5e convention du SYLIMA : Issa Aguibou Diallo aux commandes pour 4 ans
Réunis en convention ordinaire à la Cour suprême, les membres du Syndicat libre de la magistrature (Sylima) ont renouvelé leurs instances dirigeantes...
A l'issue des travaux, Issa Aguibou Diallo, juge au siège au Tribunal de commerce, a été élu président du Syndicat pour un mandat de quatre ans.
Le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) a tenu, le samedi 6 juin 2026, à la Cour suprême, sa 5e convention, placée sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Pour la circonstance, il avait à ses côtés le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le secrétaire général de la Cour suprême, le représentant du Syndicat autonome de la magistrature (Sam), le représentant du Syndicat autonome des greffiers (Synag), le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), le représentant de la Plateforme des trois centrales syndicales, le représentant du procureur général près la Cour d'appel de Bamako ainsi que plusieurs autres personnalités du monde judiciaire. A l'issue des travaux, Issa Aguibou Diallo, juge au siège au Tribunal de commerce, a été élu à la tête du syndicat.
A l'ouverture des travaux, le président sortant du Sylima, Hady Macky Sall, a indiqué que ces assises, importantes pour son organisation syndicale, constituent une occasion de retrouvailles pour ses nombreux et valeureux membres, de mise à jour des statuts et du règlement intérieur, ainsi que de renouvellement des membres de son organe dirigeant.
S'adressant au président de la Cour suprême, il a rappelé que c'est la deuxième fois que les locaux de cette institution abritent les travaux de la convention de son syndicat. Il a ajouté que cette hospitalité, désormais traditionnelle, constitue un accompagnement précieux de la part de la plus haute juridiction, puisqu'elle permet au syndicat de tenir ses travaux dans un cadre offrant confort et sécurité. Au garde des Sceaux, il a souligné que sa présence à la cérémonie d'ouverture de la 5e convention du Sylima est une marque de considération qui traduit, par ailleurs, le grand intérêt que le ministre Kassogué accorde aux questions relatives à la vie de la maison justice. Il a poursuivi en indiquant qu'au cours de la mandature qui s'achève, les rencontres et échanges autour de la vie de l'institution judiciaire se sont déroulés dans un climat de respect et de considération mutuelle.
Tenue régulière des assises
A ses camarades des syndicats frères, il a déclaré que c'est toujours un réel plaisir pour son organisation de les voir à ses côtés lors des différents événements qui ont jalonné son existence, à l'instar de la signature du Pacte de stabilité sociale pour la croissance et le développement, dont le Sylima est membre du comité technique de suivi.
A sa suite, plusieurs représentants de syndicats invités ont tour à tour félicité le Sylima pour la tenue régulière de ses assises, tout en saluant l'excellence des rapports qui lient le syndicat aux autres organisations syndicales.
Pour sa part, le ministre a déclaré que cette 5e convention du Sylima se tient à un moment où la justice de notre pays connaît un renouveau à la faveur de réformes historiques, emblématiques et générationnelles sur les plans institutionnel, juridique et organisationnel. Il a ajouté que la mise en œuvre effective de certaines réformes majeures concernant les nouvelles structures créées, ainsi que l'adoption d'un cadre normatif innovant avec le nouveau Code pénal et le nouveau Code de procédure pénale, incitent son département à l'optimisme quant aux choix opérés, dont les résultats sont déjà très encourageants. Selon lui, les avancées extraordinaires enregistrées dans la lutte contre la corruption, avec des recouvrements historiques jamais égalés, la suppression des cours d'assises et l'opérationnalisation des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance, ainsi que les recrutements quantitatifs et qualitatifs de personnels, d'auditeurs de justice, de greffiers en chef et de fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, constituent autant de faits concrets ayant transformé positivement le visage de la justice malienne.
Hommage appuyé aux organisations syndicales
Tous ces résultats et avancées, a-t-il souligné, ont pu être obtenus grâce non seulement au soutien constant des plus hautes autorités, mais aussi à l'engagement, à la détermination et à la synergie d'action de l'ensemble des personnels de la justice. Il a ensuite rendu un hommage appuyé aux organisations syndicales qui ont apporté leur soutien et leur accompagnement, sous diverses formes, à l'atteinte de ces résultats.
Il a ajouté que l'adhésion du Sylima au Pacte de stabilité sociale et de croissance signé avec le gouvernement pour la restauration d'un climat social apaisé en constitue une parfaite illustration. "C'est vous dire que le succès que nous enregistrons aujourd'hui est le fruit d'un travail collectif, faisant la fierté de l'ensemble de l'institution judiciaire et de la famille judiciaire", a-t-il déclaré.
A en croire le ministre Kassogué, les avancées historiques enregistrées ont logiquement une incidence sur la qualité de la gouvernance du secteur dans ses différents compartiments. "C'est la raison pour laquelle nous avons organisé le Forum national sur la justice, précédé des concertations régionales et des états généraux des ordres professionnels", a-t-il précisé. Selon lui, il s'agit de faire en sorte que le changement qualitatif recherché dans la gouvernance du secteur touche l'ensemble des segments du fonctionnement de la justice.
Concernant la chancellerie, il a assuré de l'existence d'une nouvelle dynamique dans la gestion des ressources financières, matérielles et humaines. "Nous avons la conviction que la gestion des ressources humaines doit reposer sur des critères de performance, mais aussi sur ceux relatifs aux comportements des personnels à tous les niveaux de l'administration et de la distribution de la justice", a martelé le garde des Sceaux.
Félicitations aux chefs de juridictions et de parquets
Le ministre a poursuivi en affirmant qu'il est désormais clairement établi que la valorisation des ressources humaines, la motivation du personnel et l'amélioration de la qualité du service public de la justice passent par la reconnaissance du mérite et la sanction de la faute.
Pour lui, les abus, les déviances, les manquements et autres atteintes à l'éthique et à la déontologie ne sauraient être compatibles avec la nouvelle justice voulue : plus efficace, plus accessible, moderne, respectée et respectable.
Dans cette optique, a-t-il assuré, son département continuera à déployer des efforts pour améliorer les conditions de travail des personnels à tous les niveaux, à travers le renforcement des équipements, des matériels et des ressources humaines.
À cet égard, il a adressé ses sincères félicitations aux chefs de juridictions et de parquets pour les efforts déployés au quotidien afin d'assurer le fonctionnement normal du service public de la justice malgré l'insuffisance des moyens, notamment en personnel. "La bonne nouvelle dans ce domaine, c'est le déploiement très prochainement des cent premiers auditeurs de justice dont la formation est totalement achevée. Cela constituera, sans nul doute, un précieux moyen non seulement pour une meilleure répartition de la charge de travail, mais aussi pour mettre en œuvre certaines dispositions du nouveau Code de procédure pénale et de la loi sur l'organisation judiciaire", s'est-il réjoui.
Sur le même registre, il a annoncé l'acquisition de l'indemnité de départ à la retraite pour les magistrats ainsi que les dispositions en cours pour la remise des décorations aux premiers médaillés d'honneur de la justice d'ici à la fin de l'année 2026.
Pour conclure, il a assuré les membres du nouveau bureau de sa disponibilité totale ainsi que de celle de son département afin de cheminer ensemble pour une magistrature forte au service d'une justice forte.
Boubacar Païtao
Composition du bureau SYLIMA à l'issu des travaux de la 5eme convention ordinaire
Président : Issa Aguibou Diallo (Juge au siège, Tribunal de Commerce de Bamako)
Vice-président : Boubacar Moussa Diarra (Doyen des juges d'instruction au Pôle National Économique et Financier)
Secrétaire administratif : Abdourahamane Mohame Maïga (Juge d'instruction au Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée)
Adjoint : Sory Ibrahima Coulibaly (Auditeur de justice)
Secrétaire aux revendications : Hambarke Cissé (Juge d'instruction au TGI de la Commune IV)
Adjoint : Mohamed Ould (Juge au siège au TGI de la Commune IV du District de Bamako)
Secrétaire à la communication : Mahamadou Coulibaly (Bedos) Substitut du Procureur près le TGI de la Commune III
1er Adjoint : Assim Koné (Juge d'instruction au TGI de Mopti)
2e Adjoint : Assane Sèye (Auditeur de justice)
Secrétaire à l'organisation : Seydou dit Papa Diarra (1er substitut du Procureur près le TGI de la Commune VI
1er Adjoint : Mamadou Tibou Kéïta (Direction générale du Contentieux de l'État)
2e Adjoint : Alassane Kané (Auditeur de justice)
3e Adjoint : Mohamed Chafiou Maïga (Auditeur de justice)
Secrétaire aux relations extérieures : Mohamed AG Bayes (Substitut du Procureur près le TGI de la Commune VI
Adjoint : Mohamed Ibrahim (Auditeur de justice)
Trésorière : Safiatou Daou (Juge Rapporteur au Tribunal administratif de Bamako)
Trésorier adjoint : Mahamadou Ibrahim Coulibaly (Procureur de la République près le TGI de Gao)
Secrétaire aux œuvres sociales : Kady N'Gom (Substitut du Procureur au PNEF)
Adjoint : Hamadoun Bocoum (Substitut du Procureur près le TGI de Gao)
Secrétaire à la formation : Sékou Zana Traoré (Juge au siège au PNEF)
Adjoint : Dr Salif Sacko (Auditeur de justice)
Secrétaire aux conflits : Seyba Lamine Koné (Procureur de la République près le TGI de Mopti)
Adjoint : Ayouba Touré (Auditeur de justice)
COMMISSAIRES AUX COMPTES
Dembadian Dabo (Auditeur de justice)
Arouna Sissoko (Auditeur de justice)
Nianty Daniel Coulibaly (Auditeur de justice)