Rencontre ATT/ épouses des Porteurs d’Uniformes: Le président se défend sans convaincre !

09 Fév 2012 - 10:27
Mis à jour: 15 ans
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Comme nous l’avons annoncé dans notre précédente publication, les épouses des porteurs d’uniforme  voulaient coûte que coûte  avoir une audience avec le chef de l’Etat pour lui exprimer, de vive voix, leur mécontentement  et leur amertume face aux tueries de leurs époux et enfants au front par des rebelles. Elles exigeaient du chef de l’Etat des éclaircissements sur ce drame national. Chose faite le 3 février 2012 à Koulouba. Pour rappel, le jeudi 2 février 2012, la ville de Bamako était en ébullition. En effet, les épouses des militaires de Kati et leurs enfants étaient massivement descendus dans la rue, en dressant des barricades sur les routes et en brûlant des pneus. Certains étaient même passés à la vitesse supérieure en brisant les vitres  des édifices publics et en détruisant des feux de signalisation. Les dégâts causés sont énormes. La confusion régnait partout. L’heure était grave et il fallait que le chef de l’Etat sorte de son mutisme pour couper court aux folles rumeurs qui avaient presque convaincu beaucoup de nos concitoyens. Ces rumeurs qui circulaient, tenaient pour responsable le chef de l’Etat. C’est donc dans un climat très tendu que le Chef suprême des Armées a accordé, le 3 février, une audience aux épouses des porteurs d’uniforme, afin d’échanger avec elles sur le massacre de leurs époux et enfants au front. La rencontre avait l’allure d’un procès. Le chef de l’Etat représentait l’ «accusé» et les épouses des porteurs d’uniforme étaient les «victimes». Visiblement, les épouses des militaires  avaient les visages teintés d’amertume et de tristesse. Le Général-Président avait du mal à se faire comprendre. Il était soupçonné d’avoir cautionné les rebelles contre l’Armée nationale, qui peine à se battre sur le terrain, faute de munitions et d’armements adéquats. Les principales charges qui ont été retenue par ces femmes contre l’«accusé» ATT sont, entre autres : «Nos maris n’ont pas de moyens matériels pour faire face à l’ennemi ; ATT n’a pas donné l’ordre de tirer ; nos maris n’ont de nourriture conséquente ; ATT a été pris en flagrant délit de communication avec un haut responsable de la rébellion, ce dernier ayant perdu son portable lors d’une bataille ; ATT est le chef des rebelles». Ce vendredi, 3 février 2012 sur la Colline du pouvoir, le président de la République était entre le marteau et l’enclume. Aux dires du président ATT, il ne revient pas à lui de donner l’ordre de tirer. «Il y a dans chaque bataillon un chef militaire qui commande les opérations sur le terrain et c’est lui qui doit donner l’ordre de tirer», s’est-il défendu. Et d’ajouter que depuis qu’ils ont quitté leurs camps militaires, l’ordre a été donné de se battre. Chacun d’entre eux a un rôle éminent à jouer dans la gestion de cette crise. Selon le président, son rôle est de leur donner des moyens financiers et logistiques. «Si on m’envoie au front sans munitions, j’ai le plein droit de refuser. Pourquoi vais-je affronter l’ennemi sans armes ?», se demande ATT. Il avoue en fait qu’il y a eu des problèmes de ravitaillement des munitions, parce que l’équipe qui en avait la charge, n’est pas arrivée à temps. Il dit avoir donné de l’argent pour assurer les besoins alimentaires quotidiens de l’armée. Concernant l’épineuse opinion que soutiennent beaucoup de personnes qu’ATT est le chef des rebelles, le Général-Président répond : « Je suis un chef d’Etat et non un chef rebelle. Je croyais que c’était une farce, mais je n’imaginais pas une seule seconde qu’on était au sérieux jusqu'à tel point». Pour leur part, ses interlocutrices s’étonnent et n’arrivent pas à comprendre pourquoi les arsenaux de guerre qui ont servi à la parade lors du Cinquantenaire de notre indépendance, ne sont pas mis à la disposition de nos forces régulières qui battent de l’aile face à des ennemis qui sont revenus de la Libye avec des armes redoutables. «Je mettrai tout à la disposition de nos forces armées et de sécurité pour qu’elles puissent venger nos soldats tombés sur le champ d’honneur en défendant l’intégrité territoriale du pays», rétorque ATT. Une des intervenantes se dit très indignée contre le Général-Président, qui par sa médiation et sa diplomatie, est parvenu à mettre un terme à bien de conflits destructeurs sur le continent, mais n’arrive pas paradoxalement à solutionner cette attaque des rebelles. Là-dessus, ATT a tout simplement rassuré ses interlocutrices qu’il fera tout pour faire revenir la paix et la stabilité dans le nord du pays. Malgré cela, celles-ci sont reparties de Koulouba en restant sur leur soif. Espérons tout de même qu’elle parviendront à prendre leur mal en patience. Boubacar SIDIBE (Stagiaire)

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Commentaires (19)

User
LAIKO 15 ans
L'Hymne de l'Empire du Mali proclame: "Si tu ne peux t'exprimer éloquemment devant ton peuple; Donne la parole aux Griots qui le feront mieux à ta place; Si tu ne peux défendre vaillamment ton peuple; Donne ton sabre de guerre aux femmes qui t'indiqueront le chemin de l'honneur" Hééé Hommes du Mali, vous semblez dépassés par les événements au point que vous tergiversez inutilement dans la peur Voila pourquoi les femmes de Kati sont passées aux "actes" Réveillez-vous citoyens, notre armée est devenue un simple service d'emploi et non plus une institution où les engagés répondent aux normes de vrais combtatants. Les fils de pauvres seront les seuls à mourir au front. Les autres sont en stage hors du pays
eburneen 15 ans
Il est vrai que ce ATT-ardé n´a jamais convaincu qui que ce soit, à part ses suiveurs, ou bien?
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 15 ans
Cher president lieutenant: qu'avez a dire face a cet interview crie haut et fort par votre homologue de la mauritanie? Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien: «Le nord du Mali est libre pour le terrorisme» Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz. AFP / Juan Barreto Par RFI Interrogé dans le quotidien français Le Monde sur l'insécurité qui touche toute la région du Sahel, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz s'inquiète surtout de la situation chez ses voisins maliens : « Le nord du Mali est une région laissée libre pour le terrorisme », dit le chef de l'Etat mauritanien. Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, le Nord Mali est une zone pratiquement laissée pour compte, et libre pour le terrorisme : « C'est à partir de là que les terroristes agissent et se font payer des rançons qui les renforcent », dit le président mauritanien. Selon lui, les groupes terroristes auraient d'ailleurs noué des liens avec l'une des deux rébellions touarègues du Nord Mali, celle d'Iyad ag Ghali. A l'en croire, Iyad ag Ghali, ancien diplomate malien, a même servi d'émissaire pour le paiement des rançons des otages d'Aqmi. « Les terroristes sont très bien équipés », dit encore Mohamed Ould Abdel Aziz , et le conflit libyen n'a fait qu'aggraver la prolifération des armes. Le président mauritanien révèle que son aviation a détruit en août dernier un véhicule équipé d'un missile sol-air à la frontière avec le Mali. Mais pour lui, visiblement, l'ennemi est bien connu. Sur une bande désertique malienne de 300 km de large, les terroristes s'approvisionnent en vivres et carburant dans 3 ou 4 villes connues, dont Tombouctou et Gao. « Ceux qui les approvisionnent sont connus, fichés, on a parfois même leurs plaques d'immatriculation », explique encore le président mauritanien. Le président semble reprocher aux autorités de Bamako de ne pas en faire assez pour lutter contre cet ennemi qu'il juge très limité : « Pas plus de 300 hommes », selon Mohamed Ould Abdel Aziz, et il ajoute : « C'est à la portée de n'importe quel Etat ». tags: Mali - Mauritanie - Mohamed Ould Abdel Aziz - Terrorisme Fiche Pays :
ATT est le plus lache que le mali n'a jamais eu :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops:
je suis peiné de voir certains malien trouvent quoi dire dans ces moments difficile que vivent un nombre important de nos compatriote. le discour doit etre à la moderation car la parole à conduit dans certains "rwanda, europe etc " à un genocide; soyons responsable. le mali est une nation avant d'etre etat, ce qui n'est le cas dans beaucoup de pays. nous connaissons notre histoire et notre trajectoire depuis les temps des empires jusqu'aujourd'hui en passant par des tres grands royaumes, remomorer vos de l'histoire de notre cher pays dont la devise reste toujours la meme : un peuple un but une foi. ce qui pensent cette situation ils vont trouver leur qu'ils se drtompent car le peuple malien est fort. je dedie ces mots à notre mere et soeur voir tante Zakiyatou Wt Halatine, j'ai lu avec interet votre manifeste et je suis de coeur avec vous car vous avez beaucoup donner au mali, sachez bien qu'il y a beaucoucoup de malien comme moi qui se retouve dans vos propos et condament les gens qui essie de vous faire du mal ainsi que votre famille.
Mon cher vous parlez et vous vous contredisez, vous parlez de Génocide en faisant allusion au Rwanda, Europe etc. Dans la même foulé vous dédiez votre ecrit à Votre soi disante Tante. Mais dite moi avez vous lu reelement ce qu'elle a ecrit comme reaction. Vous devez me croire se sont de tels propos qui conduisent à ce dont vous faites allusion plus haut. C'est après avoir accepté d'être ministre et rempli ses comptes qu'elle ventile des propos reactionnaires. Alors mon vieux dit à ta tante que nous tous avons perdu de près ou de loin des parents proches ou lointain mais nous essayons d'oublier et plus encore de pardonner pour l'ultime interet national. Et qu'lle sache que cette rebelion remonte plus loin que 1991.
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