Népotisme à la Sopam : Assa Kida confirme les faits

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Suite à notre publication du jeudi 16 octobre 2014, l’animatrice de l’émission ‘’Sumu Koro’’ pardon ‘’Sumu Kura’’ sur Africable, en l’occurrence Assa Kida, a reçu notre rédaction chez elle. C’était pour essayer de berner sa propre conscience à propos des scandales qui éclaboussent, son époux, Falaye Sissoko Directeur de la Sopam. Lire la suite et non la fin de notre dossier.

D’entrée en matière, Assa Kida a commencé à dire tout sauf la vérité sur les comportements de Falaye Sissoko, son mari. Elle nous a dit ceci en langue nationale Bambara : «Falaye est un homme doux. Après la parution de votre article, il m’a dit qu’il n’a rien à se reprocher et qu’il ne voit même pas l’argent qui passe à la Sopam.» C’est le moins que l’on puisse s’attendre de la part du couple Sissoko qui vit reclus depuis trois ans. Pourquoi se cache-t-il? Pourquoi Assa Kida ne se fait pas appeler ‘’Mme Sissoko?’’ Ces deux questions étant une autre paire de manche, nous les aborderons dans notre prochaine publication.
Ainsi lors de notre entretien à son domicile, le jeudi 16 octobre 2014, Assa Kida a commis la bourde en évoquant subitement le stage qu’a effectué à la Sopam sa fille. À l’entendre, celle-ci venue du Canada a obtenu un stage au terme duquel un chauffeur est venu lui remettre jusqu’à la maison la somme de 40 000 FCFA. «Ma fille fait des études en électricité», a précisé Assa Kida. Quel népotisme ! Car, la Sopam rejetterait une dizaine de demandes de stage par an. Et on ignore comment Ibrahima Diarra le frère de la première femme du DG Falaye Sissoko fut nommé chef magasinier.
Comme si cela ne suffisait pas, on cherche désormais une place privilégiée pour la fille de la deuxième femme plus chouchoutée que….Qui finance les études de la fille d’Assa Kida au Canada et comment? La Sopam, Sissoko un ou une admirateur/trice de la célèbre animatrice de l’émission ‘’Sumu Kura’’ sur Africable? Le doute est permis à tout point de vue.
Par ailleurs, la starlette Assa a également donné une autre confirmation. Il s’agit de l’interpellation de Lassana Berthé, le directeur du site, et non moins complice de son époux, non pas à cause de la vente des huiles usagées (contrairement à ce que nous avion évoqué dans notre précédente publication), mais pour une histoire encore grave. En effet, selon elle, M. Berthé après avoir grièvement heurté avec sa voiture un motocycliste a refusé de s’arrêter. Ajoutant que la victime, après s’être soignée avec ses moyens, a pu retrouver (le criminel) Berthé pour le coffrer dans un commissariat de police de la place.
C’est le bon samaritain Falaye Sissoko qui, informé des faits, est allé payer les 800 000 F au titre des frais de dédommagement. Pourtant le lundi 25 août 2014, lors de notre entretien, Lassana Berthé abordant ce sujet, nous a donné des informations erronées. Puisqu’il a affirmé que c’est son prédécesseur qui avait été interpellé à cause de la vente des huiles usagées dont nous avions évoquée. N’est-ce pas là une autre confirmation qui prouve à suffisance le caractère indélicat de Falaye, de sa femme Assa Kida et de son compère Berthé? Quelle bande de bonimenteurs !
Par contre, Assa Kida a occulté les autres points qui mettent à mal son mari, Falaye Sissoko. À titre d’exemple, le point concernant la société B.M.E chargée de l’entretien des cinq groupes thermiques et de la vente des pièces de rechange. Il semble que celle-ci est un véritable filon pour les responsables du ministère de l’énergie. Chacun y passe pour être bien graissé au grand dam des pauvres Maliens qui payent cher le kilowatt.
À titre illustratif, le DG Falaye Sissoko aurait récemment fait la commande des pièces de rechange pour un montant de 727 238 euros. Où se trouvent ces pièces? Peut-il aussi produire le relevé du paiement à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) des cotisations de la cinquantaine de travailleurs de la Sopam? Au même moment, la société Ban Ma (vorace comme un caïman) chargée de nettoyer quotidiennement les locaux de la Sopam recevrait 1 750 000 Cfa par mois alors que les trois personnes dévouées à cette tâche ne percevraient que 35 000 F chacune. Où va le reste de l’argent?
Enfin conformément au cahier des charges, la localité de Sirakoro qui abrite la Sopam, n’a finalement bénéficié ni d’école encore moins de centre santé. Où est parti l’argent destiné à la réalisation de ce volet? Le coût de l’électricité reste cher au Mali qui, pourtant, abrite trois centrales même si deux sont inter états à savoir : Manantali et Félou ainsi que Sélingué. Alors pourquoi et comment, une société dont la majorité du capital est détenu par le Burkina Faso, s’est-elle installée au Mali de la sorte pour vendre de l’électricité aux citoyens?
Elle bénéficie certainement de la complicité de certains hauts responsables Maliens qui foulent aux pieds les sujets ayant trait à la souveraineté nationale rien que pour satisfaire leurs intérêts personnels. Une société Malienne peut-elle faire pareille chose au Burkina? Notre pays est-elle réellement sous tutelle? En tout cas, les négociations entre Bamako et les groupes armés du nord Mali qui se déroulent à Alger sous les auspices de la diplomatie du Faso en disent long.
Pays aux héros multiples et auparavant envié par tous, il est devenu en une décennie, par la faute des ‘’apatrides’’, la risée du monde. Les projecteurs des médias sont toujours braqués sur le Mali qui a pourtant su réconcilier ses frères africains. Quel triste sort? À qui profite ce brusque déclin?
Issa Santara

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4 COMMENTAIRES

  1. Elle aurait refusé de recevoir la redaction car tout le monde aurait crié haro sur le baudet. Rapelle la direction et une fois entre 4 murs, fais sortir tes bouldogues

  2. ça sent la méchanceté et la jalousie à mille km!!!! prenez un peu de recul par rapport aux choses et traitez les informations avec un peu plus d’objectivité!

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