Commune du Mandé : Mamourou Kéita vomi par les 25 chefs de village

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Les 25 chefs de village du Mandé ont exprimé avec véhémence leur opposition à l’installation forcée de l’ancien maire, Mamourou Kéita comme Président de l’autorité intérimaire par le ministre Boubacar Alpha Bah. Ils l’ont fait savoir, ce mardi 25 février, dans le vestibule du chef de village de Badougou Samalé.

L’affaire dite de l’autorité intérimaire du Mandé a connu un nouveau rebondissement à Samalé, à une vingtaine de kilomètres de Bamako, dans le vestibule du Chef de village, Bamba Kéita. Tous les chefs de village, sans aucune exception, ont répondu présent à l’appel de leur aîné pour parler d’une même voix. Cette rencontre intervient après le message de Bamba Kéita adressé aux Niaré de Bamako.

Ainsi, les chefs de village restent campés sur la position qu’ils ont prise lors de la cérémonie de la Société civile tenue dans l’enceinte de la mairie de la commune, le samedi 1er février 2020. A cette occasion,  le représentant des 25 chefs de village de la commune du Mandé, Seydou Diakité, a affirmé qu’ils ont dit au Sous-préfet qu’ils ne veulent pas de spéculateurs fonciers comme Président de l’Autorité intérimaire au Mandé. Donc, ils déclarent Mamourou Kéita, l’ancien maire de la commune persona non grata.

D’entrée de jeu, le chef  du village le plus ancien  de la commune du Mandé et homonyme de Samalé Bamba, Bamba Kéita, a affirmé que lui et tous les autres chefs de village se dressent contre le projet d’installation de Mamourou Balla Kéita, alias Mamourouba à la mairie de la commune comme Président de l’autorité intérimaire. La raison que le vieillard a évoquée est que Mamourou a fait 7 ans à la mairie, au lieu de construire, il n’a fait que détruire. Il précisera que l’ex-maire n’a fait que  vendre les espaces. Et pour cela, aucun village n’a été épargné de ses spéculations foncières.

Dans son intervention, le chef de village de Samaya et coordinateur des chefs de village de la commune du Mandé, Dramane Koné, a martelé qu’ils ne sont pas contre Mamourou Kéita, mais contre son comportement. A l’entendre, tous les chefs de village le désavouent aujourd’hui parce qu’il s’est comporté très mal dans chacun des 25 villages.

Il pense que bill n’a pas fait ce travail dans le cadre de la réflexion. « Nous ne sommes pas d’accord avec cette décision prise unilatéralement par le ministre Boubacar Alpha Bah. Nous ne sommes pas d’accord. Au sortir des élections municipales de 2016, Mamourou n’a même pas eu 3/10 voix », a dit Dramane Koné qui ajoute que, malgré l’expression de leur refus catégorique et la grosse délivrée par la Cour suprême, Mamourou continue à aller à la mairie.

A sa suite, le premier conseiller du chef de village de Samanyana, Seydou Diakité, va plus loin. Il a fait savoir aux plus hautes autorités en général et bill en particulier que si Mamourou est maintenu à la mairie, il y aura mort d’hommes. « Nous une voulons même pas que Mamourou soit candidat aux prochaines élections dans notre commune », a-t-il conclu.

Pour rappel, de concert, les chefs de village de la commune ont maudit celui qui les trahira pour suivre Mamourou en souhaitant la ruine pour le village du traître. Ils ont informé que le Président de la république, Ibrahim Boubacar Kéita s’est présenté deux fois dans ce vestibule quand il cherchait le pouvoir.

Bazoumana KANE

 

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AUTORITE INTERIMAIRE DU MANDE

Bernard met Kélépily au défi

Au détour d’une conférence de presse organisée dans la salle de réunion de la mairie, le troisième adjoint de la nouvelle autorité intérimaire, Bernard Dakouo, en a profité pour répondre à certaines « diffamations » de Nouhoum Kélépily en le défiant sur les allégations qu’ils qualifient de mensongères. C’était le samedi 29 février.

La nouvelle équipe dite entrante de l’autorité intérimaire de la commune du Mandé a brisé le silence pour s’exprimer sur la situation qui défraie l’actualité. Pour ce faire, face aux hommes de médias, Bernard Dakouo est revenu, de long en large, sur les raisons qui ont prévalu à l’installation de cette autorité intérimaire.

Très à l’aise, le verbe abondant et coulant, le secrétaire général de l’Alliance démocratique et populaire (ADP- Maliba) n’a pas tergiversé. D’entrée de jeu, il trouve curieux que Kélépily crie sur tous les toits, fait des campagnes médiatiques avec son cortège de mensonge contre leur ministre de tutelle, en passant par des plaintes contre l’arrêté n°2019-4599/Matd-SG, des réunions dans les villages et autres hameaux.

Dakouo pense que Kélépily a du mal à faire la passation parce qu’en deux ans, malgré les tapages médiatiques pour tromper les paisibles citoyens, sa gestion est catastrophique. L’orateur du jour a martelé que rares sont les marchés que Kélépily attribués dans les règles de l’art. Là, il souligne des surfacturations et même des détournements. Comme exemples, il citera l’achat du véhicule Toyota 4×4, de tables-bancs. Il n’a pas passé sous silence les spéculations foncières à Balandougou, Farabana, N’Tanfara, et N’Téguédo.

A entendre Bernad Dakouo, alias B, Kélépily a dit une contrevérité en disant qu’il a payé toutes les dettes  de la collectivité. Alors, il a affirmé que Kélépily a laissé 107.868.021 FCFA comme dette accumulée à la mairie depuis le temps du premier maire, Fanion Kéita. Pour lui, la voiture est le fonds donné par l’Anict à concurrence de 15 millions de FCFA. Et cela, au regard du papier qui leur a été donné. Le conférencier a mis Kélépily au défi de le contredire s’il le peut. En outre, il l’invite même à un débat contradictoire sur le sujet.

Concernant la réunion des chefs de village à Samalé, il a cité trois personnes qui embobinent les autres. Il s’agit, dit-il, du chef de village de Samaya ; de Ouenzzindougou qui cherche à camoufler ses spéculations foncières, et celui de Samanyana qu’il trouve extraordinaire. Car ce dernier, dit-il, est en conflit avec son village. De ce fait, précise-t-il, il ne peut même pas y mobiliser 10 personnes.

Pour l’interlocuteur du jour, ils poursuivront Kélépily jusque dans les feux de l’enfer pour qu’il s’explique sur les morcellements illicites et détournements de fonds. Avant d’informer qu’ils se sont installés confortablement.

Bazoumana KANE

 

 

 

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