Pour réclamer le retour à la normale du Mali : Le mouvement « Sauvons le Mali, Do kèra » a fait marcher 100 jeunes !

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Le Mardi 10 mai, dans l’après-midi, 100 jeunes ont marché de la Place de l’indépendance à la Bourse du Travail pour réclamer le retour rapide à l’ordre constitutionnel dans notre pays et demander la levée de l’embargo sur notre pays. Ladite marche est initiée par le mouvement « Sauvons le Mali, Do kèra ».

Comme annoncer, des jeunes se sont donnés rendez-vous mardi à la Place de l’Indépendance pour  marcher dans la communion afin de donner de la voix. Cela, pour que les autorités de la Transition et la CEDEAO constatent ce qui se passe réellement dans notre pays. Un pays sous un embargo imposé par ses voisins depuis le mois de janvier à cause l’absence de volonté, selon la CEDEAO, de nos autorités actuelles d’organiser des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel. Cette situation qui n’arrange personne affecte aujourd’hui injustement  la population qui est en train d’en payer les frais à travers des quotidiens difficiles et compliqués. C’est dans ce contexte que le mouvement «  Sauvons le Mali, Dokéra » a eu l’initiative d’organiser un rassemblement de 100 jeunes. Ce, pour exiger que le Mali regagne sa place au concert des nations.

Après la marche ayant pris son départ devant la Bourse du travail pour rallier le monument de l’Indépendance, une déclaration a été lue par Mamedy Dioula Dramé, l’un des fondateurs du mouvement «  Sauvons le Mali, Do kéra ». Dans cette déclaration, M. Dramé a indiqué que le Mali, depuis 2012 est confronté à une crise multidimensionnelle suite à une rébellion séparatiste dans sa partie septentrionale. Une rébellion, selon lui, qui était soutenue par les éléments radicaux islamistes d’Al Qaïda qui veulent faire du Mali un khalifat islamique.

Et de déclarer qu’après plusieurs mois de contestations contre le régime démocratique d’Ibrahim Boubacar Keita un groupe de militaires réuni au sein du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) a contraint le président IBK à la démission le 20 Août 2020 au cours de son second mandat. «  Dès lors, la junte qui a pris le pouvoir s’est engagée devant le peuple malien et la communauté internationale à organiser des élections crédibles et transparentes dans les 18 mois pour remettre le pouvoir aux civils à l’issu de ce délai », a-t-il rappelé. Et de poursuivre que face à l’incapacité des autorités de la Transition depuis le second coup d’Etat intervenu en mai 2021, à respecter leurs engagements vis-à-vis  du peuple malien et la communauté internationale afin d’organiser les élections ou fournir un chronogramme réaliste, consensuel pour un retour à l’ordre constitutionnel. Devant l’impossibilité de tenir ces promesses, dira-t-il, la CEDEAO et l’UEMOA ont imposé des sanctions économiques et financières au Mali le 9 janvier 2022.

«  Ces sanctions ont des impacts sur la vie de malien lambda et sur nos opérateurs économiques en particulier qui ont vu leurs marchandises bloquées dans les différents ports de la sous-région, la conjoncture mondiale marquée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine vient d’aggraver une situation déjà précaire », a-t-il souligné. Et de poursuivre, que face aux heures difficiles que ressentent les Maliens, à cause entre autres, de la hausse du prix des produits de  première nécessité, la perte d’emplois pour beaucoup de chefs de famille, des entreprises et des operateurs économiques qui ont du mal à joindre les deux bouts, l’arrêt de beaucoup de projets financés par nos partenaires , il est urgent de sauver le Mali.

«  Ensemble sauvons notre pays ou ensemble nous manquerons à notre devoir de génération », a-t-il précisé.

En somme, l’initiative «  Sauvons le Mali, Do kéra » dans sa déclaration demande aux autorités de prendre l’ampleur de la gravité de la situation au sérieux et chercher des solutions pour la levée immédiate des sanctions économiques et financières sur notre pays. Et de faire adopter un chronogramme consensuel avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays sans exclusion pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel à travers des élections libres et transparentes afin de remettre le pouvoir aux civils. «  Pour faire face aux urgences et sortir de cette crise, il est plus que nécessaire de rassembler les Maliens autour de notre patrie commune le Mali, et bannir l’exclusion et les invectives stériles qui ne feront que creuser davantage le fossé de la division entre les fils de ce pays », a souligné Mamedy Dioula Dramé.

Adama Tounkara

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