Mali: nouvelle démonstration de force des opposants au président IBK

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Au Mali, c’est la 2e manifestation organisée par la coalition d’opposants. Le M5 qui rassemble société civile, partis politiques d’opposition et religieux a appelé les Maliens à descendre dans la rue ce vendredi. Au menu, un seul mot d’ordre : réclamer la démission du président IBK au pouvoir depuis 2013. Cette manifestation s’annonçait plus tendue que la précédente.

La tension est montée d’un cran ces derniers jours dans la capitale. Ce vendredi, comme le 5 juin, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont répondu à l’appel du M5, ce mouvement qui rassemble politique religieux et société civile. Sur la place de l’indépendance, à la tribune, se sont enchainés aujourd’hui des chants, notamment l’hymne national et des prières. Autour du monument de l’indépendance, on entendait les Bamakois scander « IBK dégage », le principal slogan de la rue depuis début juin.

Alors aujourd’hui, même si tous insistent sur le caractère pacifique de leur action, cette fois-ci, le mouvement de contestation a envoyé des émissaires à Koulouba pour aller chercher la lettre de démission du président. Mais ils n’ont pas pu acheminer cette lettre, bloqués par les forces de l’ordre. Dans la déclaration finale du M5 ce vendredi, Cheick Oumar Sissoko, l’un des leaders prévenait : si les revendications ne sont pas entendues, « le peuple exercera son droit à la désobéissance civile ». « Nous serons non violents. Mais nous allons nous battre jusqu’à la satisfaction de notre demande », a conclu vendredi l’influent imam Mahmoud Dicko, l’un des leaders sinon le leader du M5.

La pression maintenue

Le M5 maintient donc la pression avec cette mobilisation de la rue et renouvelle sa principale revendication : la démission du chef de l’Etat. C’est la principale revendication et de cette revendication découle finalement toutes les autres, selon les manifestants. Certains parlent de dissolution de la nouvelle Assemblée nationale, contestée depuis les élections législatives fin mars début avril ou de dissolution de la Cour constitutionnelle, responsable selon les manifestants des fraudes électorales. Mais pour l’heure, tous se concentrent et réclament la démission du chef de l’État car « cela fait 7 ans que IBK a été élu et que tout va de mal en pis », déclarait un manifestant ce vendredi.

Côté majorité, on reste stoïque. En fin de semaine, le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, a tout de même mis en garde contre une déstabilisation des institutions. « De fil en aiguille c’est le Mali qui sera complètement occupé par des jihadistes. Beaucoup de ceux qui marchent sont avec les jihadistes », a-t-il déclaré en séance plénière jeudi.

Multiplication des appels au dialogue

La majorité présidentielle qui a été reçu aussi par des personnalités ou institutions qui ont tenté des médiations pour apaiser et résoudre la crise politiques et sociale.

Car tout au long de cette semaine, les appels au dialogue se sont multipliés, sans succès. C’est d’abord le chef de l’État qui a appelé au dialogue dimanche dernier dans une allocution à la nation. Puis, mardi, au centre des congrès. IBK y a ajouté une proposition : celle de former un gouvernement d’union nationale. Une proposition tout de suite rejetée par le M5 qui ne s’est pas déplacé d’ailleurs pour entendre les propositions du chef de l’État.

Puis jeudi, c’est la Cédéao qui a tenté une médiation. Trois ministres des Affaires étrangères, le Nigérien, le Nigérian et l’Ivoirien ainsi que le président de la commission ont rencontré tous les acteurs de la crise. L’organisation africaine n’a cependant pas obtenu le report du rassemblement d’aujourd’hui.

Finalement, les appels au dialogue lancé depuis la semaine dernière par IBK n’ont pas reçu de réponse favorable. « Il y a déjà eu des dialogues par le passé mais aujourd’hui, il y a une crise de confiance », rappelait jeudi à la sortie de la réunion avec la Cédéao l’ancien ministre Choguel Maiga, l’un des leaders politiques du M5.

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17 COMMENTAIRES

  1. C’est clair que Si Gouvernement d’Union Nationale doit y avoir, Ce ne devrait pas être, remplacer un Gouvernement d’Union Nationale par un Gouvernement d’Union Nationale.
    Cela ne servirait à rien.
    Si le Président IBK devait démissionner. Ce ne devrait pas s’agir de juste remplacer un HOMME par un HOMME ou par une FEMME.
    Ce ne devrait pas être juste, remplacer un Président par un Président.

    Il faudrait un Président qui puisse tenir ” ses Engagements.
    MAIS QUI VOYEZ-VOUS PARMI CES SANGSUES COLLÉES À DICKO ?
    Mais qui allons-nous mettre sur le fauteuil ? Dicko ? Allahou Akbar.
    Si IBK sort, nous assisterons à la grande confusion dans laquelle tous ces anciens ministres et anciens PM viendront chercher leur part. Avec embargo total et risque d’arrivée de Kouffa et Iyad à BKO.
    Si IBK reste, formons un bon gouvernement de technocrates SANS CES ANCIENS MINISTRES ET PM,avec une feuille de route claire et obligation de résultat pour les 2ans et demi qui restent. Pas d’assemblée ,pas de cour constitutionnelle. Pas d’embargo. C’est la solution de sagesse.

  2. Visiblement le peuple malien qui l’avait porté au pouvoir en 2013 ne veut plus de son régime, mais c’est a IBK lui -même de juger le reste.

    • Le peuple Malien a donne toutes les chances a Boua le ventru IBK en 2013 pour reussir a faire avancer le Mali mais l’incapable, l’incompetant, le nullard a decu tout le monde, 6 Premiers Ministres en 6 ans, du jamais vu dans l’histoire d’une Nation sur terre! Ceci demontre que Boua le ventru IBK ne peut pas travailler avec les humains!

  3. intentions Imam Dicko acknowledge under total circumstance are somewhat scary posing a possible violent end one way or other while nation is locked in battle against terrorists who possess spies amid Imam Dicko group. We agree with Imam Dicko position of nothing meaningful have been won without courage plus correct timely applied knowledge plus action. Question is is that what he is putting forth? I surely hope his group under total circumstance is applying common sense plus taking well within their ability feasible steps plus stages steps that duly address who, what, when, where plus why along with how, how long, how much plus how often of those states as they relate to important plus influential relevant conditions.
    We must not allow poverty with dignity to reign where we may as a whole have wealth with humility. This could be beginning of turning all wealth of Mali over to Malians plus all wealth of Sahel over to people of Sahel possessing world class security along with perpetual world class modern living plus development.
    I must admit at this time Imam Dicko led group appear quite impressive while IBK takes on look of cocaine overdosed politician. I truly hope all end well especially with 2020 being my year to bring ” hunt would would you you ” interview spirit of Julu religion Mansa Kankan Musa home. I expect to visit Malian Embassy in Washington DC United States in September 2020 to make final preparation to visit Botswana plus from there home.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

  4. IBK il faut faire extrêmement attention. Vous imaginez cette masse boucher les entrées et sorties des 2 ponts de Bamako; la place de l’indépendance et la route de Koulouba un mardi ou mercredi ? Avec tes forces de sécurité mal formées ça va dégénérer. Il y aura morts d’hommes,tes morts car c’est de la désobéissance civile qui est prévue par la Constitution du Mali

    • Fatou tu sais tres bien que Boua le ventru IBK ne s’interresse qu’ a la dolce vita, la corruption, la gabegie, sa famille, ses amis, le nepotisme, et la division du Mali. Tout le Mali est decu de Boua le ventru IBK car il ne fait honneur a personne! Boua ka bla!

    • C’est Boua le ventru IBK qui est ridicule et tres dangereux pour la democratie Malienne, notre integrite territoriale nationale, notre souverainite et notre developpement social et economique.

  5. Jeux de poker et ivresse du pouvoir, l’autopsie de l’agonie d’un régime au Mali

    Il a fait plier ATT et a réussi le retrait de la loi controversée instituant code de la famille au Mali en 2010.
    Il a fait partir le premier ministre qui se voyait tigre, Soumeylou Boubeye Maiga, en avril 2019 quand l’insécurité devenait incontrôlable pour le gouvernement IBK au centre et au nord du pays.

    Aujourd’hui, avec le FSD (Front de sauvegarde à la démocratie), l’EMK Espoir Mali Koura) et pleins d’autres organisations et associations politiques ou de la société civile, il prend le leadership du mouvement M5 RFP, (Mouvement du 5 juin, Rassemblement des Forces Patriotiques) fait déplacer à bamako une mission de médiation d’urgence de la CEDEAO et empêche le régime IBK de dormir depuis plusieurs semaines.

    L’imam Dicko, suscite crainte et espoir en même temps, d’un ton toujours nonchalant il distille ses vérités au régime IBK et le met face à ses échecs sécuritaires, éducatifs, sanitaires et de gouvernance.

    Artificier des rassemblements XXL à Bamako, c’est un professeur agrégé du drainage des foules et un excellent orateur aussi écouté qu’érudit, « le très respecté et éclairé » comme aime l’appeler son gendre Issa Kaou N’Djim, porte parole de la CMAS, l’association de sympathisants et soutiens de l’imam Dicko.

    Pour la première fois depuis 2013, IBK sent le pouvoir lui filer entre les mains, il n’aime pas ça du tout le bourgeois gentilhomme!
    Alors il court bribribri tout droit pour écouter son « grand républicain » le général d’armée Moussa Traoré; ordonne séance tenante l’application totale et sans condition de l’article 39 de la loi 2018-07 portant statut du personnel enseignant au Mali depuis 2018.
    Loi qui fut bafouée depuis par le régime IBK et piétinée par Boubou Cissé, le boucher de l’école malienne qui a fermé carrément pendant 6 mois l’accès à l’enseignement aux enfants maliens.

    Avis public aux femmes des enseignants qui étaient déjà parties de la maison, « Revenez mesdames, c’est le fonds qui manque le moins »!

    Donc de revirements en concessions, la tension et la crainte montaient au firmament à bamako à l’approche de cette journée du 19 juin, deuxième sortie du M5-RFP après celle du 5 juin pour exiger la démission d’IBK et son régime (assemblée nationale et cour constitutionnelle comprises car elles ont prêté allégeance à IBK au lieu de représenter le peuple malien).

    Dans un contexte d’un pays en lambeaux sécuritaires du Nord au sud, occupé par des forces armées criminelles et disparates, tombée en désuétude d’une pauvreté grandissante et d’une crise institutionnelle née des contestations post électorales et laminé par la grande corruption, le pays meurt à vue d’œil.

    La mission CEDEAO à la rescousse du pays, avait reçu des assurances des leaders du M5 RFP à l’hôtel Salam de bamako hier 18 juin, ils ont tenu leur promesse et ont écourté le rassemblement de ce jour 19 juin après que les représentants envoyés remettre à IBK sa démission à Koulouba fut empêchés d’y accéder à la batisse coloniale perchée sur la colline dominant la ville des 3 caïmans.

    Le pari était de manifester massivement sans casser ni brûler mais de pouvoir donner ou tenter de le donner une lettre de démission au féru du latin grec sans y employer le plus que parfait du subjonctif dans la langue de Molière.

    Stratégie d’épreuve de nerfs, d’intimidation, de dissuasion et d’usures: une stratégie de joueur de poker.

    La conquête du pouvoir passe par la conquête de l’image ou plus précisément de l’image de marque des conquérants. Il ne s’agit pas seulement de gagner la partie mais il faut la gagner en restant propre ou presque.

    Poker gagnant ou reculade défaitiste de l’imam ?

    À y voir clair l’imam veut couper court l’herbe sous les pieds de tous ceux qui lui attribuent un agenda islamiste dans la conquête du pouvoir au Mali.
    Alors il veut mettre le caractère non violent de son mouvement en avant au risque de démobiliser ses troupes chauffées à blanc et de donner un temps précieux de souffle au régime IBK à bout de souffle.

    Mais prônez la non violence est elle une bonne stratégie pour déboulonner un pouvoir corrompu et tentaculaire?

    En tout cas, méfiez-vous de la bête blessée, vous diront tous les bons chasseurs!

    Dans le registre de la chasse, le chat 🐈 est un patient et habile chasseur, peut être que l’iman Dicko joue au chat 🐈 et à la souris 🐁 avec IBK.

    Mais quelle que soit l’issue de ce mouvement de contestation sans précédent déclenché au Mali, la gouvernance IBK des 2 prochaines années (si jamais elle arrive au bout) ne serait plus comme celle des 7 autres années passées à berner le peuple malien jour et nuit 🌙 qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il neige, oh plutôt qu’il soulève la poussière ocre!

    Salute

  6. – J’ai vu tout le monde – J’ai entendu tout le monde – J’ai compris tout le monde même les clandos qui faisaient semblant d’être avec moi…Avec la patience et l’endurance tout finira par se faire découvrir. On a mal parce que on croyait pas certains virevoltants comme une toupie !!!

  7. Le journaleux de RFI qui a écrit cet article avec ses deux pieds doit rapidement retourner à l’école! Trop de fautes, des phrases incomplètes…Une honte en somme!

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