Journée mondiale de la presse :  « L’information comme bien public » au cœur d’une semaine activités au Mali

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Le Mali, à l’instar, des autres pays du monde célèbre, ce lundi 3 mai, la journée internationale de la liberté de la presse sous le thème de « l’information comme bien public ».
Une semaine durant, les professionnels de la presse malienne, les communicants et les blogueurs vont entretenir les jeunes journalistes et les étudiants, à travers plusieurs débats et d’émissions télé et radiophoniques sur l’importance de l’information. Au menu des thèmes qui seront débattus, nous retenons : l’information comme bien public, la cybercriminalité et la liberté de la presse, la charte des antennes des radions et des télévisions, la protection sociale des journalistes, les médias et réseaux sociaux : le journalisme citoyen à l’épreuve des pratiques…
Autant d’activités qui vont meubler cette trentième édition de la liberté presse au Mali. A l’ouverture de la semaine, le nouveau président de la maison de presse, Bandiougou Danté, a rappelé les conséquences du contexte sanitaire rendant difficile la pratique du métier, les interpellations extrajudiciaires et les plaintes formulées contre les journalistes. Autant il a dénoncé les intimidations contre la presse autant il a condamné les dérapages de la presse en faisant une mise en garde contre ces pratiques qui nuisent l’image de la presse. « La Maison de la Presse ne saurait cautionner des dérapages de certains confrères », prévient-il. De quoi évoquer la problématique de la régulation qui se pose avec acuité. Bandiougou Danté a interpellé ses confrères à l’autorégulation et de la co-régulation de l’espace médiatique malien.
AU Mali, en trente ans de pratique démocratique le nombre des organes se sont multipliés par dix avec 450 radios enregistrées à l’URTEL, 150 journaux, des dizaines de télévisions et l’émergence de nombreux sites en ligne. Mais, ce secteur semble délaissé par les autorités. «  Il y a un non payement de l’aide directe à la presse depuis deux ans, un manque d’appui aux organisations faîtières pour la mise en place d’outils efficaces d’autorégulation pour anticiper et relever les dérapages, déviations graves de la part de certaines personnalités influentes et de leurs partisans, non sanctionnées, sur les réseaux sociaux », déplore le président de la maison de la presse, qui espère que la presse se portera mieux si des réformes courageuses sont entreprises, notamment la dépénalisation des délits de presse, l’indexation de l’aide directe à la presse et les aides indirectes, l’adoption des textes régissant la presse en ligne.
Pour le ministre de la promotion de la femme, représentant son homologue de la communication, Bouaré Bintou Founé Samaké, a salué le choix de la pertinence du thème avant de poursuivre que des centaines de titres de la presse écrite et en ligne, des vingtaines de TV dans notre pays est une preuve du dynamisme de votre secteur et l’existence de la liberté de la presse au Mali. « Ce bon quantitatif n’a pas toujours été suivi de la qualité que notre lectorat, nos auditeurs et téléspectateurs attendent de nous », a constaté le ministre, qui estime que le ministère de la Communication et de l’Économie Numérique travaillera avec les faîtières et les régulateurs pour d’assainir le secteur.
Les représentant de l’UNESCO et  celui de la Haute autorité de la communication ont tous, dans leur intervention, réaffirmé leur soutien pour une presse libre, professionnelle travaillant à éviter la désinformation.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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