Correction de la nouvelle grille indiciaire des Enseignants-Chercheurs. : Le SNESUP exige du Ministre de l’Économie et des Finances, le calcul de la nouvelle grille indiciaire sur la base de 20%

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Le Comité Exécutif National du Syndicat national de l’Enseignement Supérieur (CEN-SNESUP), pour la correction de la nouvelle grille indiciaire des enseignants-chercheurs du Mali, vient d’adresser une lettre au Ministre de l’Économie et des Finance, sur la nouvelle grille indiciaire des Enseignants-Chercheurs. Le Snesup regrette que malgré les rencontres pour la bonne application de la grille indiciaire, les techniciens du ministre du l’économie et des finances aient fait des erreurs techniques inadmissibles. En conséquence, dit la lettre signée par Pr. Abdou Mallé, nous exigeons le calcul de la nouvelle grille indiciaire sur la base de 20% avec rappel à compter du 1er janvier 2019 conformément à l’article 66 du Statut des Enseignants-Chercheurs du 27 septembre 2017.

Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, stipule la note, le 07 janvier 2021, le SNESUP et le Gouvernement ont signé un Procès verbal de conciliation sur 33 points de revendications dont les points 1.1 et 1.2 qui concernent l’application de la grille indiciaire plancher 1368 et plafond 3.000 et de 20%o de la grille indiciaire conformément à l’article 66 du Statut des Enseignants-Chercheurs du Mali du 27 septembre 2017. «Le Gouvernement a fait les propositions suivantes sur les points 1.1 et 1.2 : + 95 points à compter du 1er juillet 2021, soit 1555 (1460+95 points) ; +95 points à compter du 1er janvier 2022, soit 1650 (1555+95 points). Ces chiffres sont confirmés par le Procès verbal de conciliation du 02 novembre 2021», explique la lettre.

Le SNESUP, ajoute la note, après des questions d’éclairage avec votre délégation, vous a notifié les deux nouvelles grilles indiciaires planchers 755/850 et plafonds 1555/1650 suivant la lettre N°2021-10/CEN-SNESUP du 29 mars 2021. «La commission technique de relecture du Statut des Enseignants-Chercheurs et de son Décret d’application créée suivant la Décision N°2021-00000310/MESRS-SG le 09 mars 2021 et composée de 02 Conseillers Techniques du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, d’un représentant du Ministère de l’Economie et des Finances, d’un représentant du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, d’un représentant du Secrétariat Général du Gouvernement, d’un représentant de la DRH-Education, d’un représentant de la DFM du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et de 02 représentants du CEN-SNESUP, a validé les deux nouvelles grilles indiciaires planchers 755/850 et plafonds 1555/ et 1650 », a fait savoir la lettre pour plus de compréhension.

Mieux, dit-elle, les deux nouvelles grilles indiciaires ont passé à la RI (Réunion interministérielle) le 05 août et au Conseil des Ministres en octobre 2021 sans aucune observation. L’augmentation de l’âge de départ à la retraite à 67 pour les Enseignants-Chercheurs seniors a seulement suscité des réactions. Le 16 décembre 202l, poursuit le communiqué, nous avons adressé une lettre de protestation au Secrétaire Général du Gouvernement (LN°2021-39/CEN-SNESUP) contre la rétention dans le circuit d’adoption des projets de textes relatifs aux deux nouvelles grilles indiciaires et à la hiérarchisation des Assistants et des Attachés de Recherche. «Nous nous sommes rendus au Secrétariat General du Gouvernement le même jour pour faire le suivi des projets de textes qui devaient être transmis par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Malheureusement, nous n’avons trouvé aucune trace de ces projets de textes au Secrétariat General du Gouvernement», dénonce avec mécontentement la lettre signée par Pr. Abdou Mallée, secrétaire général du CEN-SNESUP.

Ainsi, le vendredi 17 décembre2021, mentionne la note, nous sommes allés voir le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour qu’il diligente la rencontre avec vous, Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, autour des observations du Secrétariat Général du Gouvernement sur le seuil d’augmentation des salaires dans l’espace UEMOA afin d’introduire les projets de textes au Conseil des Ministres du 22 décembre 2021. «Malheureusement, Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, vous avez purement et simplement déplacé le problème posé en insistant sur la méthode de calcul en pourcentage de la nouvelle grille indiciaire des Enseignants-Chercheurs (Lettre N°01971/MEF-SG du 07 mai 2021)», dénonce encore le Snesup.

Les 23 et 31 décembre 2021, poursuit le courrier, la Commission de conciliation s’est réunie pour lever l’équivoque. «Nous estimons, Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, que vos techniciens ont fait des erreurs techniques inadmissibles, car nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude», a fait remarquer Pr. Abdou Mallé.

En conséquence, insiste le message, nous exigeons le calcul de la nouvelle grille indiciaire sur la base de 20% avec rappel à compter du 1er janvier 2019 conformément à l’article 66 du Statut des Enseignants-Chercheurs du 27 septembre 2017. «Il sied de réunir immédiatement la Commission de conciliation pour valider cette demande du SNESUP basée sur la loi. Au cas contraire, nous sommes prêts à déclencher une grève illimitée jusqu’à la satisfaction totale», a averti Pr. Abdou Mallé.

Hadama B. Fofana

 

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2 COMMENTAIRES

  1. c’est pas l’UEMOA qui vous paye mais le Mali. Pourquoi ces différences de traitements avec les autres salariés de l’état. Ramenons tous les salariés de l’Etat au statut et général avec des primes et autres avantages plafonnés aux différents corps. Rappelons que ce corps des chercheurs est une véritable mafia où une fois hiérarchisé, ces gens quittent les structures de recherche pour l’administration générale en continuant à bénéficier des avantages de chercheur ad vitam aeternam. D’ailleurs ces soit disant chercheurs ne trouvent jamais rien. Ils font juste de petites publications pour leur avancement et c’est tout.

  2. Messieurs les Ministres, il faut les laisser faire ce qu’ils veulent. Y en a marre. Nous avons d’autres chats à fouetter.

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