé Quotidien National d'Information), des membres du Cabinet du Ministre Wamara Fofana ainsi que d'éminents autres spécialistes du Droit Public/Droit Constitutionnel que le grand public a découverts avec satisfaction pendant la Transition Démocratique. D'autres cadres, membres ou non du CTSP, ont pu jouer un certain rôle soit auprès du Président du CTSP en raison de relations officielles ou personnelles avec celui-ci, soit  au niveau de la Commission Constitution de Me Demba Diallo mais certains parmi ceux qui s'agitent le plus aujourd'hui n'ont joué aucun rôle pendant les travaux de la Conférence Nationale ou n'y ont même pas participé. La dernière mouture des textes fondateurs de la IIIème République (Constitution, Charte des Partis et Code Electoral) tels qu'adoptés en Conseil des Ministres dans la perspective notamment du référendum constitutionnel initialement prévu le 1er décembre 1991 est le résultat d'une Commission d'une vingtaine de membres placée sous la présidence effective de votre serviteur, avec consigne ferme de ne pas remettre en cause les options fondamentales décidées par la Conférence Nationale. En temps opportun, lorsqu'il s'agira d'écrire l'Histoire de la Transition Démocratique 1991/1992, nous reviendrons plus en détail sur ces aspects au moment où la crise politique actuelle semble favoriser la confusion, la manipulation des esprits et la désinformation. Bamako, le 26 juillet 2020   Soumana Sako  Ancien Premier Ministre 

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Commentaires (11)

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COQUIN
COQUIN 6 ans
Zoumana SACKO ou rien Président et Premier Ministre en même temps ; Bassary TOURÉ comme Ministre des Finances et de l'économie et du Budget ; Cheick Oumar CISSOKO le Cinéaste à la Culture, Moussa Sinko COULIBALY comme Chef des Armées; Dahirou DEMBELE comme Chef Adjoint des Armées; Clément DEMBELE à la Justice Garde des Sceaux; Mahamadou KASSOGUE au Pôle économique et Financier. Si vraiment le M5 - RFP aime bien le Mali, alors le M5 - RFP doit opter pour cette proposition du gouvernement partiel. Ces Cadres honnêtes et valables vont diriger le Mali pour une Transition de 5 ans. Cette Transition sera un véritable Test très dur. L'armée dans les Casernes et les Religions dans les Mosquées et dans les Églises. Point Barre. Je donne ma tête à couper : le Seul Sauveur du Mali est Zoumana SACKO comme Bassary TOURÉ et autres. On ne mange pas avec le dos de la Cuillère. Disons la logique entre nous Maliens. Mais pourquoi personne ne parle de ces Cadres valables et honnêtes dans les Médias télévisés ou sur les Ondes Radio. Ce que je vois, la presque totalité des Maliens n'aiment pas ces Cadres cités ci dessus parce qu'une fois au Pouvoir; ils vont hermétiquement boucher toutes les portes des fléaux (Vol Intelligent, Malversations financières, Népotisme, Corruption, Affairisme et autres ). Voilà pourquoi il est très très difficile de faire redresser le Mali à souhait. Si vraiment on veut résoudre la difficile équation ( RWANDA = MALI ) nous devrons impérativement choisi SOUMANA SACKO et Bassary TOURÉ pou un décollage irrésistible. Vraiment. SAPRISTI dans un Pays extrêmement pauvre comme le Mali où chaque régime des Multimilliardaires. Le Seul SAUVEUR Est SOUMANA SACKO; Bassary TOURÉ et autres. MERCI BEAUCOUP.
Tom
Tom 6 ans
Le pays brûle Zou Sako regarde son nombril........ Comme IBK qui somnole devant sa bouteille de Johnny Walker... Frustrant..... Deux personnages à l'ego surdimensionné, des boursouflures égocentriques.......
Ilias
Ilias 6 ans
Soyez raisonnables. Si nous sommes dans ce pétrin c'est parce que certaines dispositions de la Constitution sont contestées aujourd'hui. On ne peut sortir de cette crise sans parler de la constitution du Mali de 1992. Beaucoup de jeunes qui gesticulent maintenant n'ont pas connu la lutte de 1991. Zoumana SACKO voulait juste dire qu'on ne doit pas piétiner la Constitution chèrement acquise avec la participation de toutes les couches socio-professionnelles du pays. S'il y a insuffisance dans cette Constitution, il faut la modifier dans l''ordre, la discipline et la bienséance.
clay
clay 6 ans
Si notre Constitution n'avait pas de problème nous n'en serions pas là à la recherche de solution.
Vérité
Vérité 6 ans
Zou,ne pas évoqué le nom de Charles Abdoulaye Danioko paix à son âme,vous êtes passé à côté. La mémoire de la Conférence nationale
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