Violences basées sur le genre : Des femmes de la sous-région brisent le silence

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Malgré la ratification par les Etats ouest-africains de différents instruments relatifs à la protection des droits des femmes, les violences basées sur le genre perdurent. C’est le cas en particulier dans les pays ciblés par le projet. Parmi les problèmes que rencontrent les défenseurs des victimes et des discriminations et violences basées sur le genre, on trouve la banalisation de ces violences, ou une justification de celles-ci légitimées par ceux qui les exercent sous couvert de tradition ou motivations religieuses.

 

Les défenseurs peinent à informer un large public et mobiliser contre ces violences fautes de moyens adéquats. C’est pour faire face à cette situation que l’Institut Panos a mis en œuvre, avec le soutien financier de l’Union Européenne, un projet intitulé : «Briser le silence, lever les tabous, mieux informer sur les violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest». C’est dans ce cadre qu’un atelier régional de deux jours a clos hier ses travaux à Bamako.  Elle était organisée par la Coordination des organisations et ONGs féminines du Mali (CAFO). Cette rencontre, qui a regroupé des participants venus du Cameroun, du Sénégal, du Niger, de la Mauritanie et du Mali, avait pour objectif d’appuyer les défenseurs de victimes basées sur le genre à produire et diffuser leurs propres informations. Cet atelier, qui  fait suite à deux autres formations déjà dispensées, a regroupé 12 représentants d’organisations de lutte contre les violences basées sur le genre dans les pays ciblés. Il aura permis d’élaborer une trame ou plan indicatif de rapport pays qui sera disponible pour utilisation dans chaque pays par les organisations chefs de fil et leurs partenaires.

Pour la présidente de la CAFO, les femmes sont mieux outillées pour savoir ce qui se passe. «Etant femmes, nous collectons mieux les informations sur les violences sur le terrain. Informations que les gens ne veulent pas partager à cause de plusieurs raisons. Pour des raisons religieuses ou culturelles ou tout simplement par peur d’être stigmatisées. Pourtant, il ya des violences qui affectent  la conscience humaine. Comme ces formes de viols qu’on a connus pendant l’occupation» a regretté Mme Oumou Touré à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Avant d’ajouter que cet atelier répond à un besoin au Mali. Et Oumou Touré d’inviter les participants à trouver des solutions qui peuvent travailler pour chaque pays.

 

Yaya Samaké

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