Premier congrès du Barreau Pénal International : les nouveaux défis pour la justice pénale internationale au cœur des débats

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Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, le jeudi 14 novembre au CICB, à la cérémonie d’ouverture du premier congrès du Barreau Pénal International en Afrique.

-Maliweb.net- Crée en 2002 à Montréal (Canada), le Barreau Pénal International tient pour la première fois un congrès en Afrique. Ainsi, pendant trois jours (du 14 au 16 novembre), plus de 900 congressistes venus d’un peu partout à travers le monde vont plancher sur  le thème «l’Afrique, nouveaux défis pour la justice pénale internationale et le Barreau Pénal International ».

Le congrès de Bamako, selon les organisateurs, va marquer de façon significative le fonctionnement de la justice internationale. C’est le signe d’ouverture du Mali à l’extérieur, selon le Procureur Prés de la Cour Pénal Internationale, Fatou Ben Souda. Elle a indiqué que l’attachement de notre pays  à la justice, un des premiers pays signataire du traité de Rome.

« C’est un acte majeur au regard des objectifs de la justice internationale de plus en plus sollicitée parce que plus crédible et respectueuse des droits des personnes », a tranché Maître Abouba Aly Maïga, premier vice-président du Barreau Pénal International.

De l’avis de  Maître Maïga, le Mali est depuis des années un endroit où se joue toute la problématique de la justice pénale internationale et qui reste débout et rare sont les pays qui résisterait à une crise d’une telle ampleur : crime de masse, crime contre l’humanité en toute impunité. Face à ces violations massives, Maître Maïga estime que les acteurs de la justice internationale sont plus que jamais interpellés.

Pour sa part, Maître Alassane Sangaré, Bâtonnier de l’ordre des Avocats du Mali,  a déclaré que le futur de la justice internationale se joue en Afrique. Car, dit-il, plusieurs pays africains font aujourd’hui face depuis plusieurs années à des conflits armés et au terrorisme.

C’est notamment le cas du Mali, du Tchad, de la Libye et de bien d’autres pays. Il a indiqué que la situation que connaissent ses pays fait d’eux des terreaux favorables à la production des plus graves crimes des populations, infractions pour lesquelles la plupart des auteurs restent impunis.

Selon lui, l’impunité dont bénéficie la plupart des auteurs de ces crimes est contraire à la volonté affichée par la communauté internationale. Tout en rappelant que la distribution de la justice ne s’accommode pas avec l’impunité, Maître Sangaré a indiqué que la qualité de la justice,  tant au plan national et international, laisse à désirer.

De son côté, Dragos Chilea, président du Barreau Pénal International a indiqué que le but de l’organisation qu’il dirige est la lutte contre l’impunité et la criminalité dans le but d’éradiquer par la Loi pénale internationale toutes ses crimes abominable. Il est attendu, au cours du congrès, la signature d’une convention dite « Convention de Bamako » pour réunir l’ensemble des acteurs dans la lutte contre l’impunité.

Le président Dragos Chilea a annoncé que le bureau Afrique  du  Barreau Pénal International sera ouvert à Bamako où toutes plaintes seront déposées. Avant de terminer, il a déclaré que le bureau qu’il dirigée a décidé à l’unanimité d’élire le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, comme président d’honneur du Barreau Pénal International.

Celui-ci s’est beaucoup réjoui de l’organisation du congrès du Barreau Pénal International au Mali. Tout en affirmant avoir une relation particulière avec les avocats, le président de la République a déclaré que cette distinction constitue une épée de Damoclès sur sa tête.

Abdrahamane Sissoko/Maliweb.net

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