Mali : la convention proposée par Sanogo continue de diviser la classe politique et déplaît à la Cedeao

16 Mai 2012 - 20:16
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_66945" align="alignleft" width="350" caption="L'ex-pustschiste, le capitaine Amadou Haya Sanogo en avril. © AFP"][/caption] Le leader de l'ex-junte malienne, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a pris tout le monde de court. Lundi 14 mai, il a annoncé la tenue de la Convention nationale avant le 22 mai, date butoir de l’intérim du président Dioncounda Traoré. Objectif : empêcher que ce dernier soit maintenu dans ses fonctions pour l'année de transition. Et cela malgré les recommandations de la Commission des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et des États-Unis... Coup de sang ou coup de génie minutieusement réfléchi ? L’annonce de l'ex- chef putschiste, Amadou Haya Sanogo, qui assure avoir demandé au Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, d’organiser la Convention nationale -  mentionnée par l’accord-cadre signé début avril entre la junte et le médiateur mandaté par la Cedeao - avant le 22 mai, n'a pas manqué de susciter des réactions. Par la voix de Tiebilé Dramé, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie (FDR), opposé aux putschistes depuis le début de la crise malienne, a déclaré qu'il « attendait de voir » et a prévenu d'ores et déjà qu’il ne s’associerait à aucune violation de la Constitution. Une vision que ne partage pas Me Mamadou Ismaila Konaté, avocat malien. Au contraire, rappelle-t-il, c'est justement à cause des insuffisances de la Constitution que l'accord-cadre entre le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE) et la Cedeao a dû être signé le 6 avril. Selon cet accord, l’intérim est balisé par la Constitution du Mali, contrairement à la transition. Et il est formel : l’intérim de Dioncounda Traoré - président de l’Adema et du Parlement, investi le 6 avril à la place de ATT démissionnaire - finit bel et bien le 22 mai. Traoré, "quarante jours et pas un de plus !" Les mouvements pro-junte, à savoir le M22 et la Copam, n’avaient pas encore réagi lundi soir aux déclarations de Sanogo. Mais leur hostilité vis-à-vis de Dioncounda Traoré laisse peu de doute sur leur souhait de le voir recalé à la fin de l’intérim. On se souvient qu'ils avaient exigé la tenue de la convention nationale dès la mi-avril pour que les parties prenantes s’entendent sur les modalités de la transition. Me Mountaga Tall, président du Congrès national d’initiative démocratique (CNID), ne cache pas non plus son souhait d’avoir quelqu’un de moins politiquement marqué pour conduire une transition dont l'un des objectifs majeurs sera justement d'organiser le prochain scrutin présidentiel. Le parti d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK), le Rassemblement pour le Mali (RPM), n’est pas en reste. Il avait épluché très tôt l’accord-cadre et déduit que le président intérimaire ne pouvait être à la manœuvre que « pour un maximum de quarante jours ». On se souvient, pour finir, du retentissant « c’est quarante jours et pas un de plus !» lancé par Sanogo, lorsque, le 26 avril, les chefs d'État de la sous-région ont décidé de maintenir Traoré à la tête de la transition pendant douze mois. Cette sortie musclée de Sanogo n'a d'ailleurs pas manqué d'énerver au plus haut point l’administration Obama, qui voit désormais en lui l’obstacle au retour effectif à l’ordre constitutionnel. Zone d'ombre L’ambassadeur des États-Unis à Bamako est monté au créneau ces derniers jours. Rencontrant la presse, la société civile et les acteurs politiques, il réitère l’adhésion de son pays aux décisions de la Cedeao, déplorant le temps perdu par le Mali sur les questions institutionnelles. Il a également rappellé que le Sahel "brûlait" et prévenu l’ex-junte des conséquences qu'aurait sur le pays un second putsch, après le 22 mai. Une position partagée par les chancelleries et les agences de coopération à Bamako, même si toutes se disent pourtant favorables à ce que l’ex-junte s’occupe de la restructuration de l’armée. Mais ce sont justement les intentions de Sanogo qui restent encore floues. Souhaite-t-il lui-même être le président de la transition ? Pour certains, c’est évident. Pour d’autres, il a compris que c'était impossible et que c'est la raison pour laquelle il a déjà cédé début avril. Qui alors ?  « Personne d’autre que le Capitaine Sanogo », lance, sans détour, l’ancien ministre Younouss Hameye Dicko, chef du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS). Une telle proposition, bien entendu, ne plaira ni à Ouagadougou, ni à Abidjan, et ne serait ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre à la Cedeao, laisse-t-on entendre dans l’entourage du président Ouattara. Il se dit d'ailleurs que ce dernier apprécierait peu Dioncounda Traoré et  Cheick Modibo Diarra. Depuis la sortie de Sanogo, on aura finalement entendu tout le monde excepté les juges constitutionnels du Mali, au grand dam des médiateurs Djibril Bassolé et Adama Bictogo qui étaient attendus à Bamako le 15 mai, avant d'être retenus chez eux par une méchante grippe. Si elle est plus diplomatique que virale, c’est une façon de signifier que le dialogue est pour l’instant rompu entre la Cedeao et la junte.   16/05/2012 à 16h:49 Par Adam Thiam jeuneafrique.com

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Commentaires (38)

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-UN PEUPLE QUI SOMMEILLE OU QUI A PEUR DONNE UN BLANC-SEING, TOUTES LES RAISONS ET CHANCES A SES INSTITUTIONS ET REPRESENTANTS DE LE TONDRE ET DE CASSER LE SUCRE SUR SON DOS. C’EST DANS SON SOMMEIL QUE LE NORD A ÉTÉ DEMILITARISE, QUE L’ATT-CRATIE, L’IMPUNITE, L’ENRICHISSEMENT VERTIGINEUX/REVOLTANT DES « ELITES » ET LA MANGE-CRATIE SONT DEVENUS LE SPORT NATIONAL ET UN SIGNE DE BENEDICTIONS AU MALI. SANOGO EST LE PRODUIT DE CE SYSTÈME. VOILA POURQUOI LUI ET SA CLIQUE, AINSI QUE LES SOI-DISANT PARTIS POLITIQUES DE L’ATT-CRATIE/MANGE-CRATIE CONTINUERONT A SACRIFIER LES INTERETS SUPERIEURS DU MALI. -UN PEUPLE VIGILANT, TRAVAILLEUR, CREATEUR DE BIEN ETRE ET ALERTE EST EN SOI UN CONTRE-POUVOIR GRACE AUX INSTITUTIONS FORTES ET JUSTES QU’IL METTRA EN PLACE. « GENERALEMENT TOUS LES PEUPLES DU MONDE ONT LES REGIMES QU’ILS MERITENT. TOUS LES PEUPLES DU MONDE MERITENT LEUR DESTIN ET LEUR HISTOIRE PARCE QUE C’EST LES PEUPLES QUI SONT TOUJOURS LES PLUS FORTS. MAIS SI LES PEUPLES DECIDENT D’ETRE LES PLUS FAIBLES ILS PAYENT LE PRIX DE LEURS COMPROMISSIONS. TOUTES LES COMPROMISSIONS SE PAYENT ICI-BAS! QU’ELLES SOIENT INDIVIDUELLES OU COLLECTIVES » NORBERT ZONGO -LE PEUPLE MALIEN DOIT RE-PRENDRE SON DESTIN EN MAIN. C’EST LUI QUI ACCEPTE DE PERDRE OU DE GAGNER. LE PEUPLE A FAIT LE MAUVAIS CHOIX DE SE COMPLAIRE DANS LA MEDIOCRITIE, LA PARESSE, LA COMPROMISSION, LA FAUSSE FIERTE DANS L’ARROGANCE, LE DENI DE LA REALITE. AUJOURD’HUI LE PAYS PAYE LE PRIX FORT ET « APOCALYPTIQUE » DE CE CHOIX. UN PAYS NE SE CONSTRUIT PAS SANS VISION, STRATEGIES ET ACTIONS. PLUS LONGUE SERA LA TORPEUR, PLUS LABORIEUX SERA LE REVEIL ! AUCUN MALIEN NE SERA HEUREUX SUR LE DOS DU MALI. EN LE VOULANT IL S’AUTO-DETRUIT INELUCTABLEMENT. ALORS QUE LE MONDE VIT UNE CRISE ECONOMIQUE COMPARABLE A CELLE DE 1929 LE MALI SE COMPORTE COMME UN PAYS EXTRA-TERRESTRE EN TRAIN DE SE FAIRE HARA-KIRI -IL EST TEMPS QUE LES MALIEN(NE)S RECOURENT EN MASSE A LA DESOBEISSANCE CIVILE POUR SORTIR DE CETTE SITUATION DE BLOCAGE AVEC POUR SLOGANS : « AGIR POUR LE MALI ! EN ENFER LE CNRDRE, DIONCOUNDA, LES PARTIS POLITIQUES, ETC !!! COUDEES FRANCHES AU GOUVERNEMENT DE TRANSITION POUR LIBERER LE NORD ET RECONCILIER LES MALIENS !!! -SANOGO ET SON CNRDRE AINSI QUE DIONCOUNDA ET LES PARTIS POLITIQUES SONT LES VERITABLES ENNEMIS DU MALI. CHAQUE JOUR DE BLOCAQUE QUI PASSE NOUS PROUVE QU’ILS MENENT LE MALI A SA PERTE TOTALE, APRES CELLE DU NORD. -HELAS SANOGO N'EST PAS SANKARA OU RAWLINGS !
moussa ag
moussa ag 14 ans
5JOURS ET PAS PLUS DE 1HEURE AVANT LE SECOND COUP D'ETAT IRREFLECHI... Si le fanfaron de SANOGO s'occupait du NORD apres la creation du gouvernement par le premier ministre qu'il a impose...on aurait fait du progres... C'est ce que son DEVOIR demande...c'est ce que son SERMENT demande...c'est ce que la CONSTITUTION demande... c'est ce qu'il a avance comme RAISON POUR SON COUP D'ETAT IRREFLECHI... c'est pour ca que LE CONTRIBUABLE MALIEN L'A LOGER, NOURRI, EDUQUER, FORMER...c'est probablement ce que LES POPULATIONS DU NORD QU'IL A ABANDONNE VEULENT...c'est ce qui est UNE URGENCE HUMANITAIRE AUJOURD'HUI... DIS MOI LE CONTRAIRE SUR UN SEUL DE SES POINTS... Par rapport au nord, le fanfaron dit "IL VAUT MIEUX NE PAS DANSER QUE DE MAL DANSER..." POURTANT LES POPULATIONS DE GAO ESSAIENT DE "DANSER" ALORS QU'IL N'ONT JAMAIS EU UN JOUR DE FORMATION DE DANSEUR...ILS DANSENT POUR LEUR VIE ET NE VONT PAS ATTENDRE DES POLTRONS QUI NE COMPTENT JAMAIS DANSER MALGRE LEUR FORMATION DE DANSEURS AU FRAIS DU CONTRIBUABLE MALIEN... C'est facile de FUIR SON DEVOIR DIFFICILE pour se creer DES RESPONSABILITES FACILES sou le clim a BAMAKO... HONTE A SANOGO ET CES FANFARONS POUR AVOIR LAISSER NOS POPULATIONS DU NORD A LEUR SORT! HONTE A CEUX QUI LE SUPPORTE...SI C'ETAIENT VOS MERES, TANTES, SOEURS, COUSINES, AMIES,...QUI SE FAISAIENT VIOLER LABAS...VOUS AUREZ D'AUTRE PRIORITE POUR CE FROUSSARD ET SA RACAILLE...ET CA N'AURAIT PAS ETE "SURVEILLANT NATIONAL" QUELLE MALEDICTION NATIONALE! AU FRONT OU AU DIABLE! Moussa Ag
Maru
Maru 14 ans
sanogo et son CNRDRE a signe l'accord cadre avec CEDEAO sans les forces vives de la nation. Maintenant se trouvant incapable de suivre les recommandations de la CEDEAO,le Cpt veut se fier a son peuple ou forces vives de la nation. L'heure n'est plus au tatonnement, il faut qu'on soit pragmatique face a cette situation. Si le Cpt retournent dans sa caserne avec ses gards et s'abstenir totalement de la politique, il ne sera jamais omis dans l histoire de la nation malienne malgre les consequences nefastes de son coup. Dans le cas echeant, s'il sort de cette situation comme Robert Guey, je pense qu'il ferra honte a sa descendance. Pour preserver ses valeurs d homme et de militaire je pense qu'il faudra observer les principes de la democratie, qui sont une realite univernelle de nos jours. J avais compris l'objection du cpt a ATT. Mais ATT a demissionne malgre son droit le plus legitime de dirriger parcequ'il aime son pays. Le cpt est toujours la. Que Dieu aide le Mali
Tiramakan
Tiramakan 14 ans
S Est-il besoin d’attirer votre attention, encore une fois, sur le fait que ce sont ces jeunes et vaillants Officiers de l’Armée malienne que vous semblez tant dédaigner, qui ont mis définitivement fin et avec la manière, au pouvoir que j’éviterai de qualifier, du <> Général et son régime. Quoi qu’il advienne, le CNRDRE <>.A bon entendeur,… Chers Messieurs de le CEDEAO, trouvez-vous intellectuellement honnête d’exiger à l’une des parties signataires (le CNRDRE) d’un accord, le respect scrupuleux de celui-ci, alors même que vous, l’autre partie signataire, vous vous offrez le luxe de fouler aux pieds le dit accord, de manière flagrante, avec force arrogance, à travers des résolutions arbitraires. Cela est intolérable ! Comment, alors, voulez-vous, objectivement mettre en œuvre <> ? L’article 36 de la Constitution malienne du 25 Février 1992, clairement formulé, est édifiant à suffisance Monsieur le Président ! Quelle lecture faites-vous de l’article 6 Chapitre II de l’Accord –cadre du 10 Avril 2012 ? En tout cas, du moment où il reste encore des Maliens patriotes, prêts à ne brader leur foi et leur idéal contre tout l’or du monde, nous nous assumerons. Par conséquent, la question du retour à une vie constitutionnelle <> doit être ramenée à de plus justes proportions et appréciée froidement. Le mal malien- j’y reviens –est profond, très profond. C’est la somme de frustrations et d’insatisfactions de toutes sortes, nées d’un environnement naturel difficile, d’une situation socio-économique précaire et d’évidentes carences humaines dans tous les secteurs de la vie nationale. Si tant est qu’à quelque chose malheur est bon, la crise actuelle devrait mobiliser toutes les énergies nationales en vue du salut. Reconnaissez donc Messieurs de la CEDEAO que les décisions prises lors du sommet d’Abidjan, arrivent vraiment comme un cheveu dans la soupe. Il ya là, comme on le voit, un faisceau de présomptions accablantes et susceptibles, sinon de nous mettre en situation difficile, du moins de vous aliéner nombre d’amitiés et de sympathies. Pour le Capitaine Sanogo, <> Alors, n’abusez point de la bonne foi et de la volonté inébranlable de notre peuple à vouloir vivre en paix chez nous, et en harmonie avec tous les peuples de la terre. Nous refusons catégoriquement la mise sous tutelle, sous quelque forme que ce soit, de notre grand Mali et sommes prêts à user de tous les moyens pour l’empêcher. Je rappelle que l’histoire retiendra que la CEDEAO est bel et bien comptable de toutes les situations qui ont abouti aux crises sans précédent que nous vivons actuellement, par sa complicité tacite avec le régime défunt. Je vous renvoie, pour votre méditation personnelle à la Charte de Kouloukan fouga, particulièrement son article 26 qui stipule. <> Quel dommage qu’une organisation sous-régionale, de l’envergure de la CEDEAO ne ‘’ fonctionne’’ en réalité que pour du syndicalisme, défendre des chefs d’état au détriment des Etats, et dire que l’intégration des peuples devrait passer par là ! Le Nord du Mali est certes, actuellement, entre les mains de terroristes par votrepar votre faute, mais le Sud, lui, vous n’en ferez pas ce que bon vous semble. Ce que les Etats ont décidé de nous refuser aujourd’hui, nous l’obtiendrons, avec la grâce de Dieu, avec les Nations, très bientôt. Quoi qu’il arrive, le <> amorcé sera poursuivi jusqu’à son terme et d’autres peuples pourront puiser dans notre révolution les ressources qui leur permettront de se libérer définitivement de la tyrannie organisée par des chefs d’état <> quand –même d’élections. Le Mali, cette terre de paix et d’hospitalité, par un concours de circonstances, ploie, momentanément, sous le joug, mais ne sombrera jamais. Les marchands d’illusions et autres mystérieux manipulateurs sont priés d’aller voir et se faire voir ailleurs. Bamako le 1er Mai 2012 Abdoulaye Thiambal SISSAO Directeur d’école à la retraite Bamako - Mali
Tiramakan
Tiramakan 14 ans
Vivement la Convention nationale ! Une semaine seulement après la mise hors d’état de nuire d’ATT et son régime par notre vaillante Armée, le Capitaine Sanogo, Président du CNRDRE, toujours fidèle à ses engagements, a pris la très sage décision de convoquer pour le 5 Avril 2012, la Convention Nationale. Le Capitaine Sanogo ne se doutait point que son initiative, pourtant salvatrice pour notre peuple tant éprouvé, irriterait les responsables de la CEDEAO .Nous savons, au Mali aussi, qu’ ‘’aucune révolution contemporaine n’a transformé, comme par enchantement, les privilègiés d’hier en des agneaux repentants, prêts à se sacrifier ou à sacrifier sur l’autel de la collectivité leurs avantages sociaux.’’ Il y aura toujours, de ce point de vue, des <> qui cracheront sur tout ce qui se fait au Mali. Fort heureusement, les chefs d’Etats de la CEDEAO, lors du sommet de Dakar, sorte de session de rattrapage, ont assoupli leurs exigences vis-à-vis du Mali, par l’adoption de résolutions relativement acceptables. Nous avons comme l’impression que c’est par rapport à l’interlocuteur en face que certaines décisions sont prises à ce niveau.(Le chef du Gouvernement du Mali a participé cette fois-ci à la dite session ). La tenue de la Convention Nationale est un impératif pour le Mali. Le Mali d’aujourd’hui connait des problèmes internes qui portent un coup sévère à son intégrité, à sa souveraineté, à sa cohésion sociale, à son avenir économique, à son avenir tout court. Les évènements très regrettables survenus à Bamako les journées du 30 Avril au 1er Mai dernier en sont une parfaite illustration. Le Président du CNRDRE, dans son message relatif à la convocation de la Convention nationale a encore une fois donné la preuve de sa ferme détermination à ne rien ménager pour sortir définitivement le Mali de la situation spécifique que nous vivons. Il avait invité l’ensemble de la classe politique et les acteurs de la société civile à se faire représenter sans exception aucune à une Convention Nationale ‘’ Pour qu’en Maliens, nous décidions de ce qui fera le bien de ce pays de façon consensuelle et démocratique, en toute liberté.’’ Il a demandé à ne pas céder à la panique, car ‘’ le Mali vit ce qu’il ne mérite pas et c’est vous seuls qui pouvez abréger cela, en montrant de façon consensuelle à toutes les opinions vos vœux, la démarche souhaitée par une majorité pour un Mali meilleur.’’ Il a, enfin, émis l’espoir que ‘’ nos pairs de la CEDEAO prendront acte des décisions et conclusions de la Convention nationale afin de libérer le pays de l’impasse actuelle…’’ Malheureusement , les ‘’gendarmes ’’ de la CEDEAO, encore et toujours eux ,faisant croire qu’ils savent mieux que nous Maliens ce qui nous conviendrait le mieux , se sont empressés de donner un coup d’arrêt à la tenue ,à la date initiale ,de la Convention nationale qui fut reportée sine die à une date ultérieure. Comme il est loisible de le constater, la Convention nationale est d’une impérieuse nécessité, c’est une étape décisive, donc incontournable, vers l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés. Pour le peuple piégé, la Convention nationale doit être la priorité des priorités, car elle permettra aux principaux ‘’acteurs’’ de la vie politique nationale, de se parler en face, de’’ vider leurs sacs’’, de vider tous les contentieux afin d’aboutir à une certaine décrispation et de repartir sur une base saine et durable. ‘’Plus personne ne pourra alors se cacher derrière un bouclier à toute épreuve.’’ Il nous appartient à nous Maliens, à la fois acteurs et victimes de notre ‘’ mal gouvernance’’ de prendre conscience pendant qu’il est encore temps, de la traumatisante situation dans laquelle nous pataugeons depuis un bon moment, de rechercher, trouver et traduire dans les actes, les solutions idoines à la crise malienne. La feuille de route que tout le peuple attend doit être décidée par tous les patriotes au cours de ce forum. Il reste entendu que l’un des grands défis du moment à relever reste les questions de l’Etat et de l’Armée dont la réforme s’avère fondamentale. ‘’Il faut un Etat efficace et centré qui remplisse ses fonctions de souveraineté élémentaire, qui assure le bien-être individuel et collectif et qui serve de régulateur social.’’ Quant à notre Armée, nous la voulons désormais véritablement républicaine, soudée, bien formée, disciplinée et motivée, convenablement équipée, capable d’accomplir avec dignité, bravoure et loyauté sa mission régalienne. Le temps presse .Nous ne pouvons plus attendre indéfiniment une providentielle autorisation du <>. Assumons – nous donc ! Bamako, le 08 Mai 2012 Abdoulaye Thiambal SISSAO Directeur d’école à la retraite Bamako – Mali
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