SYPESCO : Les 11 points de revendications des enseignants des collectivités

1
Malgré les initiatives de la commission de conciliation du ministre de la Fonction publique, les nombreux points inscrits dans le cahier de doléance du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (Sypesco) demeurent jusque-là insatisfaits. Le bureau exécutif national du Sypesco réaffirme sa volonté de dialoguer avec le gouvernement pour la défense des intérêts des enseignants du secondaire.

 

Autour du cahier de doléances du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités, le bureau exécutif national, avec à sa tête Adama Konaté, a partagé samedi dernier, avec la presse, la situation du procès-verbal de négociation de sa signature à nos jours, de certaines activités menées, des perspectives et des difficultés que le syndicat connaît depuis de la suspension du mot d’ordre de non-évaluation.

D’entrée de jeu, le premier responsable a fait savoir que le Sypesco a vu le jour en septembre 2010 et son principal objectif demeure l’amélioration des conditions de vie et travail des militants. Selon Adama Konaté, tout est parti de  l’entrée en vigueur du décret n°515 du 24 septembre 2009, portant intégration des enseignants contractuels de l’Etat et des collectivités territoriales qui a provoqué des dissensions.

“Face Ă  cet Ă©tat de fait et la mauvaise volontĂ© affichĂ©e par les hautes autoritĂ©s de cette Ă©poque, la nĂ©cessitĂ© de crĂ©ation d’un nouveau syndicat s’est imposĂ©e Ă  nous, professeurs des collectivitĂ©s. C’est ainsi que nous avons dĂ©cidĂ© de nous frayer un chemin en crĂ©ant un syndicat susceptible de rĂ©soudre les problèmes auxquels nous sommes confrontĂ©s et rĂ©pondre Ă  nos nombreuses attentes”, a-t-il expliquĂ©.

Il a ajouté que pour les difficultés auxquelles les enseignants en général sont confrontés, la Coordination des syndicats de l’enseignement (Coses) a déposé deux préavis de grève de 72 h, le 30 septembre et le 21 novembre 2014, celui-ci, suivi de la non-évaluation pour compter du 10 décembre 2014.

“Pour gĂ©rer ces prĂ©avis, une commission de conciliation a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par un arrĂŞtĂ© du ministre de la Fonction publique. Cette commission a tenu plusieurs rencontres  sans issue. Mais, un document de procès-verbal de nĂ©gociation est assorti et a fait l’objet de signature officielle le 4 avril 2015”, prĂ©cisera Adama KonatĂ©.

S’agissant des perspectives, le secrétaire général dira que de nombreux points inscrits dans le cahier de doléances demeurent jusque-là insatisfaits et les perspectives sont, entre autres, l’intégration effective de tous les enseignants à la fonction publique de l’Etat, la passerelle entre le secondaire et le supérieur, l’affiliation du Sypesco en tant que syndicat membre de la Coses à une centrale syndicale, la diligence de la hiérarchisation, de l’intégration, de l’avancement, des réclamations et des corrections d’indice et de numéro matricule des militants qui sont à l’attente, etc.

Adama KonatĂ© a aussi rappelĂ© que le Sypesco connaĂ®t quelques difficultĂ©s. “La suspension du mot d’ordre de grève, en date du 4 avril 2015 a provoquĂ© des points vue divergents qui ont conduit Ă  la crĂ©ation de clans par endroits et donc une fronde avec des agissements de certains camarades. Ceux-ci se sont dĂ©solidarisĂ©s du bureau en violant dĂ©libĂ©rĂ©ment les textes. Ce faisant, les camarades ont dĂ©libĂ©rĂ©ment violĂ© ces textes et ont commis une faute grave, qualifiĂ©e d’indiscipline syndicale pouvant nuire aux intĂ©rĂŞts de notre syndicat et de l’école malienne. Le samedi, 5 septembre 2015, lors de sa rĂ©union ordinaire a procĂ©dĂ© Ă  la sanction des camarades fauteurs de troubles, conformĂ©ment aux textes en vigueur. Nous rĂ©affirmons notre volontĂ© de nĂ©gocier avec le gouvernement…”

Bréhima Sogoba

PARTAGER

Comments are closed.