Transition : Plus de 60 partis vent debout contre la prolongation

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Le Cadre d’échange de partis et de regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali, a tenu un meeting, le 6 novembre 2021, au Palais de Culture Amadou Hampaté Ba. Ce regroupement, composé de plus soixante partis et d’associations politiques, en a profité pour marteler son rejet de toute logique d’Assises nationales de la refondation et exige par conséquent le respect strict du délai à la transition.

De la partie étaient Housseini Amion Guindo, président de CODEM, non moins président du directoire de la Coalition du cadre, Dr. Bokary Tréta, Président du RPM, Amadou Koita, Président du parti Yelen Kura, Dr. Youssouf Diawara, président de YELEMA, Mme Traoré Mariam Traoré, présidente du mouvement des femmes de la Coalition, Dr. Modibo Soumaré, de ARTP, Sory Silimana de l’UDD, membre de L’ARP, Abba Cissé de l’ASMA.  En plus des militants et sympathisants de la coalition, Cheick Oumar Diallo, leader du mouvement Fasodjosira et Abdoul Niang, fraichement libéré de prison, étaient également au rendez-vous par solidarité au front du niet à la prorogation que mijotent les hautes autorités. Sur les pancartes, l’hostilité aux assises nationales, à l’organe unique de gestion des élections ainsi qu’à la prolongation de la durée de la transition au Mali était manifeste et le disputaient aux appels pour un retour à l’ordre constitutionnel, au départ de Choguel Maïga ainsi qu’aux dénonciations en rapport avec l’insécurité, la cherté de la vie et led arrestations de personnalités politiques.

Des participants comme Abdoul Niang, Dr. Modibo Soumaré et Boubacar Touré alias BOU, en ont profité pour régler leur compte avec Choguel. Abdoul Niang a par exemple qualifié PM d’empereur avec un seul bilan : «des condamnations» Quant à Dr. Modibo Soumaré,  il a laissé entendre que la gouvernance de l’actuel chef du Gouvernement repose sur le mensonge et le règne de la pensée unique. Et Boubacar Touré de renchérir en expliquant que Choguel est formé en politique au régime non démocratique.

Dans une déclaration lue par Amadou Koita, Président du parti Yelen Kura, la coalition a déploré la remise en cause du chronogramme électoral reconduit du gouvernement de Moctar Ouane, depuis l’avènement de Choguel à la Primature. « Qu’il s’agisse de la révision exceptionnelle des listes électorales, de l’audit du fichier électoral, de la tenue du scrutin référendaire ou encore des actes devant être posés dans le cadre des préparatifs des élections présidentielles et législatives de février 2022 », le gouvernement de Choguel n’a posé aucun acte pouvant rassurer l’opinion nationale et internationale sur sa volonté de respecter le délai de la transition, a-t-on déploré la coalition par la voix de M Koïta.  Et ce n’est pas tout. La coalition reproche également à Choguel d’avoir écarté le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation du processus électoral et ignoré tous les actes posés au profit d’un organe unique de gestion des élections contre la volonté de la majorité de la classe politique et de la société civile ainsi que des techniciens du MATD.

Conséquences, déclame-t-elle, «le scrutin référendaire prévu le 31 octobre 2021 n’a pas eu lieu et la mise en œuvre de l’Organe en charge des élections devant se terminer le 10 octobre 2021 s’est muée en une série de propositions issues d’une table ronde, les 24, 25 et 26 septembre 2021, contestée pour son manque d’inclusivité, notamment la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections, le transfert des prérogatives de la Cour Constitutionnelle à l’AIGE en matière de gestion des élections».

Tout en rejetant le type d’Organe Unique de Gestion des Elections qu’envisage le Gouvernement Choguel, dont elle juge « flous et clivants » l’indépendance, l’autonomie, la transparence, la composition, l’organisation et la désignation de ses membres, la coalition propose, en lieu et place d’un Organe Unique, le «renforcement de la CENI» en lui confiant la mission de contrôle de toutes les opérations électorales.

Sur le calendrier électoral, la coalition s’insurge contre des déclarations dans les médias selon lesquelles «les élections ne sont pas une priorité» et que tous ces « détails » de chronogramme électoraux seraient données au Peuple malien et aux partenaires par les conclusions des Assises Nationales de la Refondation. Et de tenir Choguel Maiga pour seul responsable des conséquences du non-respect des engagements des autorités de Transition avant d’exiger le respect du délai qui lui est imparti, l’abandon des assises nationales de la refondation et de l’organe unique des élections.

Annoncé lors du précèdent meeting, la présidente du mouvement des femmes de la coalition, Mme Traoré Mariam Traoré, a appelé les militants, militantes et sympathisant ainsi que tous les braves fils et filles du Mali à un sursaut national sur le boulevard de l’indépendance. En effet, sans en préciser la date, la Coalition projette un grand rassemblement sur la place mystique de l’indépendance.

 

Amidou Keita

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