Processus de révision constitutionnelle au Mali : La plateforme ‘’AN TE A BANA’’ durcit le ton !

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La plateforme citoyen maintient son meeting et demande le retrait pur et simple du référendum constitutionnel

Après la grande réussite de  sa marche organisée le 17 juin passé, la plateforme ‘’AN TE A BANA ne touche –pas à ma constitution’’ vient de durcir le ton, en organisant un grand meeting le samedi 1er juillet 2017 sur la place du Cinquantenaire, sise à l’ACI 2000. Il s’agissait pour elle de manifester son total désaccord sur la révision constitutionnelle et demander le retrait pur et simple du texte par les autorités. L’évènement a regroupé  des leaders de la Plateforme, ceux des partis politiques de l’opposition, de la société civile, des syndicats et bien d’autres.

C’est sous une  forte chaleur que les adhérents de la plateforme AN TE A BANA ne touche pas à ma Constitution’’ se sont donné rendez-vous ce samedi sur la place du cinquantenaire à l’ACI 2000. Autour de la présidente de la Plateforme, Mme Sy Kadiatou Sow, étaient présents, le Secrétaire Général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) Ousmane Hamion Guindo, le Chef de file de l’opposition,  l’ Honorable Soumaîla Cissé, Soumana Sacko (CNAS-Faso Hèrè), Modibo Sidibé (Fare Ankawili), Tièbilé Dramé (PARENA) Oumar Mariko (SADI), et beaucoup d’autres leaders d’ associations.

Sur les pancartes et les banderoles que brandissaient les manifestants   on pouvait lire, entre autres: ’’Non à la révision constitutionnelle’’, ‘’carton rouge à IBK’’, ‘’IBK cette révision est massacre de la Constitution de 1992’’.

Après le mot de bienvenue de la présidente et une brève présentation de la Plateforme ‘’AN TE A BANA ne touche pas à ma constitution’’, l’explication a été donnée sur le pourquoi de ce meeting.

Le premier à prendre la parole a été Ousmane Hamion Guindo, secrétaire général de la CSTM qui  dira qu’après avoir  lu ce projet de révision de la Constitution, la CSTM est arrivée à la conclusion qu’elle n’est pas bonne pour notre pays. C’est donc fort de ce constat qu’elle a demandé à tous ses militants de s’ériger pour que cette Constitution ne soit pas votée. La CSTM a également adressé une lettre au président de la République l’invitant à un retrait pur et simple de ce projet.

A sa suite, le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaîla Cissé prend la parole sous les ovations du public venu en grand nombre pour soutenir la Plateforme dans sa lutte. Pour le chef de file de l’opposition, la Constitution est un héritage ; pour la modifier, une concertation de toutes les couches et sensibilités du pays est obligatoire.

Selon lui on ne peut pas construire le Mali dans le mensonge. Pour preuve, lors de la signature de l’accord pour la Paix issu du processus d’Alger, le président et son gouvernement avaient dit  que le Mali aura la paix. « Chose jusqu’à présent non réalisée. Ils ont dit quand on mettra en place les autorités intérimaires, qu’il y aura la paix, et ensuite ils ont dit quand on tiendra la conférence attente nationale le Mali retrouvera la paix, autres choses qu’ils n’ont pas pu tenir. Même si le Mali organise ce référendum il n’y aura pas la paix » a clamé le chef de file de l’opposition.

Quant à l’ancien Premier ministre, Soumana Sacko non moins président du parti Cnas Faso Hèrè il dira que cette nouvelle Constitution est : « une monarchie héréditaire de droit supra constitutionnel à durée indéterminée ». La Constitution  malienne de 1992, est le fruit du sang versé lors de la révolution populaire de mars 1991 tandis que elle dont on en parle  a été écrite en France pour un coût d’un million d’euro.

A noter que ce meeting a vu la présence des représentants de la diaspora et de certaines localités de l’ intérieur , tous venus pour apporter leur soutien à la Plateforme ‘’AN TE A BANA’’ dans sa lutte contre la révision constitutionnelle.

Par Jean Joseph Konaté et Fatoumata Coulibaly (stagiaires)

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