Kayes : « Nous exigeons et nous voulons la relance rapide du train dans notre région » dixit Mamedy DRAME.

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C’est dans un point de presse tenu hier mercredi 18 septembre 2019, à La bourse de travail que Mamedy DRAME, président du front d’action pour la  région de Kayes (FARK) a tenu ses propos  à l’endroit du gouvernement, pour la mise en œuvre des travaux des routes à Kayes. L’objectif de cette rencontre était d’expliquer comment s’est passé cet évènement de blocage des routes  Kayes, de remercier le peuple malien qui a beaucoup contribué à cet évènement et de faire savoir au gouvernement sur l’état de la route de Bafoulabé.

Aux dires du président du FARK, les ponts de Bafoulabé  sont en train de couler, faute des eaux de pluie. Etant donné que la population de cette localité se mobilise surtout par train, or il n’y a pas de train actuellement, si de surcroît l’eau emporte le pont qui leur serve, ça sera une énorme difficulté qui se présentera.

Après un premier grand acte mené par un collectif de 18 associations de jeunes, dont le FARK de Mamedy DRAME, qui avait  décidé de rompre le silence et entreprendre des grandes envergures afin d’interpeller les autorités sur l’état des routes à Kayes qui leur avait fait bloqué toutes les voies de Kayes toute la journée du vendredi 23 Aout 2019, le président confirme avoir eu un point d’entente avec l’autorité qui est une réhabilitation dans six mois d’une route de 600 km.

« Cette route dont il est question, est la voie par laquelle la plupart des choses importantes du Mali passe car Kayes fait frontière avec trois voire  quatre autres pays. Sur cent marchandises, soixante-huit passent par Kayes, quatre-vingt pour cent du carburant. A force de servir les autres régions, la région de Kayes est livrée à elle-même. Le cyanure et les gens de mauvaises volontés qui coupent nos arbres sont en train de nous détruire. Les seules choses qui peuvent nous servir c’est l’aéroport, le train et de bonnes routes. Si celles-ci aussi sont absentes que ferons-nous ? », A martelé M. DRAME avant de revenir sur la promesse du gouvernement : « le gouvernement nous a fait la promesse juste sur un point qu’il construira la route et  la construction a commencé, mais nous ne voyons toujours pas le genre de route que nous voulons mais comme c’est  juste un entretien pour un passetemps avant six mois et après il construira la route pour de vrai. Donc on reste à l’attente. On accorde ainsi au gouvernement le bénéfice du doute ».

Salimata Saré

 

 

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