Rencontre AES/CEDEAO-UA Des ponts et non des murs ?

20 Avr 2026 - 09:11
Mis à jour: 6 mois
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Rencontre AES/CEDEAO-UA Des ponts et non des murs ?
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Rencontre AES/CEDEAO-UA Des ponts et non des murs ?
Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Komla Dussey

La capitale togolaise ouvre grandement les bras au Mali, au Burkina Faso et au Niger dans leur rupture stratégique…Ce qui a permis de noter que le point de non-retour est franchi par l’Alliance des Etats du Sahel (AES)!

Ayant refusé de se soumettre aux principes édictés par les instruments de promotion de la démocratie, notamment le Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, les pays de l’AES avaient plus que jamais besoin d’une oreille attentive et d’un allié discret. C’est désormais chose acquise avec le Togo du président Faure Essozimna Gnassingbé.

C’est ainsi que lors de cette rencontre organisée par les autorités togolaise, sous l’égide de la CEDEAO et de l’Union Africaine, le samedi 18 avril dernier, les délégations présentes ont fini par accepter la séparation douloureuse d’avec le Mali, le Burkina et le Niger. Ceux-ci bénéficient désormais d’un soutien dynamique des autorités togolaises. Et le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Komla Dussey dira que le Togo veut ériger entre les pays de l’AES et lui, « des ponts là où des gens veulent construire des murs ». Comme pour faire un véritable pied de nez à des dirigeants comme Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Patrice Talon du Bénin, qui vit ses derniers jours au palais présidentiel du Bénin.

Pour les autorités togolaises, les pays de l’AES ne sont pas des partenaires de circonstances, mais des alliés de taille. « Le Togo est pour le Sahel », a martelé le ministre Dussey à la satisfaction totale de ses homologues de l’AES.

Lors d’une rencontre sur « la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel », le samedi 18 avril dernier, la CEDEAO et l’Union Africaine ont dû constater que les pays de la confédération AES ont définitivement franchi le point de non-retour… Comment cela peut-il en être autrement, quand Lomé leur ouvre si grandement son port en eau profonde et son territoire pour y transiter leurs importantes marchandises, dont l’uranium nigérien, l’or et le coton malien et  burkinabé.

Ainsi, par une diplomatie politico-économique vigoureuse, le dirigeant togolais tire astucieusement les ficelles pour des transitions sahéliennes, qui devraient se prolonger. Car, si la CEDEAO a toujours rêvé passer par des manœuvres peu orthodoxes pour obliger Bamako, Ouaga et Niamey à revoir leur copie de la rupture, Lomé, qui rêve d’un pouvoir prolongé se frotte les mains. 

 Et tous ces Etats ont fini par se rapprocher résolument de Moscou au détriment de Paris et de Washington. Comme pour dire que « les ponts», dont il s’agit, commencent depuis les eaux froides de la Russie. Pour freiner les ardeurs « des murs » de la CEDEAO appuyés par l’Union Africaine ? Pourquoi pas ! Pour peu que la dynamique AES se poursuive et se consolide dans les consciences et dans les opinions publiques de la région sahélienne.

 

Boubou SIDIBE /maliweb.net

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Commentaires (3)

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Fanga
Fanga 6 mois
Le Togo est à l'Afrique noire en dessous du Sahara ce que le Maroc est à l'Afrique blanche au dessus du Sahara. Ces deux États ont par ailleurs en commun le fait d'être proches des "services" israéliens qui les conseillent à l'occasion, dit-on. / C'est bien si ces États sont pacifiques et pragmatiques à l'égard du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Cela toutefois n'exclut pas mais implique une grande prudence lorsqu'on traite avec le Maroc et le Togo, comme lorsqu'on traite avec la plupart des États étrangers du monde. C'est dans la durée, dans deux ou trois décennies, après le départ du pouvoir des dirigeants actuels, qu'on connaîtra mieux l'impact positif, négatif ou nul de la politique du Maroc et du Togo concernant les pays de l'AES.
Fanga
Fanga 6 mois
Ce Dussey ne m'a jamais inspiré une grande confiance. Il vaut utiliser le port du Togo quand ça nous arrange au Mali. Pour le reste, il faut rester à l'écart du Togo qui n'a pas grand chose à apporter à notre pays. On n'a pas besoin d'aller à Lomé pour discuter avec un quelconque État occidental ou organisation régionale. Il vaut mieux s'adresser à Dieu qu' à ses saint, dit-on. Le pouvoir politique du Togo est en train de renforcer son régime en utilisant l'AES. Ça, c'est répugnant. Mais c'est tout le monde qui utilise l'AES : régimes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, États étrangers extra-africains, organisations régionales et internationales, influenceurs, etc. Or, l'AES est basée sur du faux et de la publicité trompeuse. Beaucoup de gens s'en rendront compte dans quelques années. Ça sera trop tard pour la préservation des maigres ressources financières et humaines de nos pauvres États du Sahel qui auraient pu être entièrement consacrées au développement de cette partie de l'Afrique.
Kinguiranke
Kinguiranke 6 mois
Bouboutigua i Malankolon den ani Fasomandjugu den, merci pour le torchon et n'oublies jamais que la dignite et l'honneur des pays de l'AES ne se vendent pas et que leur souverainite ne s'achete pas! Gloire au grand peuple de la Confederation de l'AES! Honneur aux Presidents Assimi Goita, Ibrahim Traore et Abderahmane Tiani
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