Pour atteinte des objectifs de l’assurance maladie obligatoire : L’Assep et la Canam sur un front commun

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La grande salle du gouvernorat de Ségou a abrité le 8 novembre 2014 la journée d’information des directeurs de publication et associés sur l’assurance Maladie obligatoire (AMO). La cérémonie a enregistré la présence du conseiller administratif et juridique du gouverneur, Banian Mamoudou Guittèye ; le directeur général de la Canam, Ankoundio Luc Togo ; l’honorable Yacouba Traoré ; les présidents de la Maison de la presse, Makan Koné, de l’Assep, Bréhima Fall ; le secrétaire général de l’Urtel, Aliou Djim ainsi que les directeurs de publication.

L’intervention du président de l’Assep, Bréhima Fall , a porté essentiellement sur des remerciements à l’endroit des mécènes dont le soutien a permis la tenue de la journée d’information. A leur tête se trouve la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Canam). Par ailleurs, il a réaffirmé l’accompagnement de la presse au combat de la Canam pour une meilleure compréhension et une grande adhésion au régime d’assurance maladie obligatoire. Car, l’assurance maladie obligatoire (AMO) est une belle opportunité pour les maliens, dira-t-il.

Le président de l’Assep a proposé un cadre formel de partenariat entre la presse et la Canam pour plus d’efficacité et d’engagement. Aujourd’hui, a rappelé Bréhima Fall, l’Assep est une organisation qui compte, avec plus de 100 titres de la presse écrite.

Quant au directeur général de la Canam, Ankoundio Luc Togo, il s’est réjoui de l’engagement de l’Assep au côté de la Canam pour l’atteinte de ses objectifs. Pour lui c’était un honneur, une fierté voire un moment fort ce cadre d’échange autour de l’assurance Maladie obligatoire. Car il a estimé que la presse constitue un acteur clé, une des plus importantes pour la sensibilisation.

Pour sa part, Banian Mamoudou Guittèye, représentant du gouverneur de Ségou, a salué et encouragé l’initiative de la journée d’information autour de l’AMO, surtout le choix de la capitale des Balazans. Concernant l’AMO elle-même, il pense c’est une bonne chose. Il est heureux de constater les détracteurs d’hier de l’AMO sont devenus aujourd’hui ses défenseurs.

Après ces interventions, les participants ont entendu une communication du directeur général de la Canam, Ankoundio Luc Togo, relayée par Thiemoko Sangaré. Elle a porté sur la genèse du régime d’assurance maladie obligatoire ; les principes qui sous-tendent l’AMO ; les principales caractéristiques (les personnes assujetties, les bénéficiaires de l’AMO, les taux de cotisation, le panier de soins de l’AMO, le taux de prise en charge de l’AMO, l’offre de soins).

Le Mali a fait le choix de généraliser la couverture médicale de base en prévoyant, dans le cadre du programme de développement sanitaire et social (PRODESS) et du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté, trois types d’intervention pour la prise en charge du risque maladie : la création d’un régime d’assistance médicale (RAMED) pour les indigents ; la mise en place d’un régime d’assurance maladie obligatoire (AMO) pour les travailleurs des secteurs public et privé en activité et à la retraite, ainsi que leurs ayants droits  et enfin le développement de la mutualité.

Le régime d’assurance maladie obligatoire a été institué par la loi N°09-015 du 26 juin 2009. Il a pour but de permettre la couverture des frais des soins de santé inhérents à la maladie et à la maternité des assurés et des membres de leur famille. L’AMO a pour avantage de permettre, entre autres, par la mutualisation des ressources et des risques, l’augmentation de la solvabilité de la demande de soins de santé chez les personnes couvertes.

Le régime d’assurance maladie obligatoire est géré par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Canam) qui délègue certaines fonctions techniques, notamment la collecte des cotisations et le paiement des prestataires à ses organismes gestionnaires délégués que sont la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’institut National de Prévoyance Sociale (INPS).

La présentation a été suivie par des débats fructueux qui ont permis aux femmes et hommes de médias d’avoir des éléments de réponses à leurs préoccupations concernant l’AMO.

A la cérémonie de clôture, les participants ont adressé des motions de remerciement, surtout à l’endroit de la Canam et du gouverneur de Ségou, formulé des recommandations, notamment la signature d’une convention entre l’Assep et la Canam et l’institution d’un concours primant le meilleur article sur l’AMO.

De notre envoyé spécial Ahmadou Maïga 

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