Affaire Karim Keïta contre Saxe et Adama Dramé : Délibéré ce matin sur les exceptions soulevées lors de l’audience de comparution

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Cela fait trois ans que Karim Keïta, fils du président de la République IBK et député, est régulièrement accusé publiquement d’assassinat. C’est grave, un assassinat. Surtout après enlèvement et torture jusqu’à ce que mort s’en suive. Ceux qui sont convaincus qu’il a tué ont porté plainte, sans suite favorable. Des journalistes ont donné des pistes. Un procureur devait s’autosaisir et ouvrir et interpeller le fiston national pour la manifestation de la vérité.

De toutes les façons, sans un passage devant le juge, on n’aura aucune chance de connaître la vérité qui se saura tôt ou tard. Il fallait donc que quelqu’un saisisse un juge. Et comme personne ne le faisait et que les “preuves” de sa culpabilité étaient “étalées” régulièrement dans les différents médias, lui-même a décidé de saisir un juge pour se dédouaner. C’est compréhensible, non?

Le principe de porter plainte quand on est accusé de meurtre ne devrait pas poser problème. Ce sont des choses qui font partie du jeu et qu’on doit accepter sans aggraver le sort de ce pays et de cette société qui sont tous les deux gravement malades.

Maintenant, sa plainte est tombée sur deux confrères journalistes, en l’occurrence Mamadou Diadié Sacko dit Grand Saxe et Adama Dramé. Le délibéré sur les exceptions soulevées lors du procès devant le tribunal de première instance de la commune III est prévu d’ailleurs aujourd’hui mercredi 17 juillet 2019.

L’accusé Karim Keïta cherche à se tirer d’affaire

C’est navrant mais dans la vie quand on est un ‘’soldat’’ – un journaliste de certains types est un soldat – on se doit d’être stoïque devant la difficulté. L’affronter sans broncher. Les parents des soldats sur le champ des opérations ne vont pleurnicher chez personne. Ils font preuve de courage. C’est comme cela que la famille de la presse devra se comporter: faire semblant qu’il n’y a rien pour ne pas se donner en spectacle. Tout le monde doit accepter avec sang-froid le fait que l’accusé Karim Keïta cherche à se tirer d’affaire.

De la même manière, on doit accepter que des gens qui ont été formés avec notre argent, qui sont payés avec notre argent pour faire un travail et qui vont bénéficier de la retraite toujours avec notre argent, c’est-à-dire les juges, fassent leur boulot dans la sérénité.  Cela ne sert à rien d’en ajouter aux problèmes.  De la même manière, il faut accepter aussi que certains se rendent devant les tribunaux avec les portraits de Karim Keïta pour le soutenir. Et si jamais ils sèment le trouble, cela revient aux autorités de les remettre à leur place. Karim est un fils du pays. Il est né comme tous les autres. Il est un élu. Cela veut dire que certains lui font confiance et le soutiennent. On n’est pas obligé de les aimer, mais il faut les respecter.

Il faut que dans ce pays, on se tolère un peu. Qu’on laisse un peu vivre l’autre. Qu’on limite nos libertés là où commence celle des autres. C’est pour nous tous que cela sera utile.

A.Tall

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3 COMMENTAIRES

  1. En lisant cette fafaronnade intellectuelle on se rend compte qu’il faut tout reprendre à zéro concernant le journalisme dans ce bled pourri.

  2. Gle
    BRAVO MON FRÈRE !!!

    Ce parallèle entre “soldat” et “journaliste” EST UN VÉRITABLE MODÈLE DE STUPIDITÉ !!!

    Si un soldat sait pertinemment (et l’accepte !) que, par définition, sa mission implique FORCÉMENT le risque d’être blessé ou tué, DEPUIS QUAND (dans un pays civilisé digne de ce nom !!…) LA MISSION D’UN JOURNALISTE IMPLIQUERAIT-ELLE….. D’EXPOSER SA VIE ???

    Dieu qu’on lit quotidiennement toutes sortes de conneries sur Maliweb, mais celle-ci est particulièrement sévère !

  3. Des conneries. Un soldat sur le terrain de bataille cherche à tuer l’ennemi avec son arme, tandis qu’un journaliste n’a que sa plume et son micro. Il ne cherche donc à tuer personne. Votre comparaison concernant la retenue de la famille du journaliste est idiote. C’est une mauvaise réflexion voire une mauvaise restitution de l’information. Lorsqu’on est journaliste, on ne se résolu pas à ne pas retrouver sa famille le soir après une chronique ou la rédaction d’un article. Réfléchissez un peu !

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