Loi électorale de 2022 : 30 journalistes formés par L’OBSERVATOIRE sur le texte

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La Maison de la Femme de Bamako a abrité, les 13 et 14 juillet 2022, l’atelier de formation des journalistes sur les réformes politiques institutionnelles, la loi électorale, le journalisme sensible aux conflits et la régulation des médias en période électorale. Cet atelier de deux jours qui a regroupé 30 journalistes rentre dans le cadre du «Projet d’appui au processus électoral de la transition malienne » initié par l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali (OBSERVATOIRE).

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le président de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali (OBSERVATOIRE), Dr. Ibrahima Sangho, en présence des autres membres de l’Observatoire, des experts. Au cours de la cérémonie d’ouverture, Dr. Ibrahima Sangho a fait savoir que l’objectif principal de cette formation est d’outiller les hommes de médias afin qu’ils comprennent les réformes politiques institutionnelles, la loi électorale, le journalisme sensible aux conflits et la régulation des médias en période électorale. Après la cérémonie d’ouverture, 4 thématiques ont été développées par 4 experts. Il s’agit de la thématique sur « les reformes politiques » expliquée par le Professeur Mamadou Samaké, Politologue. La thématique sur la « loi électorale » a été développée par Abdoulaye Lansar, Juriste. Celle sur le « journalisme sensible aux conflits » a été argumentée par Ibrahim Labass Keïta, Journaliste. Enfin, le quatrième thème relatif à la « régulation des médias en période électorale » a été développé par Sadou Abdoulaye Yattara, Journaliste.

Dans son exposé, le Pr. Mamadou Samaké a fait savoir que l’histoire politique du Mali de 1960 à nos jours a été marquée par une forte concentration de pouvoir entre les mains d’un seul homme. Avant d’ajouter que les contre pouvoirs institutionnels, voire même traditionnels sont inopérants. Selon lui, cinq coups d’État en soixante ans d’existence prouvent que les différents systèmes essayés ne sont pas adaptés à la réalité sociologique du Mali, d’où la nécessité d’une socialisation de l’Etat afin que la majorité des citoyens puissent se l’approprier. « Il faut un respect impératif de la légalité républicaine donc, du principe de la hiérarchie des normes. C’est dans ces conditions que les reformes à venir, qui doivent nécessairement s’inspirer de nos traditions pourront aboutir.

Pour le retour de la confiance entre gouvernants et gouvernés, il faut une lutte implacable contre la corruption, le népotisme, l’impunité généralisée. Il faut le retour à un minimum de vertu dans la gestion de la chose publique, c’est à ce prix que nous bâtirons le Mali nouveau », a-t-il dit. A sa suite, Abdoulaye Lansar, Juriste, a indiqué que le président de la transition a promulgué, le 24 juin 2022, la 11ème loi électorale du Mali de 1992 à nos jours. Selon lui, ladite loi électorale adoptée par le Conseil national de transition (CNT), le 17 juin 2022, comporte 217 articles.

A l’en croire, l’innovation majeure de cette loi est la création de l’AIGE (Autorité indépendante de gestion des élections). Pour sa part, Ibrahim Labass Keïta a indiqué que le journalisme sensible aux conflits va à la recherche des causes du conflit afin de trouver une solution au conflit. Il a mis l’accent sur un « journaliste de guerre » qui inciterait, favoriserait, attiserait les conflits sociaux.

En revanche, un « journaliste de paix » ordonnerait sa pratique autour de la préservation ou de la consolidation de la paix. Enfin, le doyen Sadou Abdoulaye Yattara a fait savoir que le Comité national de l’Égal Accès aux Médias d’État (CNEAME) et la Haute autorité de la communication (HAC) sont les deux structures qui régulent les médias au Mali.

Aguibou Sogodogo

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