Transition malienne : Le collectif des jeunes patriotes du Mali demande sa prolongation

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Le vendredi 13 aout, le Collectif des jeunes patriotes du Mali a organisé un meeting populaire, sur l’esplanade de la Bourse du travail. Un seul leitmotiv était au centre de ce rassemblement : demander la prolongation de la durée de la transition.      

Plusieurs mouvements et associations étaient présents à ce meeting. A moins de six mois de la fin de la transition, ce collectif demande sa prorogation.

Ce débat est pressant  depuis un certain temps dans la sphère politique malienne. Faut-il prolonger la durée de la transition ? Sommes-nous capables d’organiser des élections avec l’état actuel de notre pays ? Les avis divergent selon les tendances et clivages politiques. C’est dans ce contexte que le collectif des jeunes patriotes du Mali (constitué des associations et mouvements) a décidé de briser la glace pour passer devant la scène publique afin de demander la prolongation de la transition. Cela, à travers un meeting populaire qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

Sur les pancartes on pouvait lire entre autres messages, « pour éviter les élections bâclées, prolongeons la transition » ou bien « pour la stabilité et la quiétude du Mali, demandons la prolongation de la transition » etc.

Pour Issaka Bengaly, Président de l’association pour le développement de N’Tabacoro, soutenir la transition est un devoir pour tous les Maliens parce que cette transition est en train de redresser notre pays. «  Nous nous sommes tous levés contre le régime d’IBK et nous l’avons combattu. Maintenant les militaires sont en train de rendre à notre pays sa dignité. Nous devons prolonger la durée de la transition pour que le travail du président Assimi et ses hommes soit achevé, c’est-à-dire le redressement de notre pays », a dit Issaka Bengaly.

Au cours de ce meeting, dans son intervention, Mme Bagayoko Mariam Coulibaly, Présidente des collectifs des femmes leaders pour un Mali stable,  a déclaré que leur collectif était parmi les premiers à dire que les 18 mois de la transition ne suffisent pas pour mener à bien les fonctionnements de l’Etat et à organiser des élections crédibles et transparentes. Pour elle, les femmes jouent un rôle important dans le développement d’un pays et elles devront être écoutées. « Nous avons nos maris au front, nos enfants au front. Certains ont été égorgés. Des civils sont massacrés chaque jour. Nous disons qu’il n’y a pas d’élections tant que la sécurité n’est pas revenue dans tout le Mali », a- t-elle dit.

Selon Tahirou Bah (membre influent du M5-RFP), la Bourse du travail est un haut lieu de lutte pour l’indépendance, la démocratie et la souveraineté du Mali. Selon lui, les pays de la sous-région ne peuvent pas donner une leçon de démocratie à notre pays. Il a illustré son argumentaire par quelques exemples comme les élections du troisième mandat d’Alassane Dramane Ouattara et Alpha Condé et beaucoup d’autres. « Aux problèmes maliens, des solutions maliennes », a-t-il déclaré. Pour lui ce n’est pas à l’organisation internationale de dicter ses lois au Mali, avant de déclarer que le Mali a d’autres préoccupations qui ne sont pas des élections, notamment le défi sécuritaire.

Dans une déclaration lue, Mamadou Sidibé dit ‘’Gandhi Malien’’, n’a pas fait de cadeau  aux hommes politiques qui demandent le respect de la durée de la transition. Selon lui, ils sont des ennemis de la nation. Pour lui, ces derniers ont peur de la justice qui traque en ce moment les voleurs de la République. Raison pour laquelle, dit-il, ils demandent l’organisation des élections le plus tôt que possible pour qu’ils reviennent aux commandes afin d’arrêter le travail de la justice.

«  Le Mali appartient aux Maliens et non à la communauté internationale. Les élections présidentielles ne pourront pas être organisées au mois de février. Nous avons d’autres problèmes à résoudre, donc il faut laisser le temps à Assimi Goita», a-t-il déclaré.

Selon Amadou Tieba Traoré dit ‘’Kati 24’’, il faut une prolongation de la durée de la transition pour lutter contre la corruption et l’insécurité et pour la stabilité et la quiétude du Mali. « Il faut de la sécurité sur l’ensemble du territoire pour aller à des élections crédibles et transparentes », a-t-il affirmé.

Adama Tounkara (stagiaire)

 

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