Islam : Dicko entre wahhabisme et islam du Mali: pourquoi ce rigoriste attire la foudre

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Mahmoud Dicko, le président du Haut conseil islamique, au stade du 26-Mars, à Bamako, le 12 août 2012.
Mahmoud Dicko, le président du Haut conseil islamique, au stade du 26-Mars, à Bamako, le 12 août 2012. © REUTERS/Adama Diarra

Pendant l’occupation du nord Mali, l’imam Dicko a été au centre de la controverse pour s’être abstenu de condamner la destruction des mausolées de Tombouctou alors que nombre de ses coreligionnaires l’ont fait. Avec les attentats de Radisson Blu, il en a été de même. Pourquoi donc cet imam rigoriste fait tant parler de lui à chaque événement majeur ?

En ces temps qui courent, l’islam est au centre de l’actualité nationale, sous régional, régional et internationale. Difficile de faire deux ou trois jours sans que cette confession ne soit au centre d’une actualité.

Au Mali, si ce ne sont pas les leaders religieux qui se crêpent le chignon, c’est un attentat lié à l’islam ou une organisation terroriste se réclamant de l’islam quifait parler de lui.

Le président du Haut conseil islamique du Mali, Mahmoud Dicko, qui se réclame du courant wahhabite, donc rigoriste, ne fait pas dans la dentelle quand il se prononce sur un sujet d’intérêt public. C’est justement ce qui a provoqué colère et incompréhension dans certains milieux.

Naviguant dans le microcosme trouble de l’islam à la malienne, Dicko s’est attiré la foudre de certains de ses compatriotes très laïcs. Ceux qui sont musulmans et qui fêtent le 25 et le 31 décembre avec les chrétiens. Ces derniers supportent difficilement, par exemple, les remontrances en islam même aunom de la laïcité. Or l’islam n’est pas laïc. C’est justement ça le problème du patron du Haut conseil islamique du Mali.

Rappelons qu’à la faveur de l’attentat de l’hôtel Radisson blu, une vague de condamnation a dominé les jours qui ont suivi. Tout de suite, la guerre de confréries refait surface. On assiste à une guerre larvée entre elles, souvent par personnes interposées. Dans tout cela, comment séparer le bon grain de l’ivraie dans un pays où n’importe qui peut se réclamer imam? C’est ça la grande équation. C’est d’ailleurs pourquoi des voix se sont élevées depuis pour demander la réglementation des prêches.

Et quand Dicko crie à la déformation de ses propos par rapport à l’attaque de Radisson, c’est parce qu’il ne voulait pas évoquer la rigueur de l’islam prôné par le wahhabisme.

Rigoriste devant l’éternel, Dicko ne peut donc avoir une condamnation aux allures de paroles de politiciens ou d’une quelconque autorité politique.

 

                                                                                            Hachi Cissé

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2 COMMENTAIRES

  1. accusé son prochain sans preuve, ni fondement est un péché abominable, surtout quant il est question de deux frères musulmans. la religion d’Allah n’est pas un jeu, soit on l’applique correctement selon les écrits sacrés (ce que vous appelez islam fondamentaliste, extrémiste ou je ne sais quoi), soit on laisse tomber, qu’Allah fortifie notre foi. Amen!

  2. Tous les Maliens avertis savent que Dicko ,Kimbiri etc…sont avec les jiadistes et financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, les autorités ont reconnu que le pays se détruit mais elles ne font rien pour sauver le Mali tous prétextant la religion, nous la pratiquons parcequ’on la imposée à nos ancêtres, mais si aujourd’hui ce n’est plus un facteur de cohésion donc abandonnons cette pratique pour faire pour nous même , chaque peuple à une culture en Afrique qui n’est pas l’islam.

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