A propos de la transition : Mgr Jean Zerbo met fin aux rumeurs

17 Mai 2012 - 02:40
Mis à jour: 14 ans
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Depuis deux jours, un tract est en circulation pour la tenue ce jeudi d’une convention nationale devant choisir un président de transition qui devra être Mgr Jean Zerbo. Ce dernier n’a pas tardé à rejeter cette manœuvre qui cache mal un piège. [caption id="attachment_66983" align="alignleft" width="200" caption="Mgr Jean Zerbo"][/caption] Dans un communiqué diffusé mardi tard dans la nuit, l’archevêque de Bamako a rappelé qu’il "ne s’inscrit dans aucune proposition ou démarche visant à lui attribuer l’exercice d’une quelconque responsabilité politique".  Nous vous proposons en intégralité son communiqué. "Depuis quelques mois, le Mali connaît une crise sociopolitique très préoccupante, car sans précédent dans notre vivre ensemble. Dans le but de trouver une issue rapide et heureuse à cette crise, plusieurs citoyens Maliens, de l’intérieur ou de l’extérieur, ont proposé ‘leurs’ solutions. D’autres continuent de le faire. L’Eglise catholique n’est pas en reste dans la recherche de solution adéquate et durable. Elle agit depuis le début des douloureux événements en lien étroit avec  l’ensemble des leaders religieux du Haut conseil islamique, de l’Eglise protestante et de distinguées notabilités. Toutes ses contributions s’inscrivent dans le cadre de cette Alliance sacrée des leaders religieux visant aujourd’hui à sauver notre pays et à contribuer à son épanouissement. C’est pourquoi l’archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, rappelle à l’opinion nationale et internationale qu’il ne s’inscrit dans aucune proposition ou démarche visant à lui attribuer l’exercice d’une quelconque responsabilité politique. Cette tâche revient à celles et ceux à qui elle est destinée en vue de la construction de la nation. La tâche pastorale que l’Eglise confie à l’évêque consiste, entre autres, à guider le peuple des croyants par la prédication de la parole de Dieu et la sanctification de ce peuple en vue de son salut. Dans l’accomplissement de cette mission, l’évêque doit se préoccuper du sort des hommes vivant sur le territoire qui lui est confié et œuvre pour leur bien-être dans l’entente, la sécurité et la paix. Mais il ne peut aucunement jouer le rôle qui revient aux hommes politiques à qui l’Eglise reconnaît la gestion des ‘affaires de la cité’. En encourageant les uns et les autres à l’apaisement et à la sagesse pour éviter au Mali une situation dramatique, l’archevêque salue les efforts de médiation de la Cédéao, des leaders religieux du Mali et de tous les citoyens soucieux du présent et de l’avenir de notre cher pays". Markatié Daou

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Commentaires (11)

User
DRAME Ousmane
DRAME Ousmane 14 ans
Pour quoi ne pas dettacher pour gerer les affaires de la cité les maliens trouvent en lui l'homme qu'il faut?
blackmo
blackmo 14 ans
pourquoi pas s il pourai trouver la cle pour ouvrie la porte du tounelle dans laquelle se trouve actuellement le mali .
Rasma Tonfa
Rasma Tonfa 14 ans
A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu! Ce débat doit être clos. L'archevêque est plus utile dans son rôle de pasteur, de religieux. Par ailleurs la nation regorge d'hommes politiques valables sans qu'il ne soit besoin de distraire l'archevêque de sa mission. Alors fermons cette parenthèse.
Niass
Niass 14 ans
Les réligieux de quelques bord que ce soit ont joué, joueent et joueront pleinement leur rôle de catalyseur dans les crises sociopolitiques de notre Mali. Le journaliste ne rapporte qu'une proposition venant d'un mouvement appelé "Les Générations Libre" dont je rapporte un passage pour l'info des internauts "Pour conduire la transition du Mali, seule une personnalité digne de confiance, intègre,crédible, capable de rassembler et ayant la confiance de tous pourra, en tant que Président de la République, sortir le Mali de cette crise et réconcilier la nation. Monseigneur Jean ZERBO, Archevêque de Bamako, est l’homme dont le Mali et les Maliens ont besoin, car, estimé par tous, il est l’ultime espoir de réconciliation". Fin de citation
KENT
KENT 14 ans
On peut servir son pays sans etre au pouvoir. Je parle de servir son pays et non se servir de son pays; car l'amalgame entre les 2 réalités est aujourd'hui de taille. Notre evèque n'est pas ici pour faire de la politique. "A Cesar ce qui est à Cesar, et à Dieu ce qui est à Dieu".
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