Fin du projet « caisse de résilience » : Un atelier de capitalisation des acquis à Bamako entre les parties prenantes

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Fin du projet « caisse de résilience »

Après Vingt et quatre mois trois de mise en œuvre dans les Régions de Ségou (San) et de Mopti (Bandiagara) précisément dans plus de 100 villages et ayant pris de milliers de personnes en compte, le projet « réduire la vulnérabilité des moyens d’existence agricole à travers l’approche caisse de résilience au sahel », financer par le Royaume de la Belgique au Mali et mis en œuvre par le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), arrive à terme. Tirer donc le bien du projet (acquis, problème), etc. Les représentants des neufs communes des Régions de Mopti et de Ségou (gouvernorats, présidents des conseils de cercle, élus communaux, points focaux des services techniques des Ong partenaires de la mise en œuvre), les partenaires financiers, la FAO , el ministère de l’Elevage et de la pêche, se sont donc en conclave depuis mardi 5 mars 2019, à la Direction des finances et du matériel (DfM) du Ministère de l’Agriculture, pour un atelier de final de partage et de capitalisation des résultats dudit projet.

Le Ministre de l’Elevage et de la pêche, Dr Kané Rikia Maguiraga, en présence de l’Ambassadeur du Royaume de la Belgique au Mali, Adrien Théatre, et du représentant du fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Amadou Allahoury Diallo, a ouvert les travaux dudit atelier final de partage et de capitalisation des résultats du projet « réduire la vulnérabilité des moyens d’existence agricole à travers l’approche caisse de résilience au sahel » dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables des régions d’intervention, à travers le renforcement de la résilience de leurs moyens d’existence face aux aléas climatiques. Les travaux durent deux jours.

Selon le représentant de la Fao au Mali, Amadou Allahoury Diallo, l’approche « caisse de résilience « qui constitue l’épine dorsale du projet, est une initiative de renforcement de la résilience de la communauté, centrée sur trois piliers (technique, social et financier) au profit de petits producteurs et productrices organisés en petits groupes de 20 à 30 avec le champ écoles agro-pastoraux comme porte d’entrée.

Après un peu plus de deux ans de mise en œuvre, di Amadou Allahoury Diallo, les résultats sont satisfaisants ont été atteints. Parmi les acquis, dit-il, l’on note : l’amélioration de la capacité de résilience des ménages vulnérables du fait de l’augmentation et de la diversification de leurs productions grâce à la mise en œuvre de l’approche combinée des champs écoles, des associations villageoises et d’appui en cash et semences ; l’amélioration de la production des ménages vulnérables bénéficiaires à travers la diversification des cultures et l’augmentation de la productivité ; la mise en place effective de l’approche associations villageoises d’épargne qui a mis permis aux plus pauvres de financer leurs activités selon leur priorité et de développer un système de solidarité entre eux ; l’amélioration de la malnutrition et la valorisation des produits locaux à travers des séances de démonstration nutritionnelles dans les villages ; le renforcement des capacités endogènes de résolution des conflits locaux et de prise en charge de certaines questions de développement par les communautés à travers la mise ne place des clubs Dimitra ; le renforcement des la diffusion des connaissances et des innovations ; l’émergence de compétences locales ; le renforcement de la cohésion sociale par le financement des activités génératrices de revenues ; l’initiation du réseautage dans les communes d’intervention.

Le porte-parole des communes bénéficiaires du projet, Boureima Telly, a remercié l’Etat malien, le partenaire financier de même que les services techniques chargés de la mise en œuvre. Selon lui, ce projet a apporté beaucoup de sourire sur le visage des populations vulnérables des communes concernées. Nous demandons, dit-il, à toutes les parties prenantes, de penser reconduire le projet pour que d’autres contrées qui n’ont pas bénéficié puissent l’avoir.

Hadama B. Fofana

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