Soumeylou Boubeye Maïga lors du 1er congrès ordinaire d’ASMA-CFP : «Nous maintenons sans réserve notre soutien au président de la République»

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Soumeylou Boubeye Maïga
Soumeylou Boubèye Maïga

L’Alliance pour la solidarité au Mali (ASMA-CFP) a tenu ce week-end son 1er congrès ordinaire au Palais de la culture. Au cours de cette instance suprême du parti né, il y a seulement 18 mois, les militants et cadres d’ASMA sont venus de l’ensemble du territoire national pour prendre part à cette rencontre. C’est devant ce beau monde que le président d’ASMA-CFP, Soumeylou Boubeye Maïga, a réaffirmé le soutien de son parti au Président de la République et son appartenance à la majorité présidentielle. Nous vous proposons l’intégralité de son discours.

Mesdames et Messieurs les délégués,

Chers invités

Je voudrai tout d’abord saluer la présence massive des participants à notre Congrès. Présence qui constitue pour la Direction de notre parti autant un témoignage de fidélité qu’une source de réconfort et un motif d’encouragement. Je sais que vous êtes toujours plus nombreux à venir de très loin, en surmontant des conditions de voyage souvent éprouvantes. Je vous remercie de l’investissement personnel auquel vous consentez ainsi et qui trouve sa récompense dans le rôle de plus en plus important que prend notre parti dans la vie publique du Mali.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

La création de l’ASMA – CFP le 19 mai 2013 s’inscrit pour nous dans la logique d’un engagement politique qui se caractérise avant tout par sa constance. Certes, notre parti est jeune. Certes, la page que nous écrivons est nouvelle. Mais la lutte que nous menons est ancienne et elle est marquée par la fidélité aux valeurs et aux idéaux qui fondent depuis toujours notre action au service de notre Nation.

Notre combat se mène autour d’idées simples et fortes, réunies dans notre devise « Liberté, Unité, Solidarité ».

Nous nous sommes toujours investis pour défendre notre proximité avec le peuple ; pour créer les conditions permettant de rendre possible ce qui est nécessaire ; pour convaincre chaque citoyen qu’il est lui-même porteur de solutions et acteur de changement ; pour redonner confiance à nos compatriotes ; et pour insuffler à ceux-ci la conviction que nous sommes toujours capables de bâtir ensemble une société juste, solidaire, qui va de l’avant au bénéfice du plus grand nombre.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

Notre Congrès se tient à un moment crucial de notre histoire. Les épreuves que nous avons subies au cours des deux années précédentes et les difficultés que nous rencontrons encore aujourd’hui font que le tissu national demeure fragile, que notre société reste dominée par des tensions et des rancœurs et que notre économie doit être relancée. Il y a dans notre pays un climat dominé par l’anxiété, par l’incertitude, par la perte de confiance et, ne nous le cachons pas, par la déception.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

Dans cette période de difficultés, d’interrogations et de doutes, nous devons plus que jamais rester convaincus de la validité de nos choix et persévérer dans notre engagement. Il nous faut préserver ce que nous avons acquis et poursuivre notre action aux côtés de nos alliés pour restaurer la confiance en notre capacité à bâtir la société de justice et de progrès qu’attendent les Maliens.

La conjoncture présente nous impose de procéder à des interrogations intelligentes, car la générosité d’un projet politique ne suffit pas à elle seule à en assurer la mise en œuvre réussie. Mais cette conjoncture ne nous fait pas douter de la justesse des options majeures que nous avons faites. Je tiens à rappeler que dans cette même salle nous avions exprimé notre soutien à Ibrahim Boubacar Keïta pour les élections présidentielles. C’était un choix du cœur, de raison, de conviction et de confiance. C’est un choix que nous maintenons sans réserve, car nous demeurons convaincus de la validité et de la pertinence du projet présidentiel « Le Mali d’abord ».

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

Je voudrai avec votre permission partager avec vous mes réflexions sur trois questions capitales pour l’avenir de notre pays.

 

La première concerne le retour à la paix et la réussite de la réconciliation nationale.

Comme nous en avons tous conscience, notre pays est confronté à l’hypothèque que la situation des Régions du Nord fait peser sur tous les efforts de redressement et de réconciliation. Nous saluons ici les efforts déployés par la Médiation internationale avec l’Algérie comme chef de file pour aboutir à un accord de paix global et définitif entre les différents protagonistes de la crise. Mais nous devons aussi faire le constat des grandes divergences qui subsistent toujours entre les positions des parties que sont le Gouvernement du Mali et les Groupes armés.

Je propose donc que notre parti s’engage de manière résolue dans la recherche de solutions qui permettraient d’éviter l’enlisement des discussions.

Dans les négociations engagées nous avons déjà obtenu un acquis essentiel. Depuis l’Accord préliminaire de Ouagadougou, l’intégrité territoriale et l’unité nationale, donc la souveraineté de l’Etat, ne sont plus remises en cause.

A partir de cette donnée intangible, la conclusion d’un accord de paix juste et durable est certes difficile, mais possible. Difficile en raison de la complexité de la situation que nous affrontons et de la présence de multiples facteurs de crise internes et externes. Possible si la sauvegarde de la Nation et la recomposition de notre vivre ensemble demeurent la priorité des parties.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

Le futur accord de paix devrait être basé sur une appréhension consensuelle de deux grands points : les actions urgentes à réaliser dans une période transitoire et la gestion maîtrisée des évolutions institutionnelles.  

Les actions à mener pendant la période transitoire intégreraient les initiatives suivantes :

  • des arrangements sécuritaires pour permettre le redéploiement de la puissance publique en vue d’apporter les prestations nécessaires aux populations,
  • des mesures transitoires de confiance et de coordination pour faciliter le redéploiement des FAMas.
  • la mise en œuvre d’un vaste programme de réconciliation intra et intercommunautaire, visant à réinstaurer la concorde civile, notamment par le désengagement de tous ceux qui renoncent à la violence,
  • l’identification et la réalisation des actions prioritaires de développement, notamment en matière d’infrastructures et de relance des économies locales.

Les évolutions institutionnelles, qui consacreront tout à la fois la reconnaissance de la pluralité de notre Nation et notre attachement à préserver le caractère démocratique et unitaire de notre Etat, seront expliquées à travers un dialogue approfondi et fécond.

Dialogue qui sera organisé sur tout le territoire national et qui impliquera toutes les forces vives maliennes. Cette approche patiente et pédagogique me semble incontournable pour reconstruire un pays apaisé dans l’unité et dans la stabilité.

Edgar Pisani, facilitateur pendant les négociations de 1991-1992 et avec lequel j’ai beaucoup travaillé à l’époque en tant que Conseiller spécial du chef de l’Etat disait, je cite « Il n’y pas d’unité possible qui ne respecte la diversité, (mais) il n’y a pas de diversité viable et pacifique qui ne soit en quête d’unité » (fin de citation).

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

La deuxième réflexion que je voudrai partager avec vous se trouve au cœur du Projet présidentiel. Aucun Etat ne peut être viable s’il ne se donne pas les moyens d’assurer sa sécurité, de garantir à tout moment l’intégrité de son territoire, de protéger ses citoyens et leurs biens. Au-delà de l’affrontement par les armes, l’engagement militaire est avant tout une confrontation de volontés, de ressources morales et psychologiques.

J’ai toujours considéré que l’Armée est le creuset de notre renaissance en même temps qu’elle incarne l’ambition de la Nation. Fort de cette conviction et en application rigoureuse des directives et orientations du président de la République, Chef Suprême des Armées, j’ai inlassablement œuvré avec volontarisme et fermeté à l’équipement de nos Forces armées et à l’assainissement de leurs rangs. C’est le lieu pour moi de rendre aujourd’hui hommage à l’engagement patriotique de nos militaires, à leur sens de l’honneur et du sacrifice.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

Ma troisième conviction découle tant de mon vécu citoyen que de l’exercice des responsabilités confiées par l’Etat. Aucune nation ne peut se relever dans la dissension permanente, l’anathème et la désunion. La reconstruction du Mali doit prendre appui sur une des principales forces de notre pays, l’unité dans la diversité. Nous sommes une République certes une et indivisible, mais aussi diverse et plurielle.

Nous sommes un pays carrefour, une terre de brassages, une société de partage, une culture d’enrichissement mutuel. Chaque Malien, à quelque ethnie qu’il appartienne, porte en lui une parcelle des autres ethnies.

En tant que force politique, l’ASMA-CFP a devant elle un immense chantier, celui de la renaissance nationale, de la reconstitution de notre unité et du renforcement de notre solidarité. Ce chantier est aussi celui du Président de la République. Je suis de ceux qui pensent que le quasi plébiscite exprimé en faveur de Ibrahim Boubacar Keïta par les citoyens en 2013 a donné à celui-ci le mandat de jeter les bases d’un Mali nouveau.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

Dans la conjoncture actuelle, nous devons à l’ASMA – CFP faire preuve de courage, de constance et de sang-froid. Ainsi seulement, nous pourrons corriger les erreurs et rectifier les trajectoires. Ainsi, nous pourrons surtout rester fidèles au mandat, aux attentes et aux aspirations de nos concitoyens.

Par notre itinéraire commun de lutte et d’engagement, nous avons donné la preuve que notre parti est une force de mobilisation et de rassemblement, une force démocratique et de changement.

De notre parcours, nous avons tiré la leçon et la conviction que nulle part, l’avenir ne s’écrit de lui-même. Je l’ai dit il y a quelques années, je le répète aujourd’hui : la force du changement réside en chacun de nous.

Mesdames et Messieurs les délégués

Chers invités,

L’ASMA-CFP, notre parti, travaille à ce que de l’épreuve naisse le renouveau. Nous sommes profondément persuadés que la situation va changer. Parce que nous savons que les Maliens aujourd’hui désorientés ne succomberont pas au fatalisme. Parce que nous savons que nos compatriotes ont conservé la capacité de reprendre en mains leur destin. Parce que nous savons que nos concitoyens restent déterminés à construire un Mali de progrès et de justice, un Mali d’égalité de chances pour toutes ses filles et pour tous ses fils.

C’est pourquoi aujourd’hui comme depuis toujours, je vous invite à rester debout. Sans céder aux récriminations et aux lamentations. Sans montrer ni faiblesse, ni renoncement.

Vive le Mali uni et solidaire,

Vive l’ASMA.

Soumeylou Boubèye MAIGA

Président de l’ASMA

Commandeur  de   l’Ordre National

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1 commentaire

  1. IBK a dit qu’il retire toute sa confiance à SBM.
    C’est pourquoi la politique est compliquée et les hommes politiques aussi. Comment peut on soutenir une personne qui dit publiquement avoir attiré toute sa confidence en toi et par conséquent il te limoge de ton poste de Ministre.

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