Mali : en attendant la guerre

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C’est un curieux camp d’entraînement. Quatre bâtiments, ceux d’une ancienne école, entourent un grand terrain sableux à la sortie de Sévaré, poussiéreuse ville de passage et dernier verrou avant le nord du Mali. Vers 6 heures du matin, les jeunes qui ont dormi là à la belle étoile replient nattes et moustiquaires. Quand leur chef passe en short, brosse à dents en main, quelques-uns tentent des saluts militaires, plutôt désordonnés. Des jeunes miliciens. Ils ont rejoint les Forces de libération des régions nord du Mali (FLNM) et se disent prêts à combattre si les islamistes qui ont envahi le nord du pays approchaient.

De jeunes miliciens du camp des Forces de libération des régions nord du Mali installé à Sévaré, le 24 septembre.

Trois mouvements civils d’autodéfense ont pris leurs quartiers à Sévaré : Ganda Koy, Ganda Izo ou FLNM, dont certains membres sont soupçonnés de s’être attaqués à des civils touareg lors de précédentes rébellions, dans les années 1990. D’après les chefs de ces milices, 3 000 volontaires se seraient enrôlés. A vue de nez, ce matin d’octobre, quelques centaines tout au plus. Fatigués mais appliqués, ils passent leurs journées entre exercices, instruction et ennui. Ils manquent de tout mais arrivent à plaisanter sur leur nourriture, infecte.

Certains s’entraînent depuis cinq mois, et pas un n’aurait imaginé rester si longtemps. Au camp du FLNM, assis dans un coin d’ombre, quelques garçons et filles, trop malades pour s’entraîner, observent leurs “frères d’armes” s’exercersous le soleil, courir en rang par deux, avant d’entamer une séance de “close combat” sous le regard de leur chef adulé, surnommé “Daddys”. Hagard, un garçon montre ses chaussures, ses semelles percées : “Comment s’entraîner dans ces conditions ?” Ils disent qu’ils n’ont jamais été au centre de tir de leur camp. Et s’en agacent. “Que l’armée nous donne des armes !, proteste Ibrahima Temet, 19 ans. On n’a jamais tiré, mais on est prêts.”

ARMÉE DE VA-NU-PIEDS

A l’issue de l’entraînement, la petite armée de va-nu-pieds entonne l’hymne national, main sur le coeur. “Si on arrive à en faire des enfants du Mali, à faireentrer dans les cÅ“urs la discipline et la cause, on arrivera peut-être à quelque chose”, estime le commandant Moussa Traoré, chef de la base, ancien militaire et mercenaire. Les discours sont rodés, guerriers, convaincus. “On est prêts à sebattre, à 100 %”, le slogan est récité comme un mantra.

Kalifa Iattarar, “18 ans”, dit-il, est originaire de Tombouctou. Il travaillait avec les touristes, mais ces derniers ont depuis longtemps déserté sa ville. Après cinq mois passés dans le camp, il sait que lui comme ses camarades nordistes ne sont “pas dans les comptes de l’Etat”. Le sentiment d’abandon, déjà bien ancré avant la débandade de l’armée malienne face à la rébellion, fin mars, n’a jamais été si fort. C’est en partie ce qui a poussé ces jeunes vers ces milices, dans un élan qualifié de patriotique par leurs chefs. Kalifa Iattarar réfute toute idée de négociation avec les “fanatiques”. Il trépigne en attendant une hypothétique intervention armée.

L’attente, plus que les mauvaises conditions de vie ou le paludisme, lui est devenue insupportable. “Tous ces gens qui parlent et ne font rien n’ont pas defamille dans le Nord, sinon ils auraient déjà pris les armes. Les islamistes frappent les vieux qui fument, ils frappent tout le monde !”, peste-t-il.

“ON COUPE DES MAINS, LÀ-BAS AUSSI”

Les volontaires qui ont rejoint les milices de Sévaré parlent d’un Mali “laïc”,“démocratique” et “indivisible”. L’islam n’a rien à voir avec l’interprétation qu’en font les occupants, disent les jeunes miliciens : “Ils empêchent les femmes de sebaigner, de travailler, ils nous interdisent de regarder la télé. Même en Arabie saoudite, on ne coupe pas des mains ou des pieds”, avance un habitant de Gao, aussitôt contredit par une de ses camarades : “Si, on coupe des mains, là-bas aussi.”

La plupart venant du Nord, ils connaissent très bien les Maliens qui ont rejoint les mouvements islamistes comme le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afriquede l’Ouest (Mujao) ou Ansar Eddine : “T’as laissé ton whisky, c’est bien, mais laisse-nous tranquilles !”, plaisante l’un d’eux, mimant une discussion imaginaire avec Abdul Hakim, chef du Mujao à Gao, connu pour ses frasques passées.

Kalifa Iattarar raconte : “Plusieurs de mes amis sont au Mujao. C’est ce que personne ne comprend. Les gens sont mélangés, pas par conviction, mais parce que cela a duré trop longtemps.” Difficile d’imaginer que le conflit prendrait cette tournure. Ces jeunes parlent sans rage de leurs concitoyens qui ont rejoint le Mujao. Cet engagement, pour eux, relève de la supercherie : “Ils ont besoin deretrouver leurs terres et leurs familles au nord.” C’est l’une des raisons pour lesquelles ces “combattants” de Sévaré s’opposent souvent à la perspective d’une intervention armée de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) : ils disent craindre des frappes aveugles, qui ne feraient pas la différence entre islamistes convaincus et… amis.

A Bamako, le ministère de la défense parle de mille défections en sept mois au sein de l’armée régulière malienne : des militaires qui ont quitté le pays ou ont rejoint la rébellion. Tous les miliciens n’échappent pas, eux non plus, à la tentation d’aller grossir les rangs des islamistes du Nord, par conviction ou appât du gain. Dans les trois milices, le recrutement a été stoppé en août par peur des infiltrations. Allongé sur une natte, entouré de sa garde rapprochée, le chef d’état-major de la milice Ganda Izo, Ibrahim Diallo, veut relativiser : “Certains sont découragés par le manque de moyens, admet-il, mais 3 000 bonnes volontés, en dépit de la sous-alimentation et des maladies, c’est le signe que le moral est bon.”

INTÉGRER L’ARMÉE RÉGULIÈRE

C’est pourtant le chef d’une base de Ganda Izo, Ibrahim Dicko dit “Claude”, qui a permis aux islamistes de prendre la ville de Douentza, début septembre, en choisissant de se rallier au Mujao. “Nos jeunes sont pressés, impatients, explique le nouveau président de Ganda Izo, Ibrahim Abba Kantao. Certains viennent pour être recrutés, d’autres parce qu’ils pensent pouvoir régler leurs problèmes quotidiens : ce sont ceux-là qui rejoignent le Mujao.”

Dans un pays rongé par le chômage et le manque de perspectives, plus encore depuis que le Nord est privé de ses touristes, les combattants voient aussi dans ces milices une opportunité d’intégrer l’armée régulière. C’est cette promesse implicite qui a fait se déplacer certains de Bamako comme du reste du pays. Sidibé Drissa, 22 ans, informaticien de formation, a intégré le FLNM sur les conseils de son frère, sergent : “Pour chercher mon avenir.””Parce qu’on n’a pas d’usines, pas de sociétés : rien de cela ne se passeici”, poursuit-il. Douda Traoré, 20 ans, interroge : “Seront-ils assez fous pour nous chasser, alors que nous avons appris à nous battre ?”

C’est pourtant sur le désoeuvrement et sur le découragement de ces jeunes troupes que compte le camp d’en face : “Nous sommes ouverts à tout le monde : MNLA, Ganda Koy, Ganda Izo, FLNM…, assure Oumar Ould Hamaha, chef d’état-major du Mujao, interrogé au téléphone. Chez nous, il n’est pas question de race ou d’ethnie.” Il évoque “300” nouvelles recrues et propose des conditions en or : “Nous assurons le paiement d’allocations familiales pour chaque combattant, vivant ou mort, jusqu’à ce que ses enfants soient en âge de se marier.”

SANS SALAIRE NI PERSPECTIVE

A Sévaré, le commandant Traoré a décidé de ralentir la fréquence des entraînements depuis près de deux mois : “Les conditions se sont trop dégradées.” Mais il poursuit l’instruction, “pour que la paresse ne mange pas le courage”. Comme ses jeunes engagés, après cinq mois de travail sans salaire ni perspective tangible, il doute parfois de l’utilité de sa mission. “Rien ne vaut la patrie”, leur martèle-t-il. Pourtant, en privé, il dit : “Ce Mali, vraiment, ce n’est pas la peine. L’Etat ne fait rien pour ces jeunes. Parfois je me demande : est-ce qu’on ne serait pas en train de les berner ?”

Kalifa Iattarar veut retrouver Tombouctou au plus vite. Sa ville et sa famille lui manquent. Après l’entraînement, il va souvent saluer des connaissances qui ont pris place dans un camp de déplacés, à deux pas de son camp d’entraînement. Il retrouve là son ami Abdourahamane Soumaïla Maïga, 19 ans, qui s’entraîne avec les Ganda Koy depuis sept mois. Ses parents sont à Gao. C’est pour eux qu’il a rejoint la milice : “Un jour, je dirai à mes enfants que j’ai libéré le Nord.”

En attendant ce jour, il raconte comment deux de ses amis sont morts à l’entraînement, de faim et de fatigue. “On n’a rien à manger. Et sur 600 personnes, on n’a pas une arme, à part trois pistolets-mitrailleurs…” Il raconte que les chefs ont promis des armes, de nouveaux locaux, de meilleures conditions : “Ça va être bien.” Kalifa Iattarar parle de vivres qui leur étaient destinés et auraient été vendus au marché. Mais il n’en démord pas : “J’ai la certitude que l’Etat va nousremercier.” Et sinon ? “Sinon, la vie continue. Il n’y a pas de sot métier.”

LE MONDE | 06.10.2012 à 13h00

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22 COMMENTAIRES

  1. quesque le mali atend pour le coup d avoi ,mai nations uni ne dira jame oui mali il faut comance la guerre,le ministre de la defense et lant come un lanteur, moi je voi selement seck modibo diarra come un homme le dionkis et le capi sanogo il son tous come le ba konoba, il faut envoyer le militaire au nord le gent soufre la bas dionkis il faut envoyer d autre lettre au president ouatara pour livre no arme moi je croi pas si le mali sera 1 maliba ancor dan le monde le rebelle son trop favori aujaurdhui le durgent du mali voi selemen argent se lui qui arive au pouvoir ils oublie tout merci losiento no se hablar pero ahy que libre norte de mali

  2. Tous les jours on nous balance des saloperies sur cette crise du Nord sans aucun élément nouveau !!! Des experts venus je ne sais où, des journalistes sortis d’un trou profond, des diplomates porteurs de jumelles pour regarder de loin, etc… Toujours entrain de ressortir les mêmes trucs avec juste des titres qui changent, depuis un mois je n’ai pas lu un seul article qui apporte d’autres éléments nouveaux sur cette crise !!! Ils utilisent des techniques d’expression en tout genre pour nous torturer d’avantage, que MW filtre tous ces articles merdiques !! Sur une seule page d’accueil de MW on a 10 articles sur le nord venus du Niger, Guinée, Sénégal, Burkina, Mauritanie, Algérie, France, USA, etc… C’est ce commerce de mensonge et de faux espoir que l’ONU, l’UA… ont utilisé pour laisser la Somalie dans le chaos pendant 05ans !!! Ce sont les rapts des touristes au Kenya qui ont poussé ce pays avec l’Ethiopie d’aller en guerre totale face aux shebabs et pourtant il y avait une force internationale basée à Mogadiscio !!!! Pendant tout ce temps cette force présente ne faisait que manger et dormir, le Kenya a mis l’ONU devant le fait accompli en attaquant le mal à sa source, l’ONU n’ayant plus le choix un mois après l’engagement du Kenya a donné son fameux vert. Même là encore les faux experts et les medias disaient que le Kenya n’a jamais fait une vraie guerre qu’ils allaient perdre cette guerre sur un terrain qu’ils ne maîtrisaient pas. Où sont les shebabs en ce moment même si cette guerre n’est pas encore finie, ces voyous ont perdu toutes les grandes villes de la Somalie. Continuez à jouer à nous faire peur, cette crise du Nord du Mali est certes militaire mais elle est beaucoup plus politique. 😯 😯

  3. A H n > Faisons avancer les débats c’est mieux que de faire des insultes. Merci d’avance !!!

    • Haoussa du Niger nous sommes tous des africains avants d’être sénégalais, nigerien, ou autres. Arrêtes des tels commentaires. Tu sais chacun individu est jugé à travers son comportent, ses termes,qui reflettent son éducation de base. Etre trops vulguaire sur le net montre autre chose sur toute ta ligne.
      Excuse en cas de mauvaise interpretation c’est un simple conseil.

    • DOUCARA ……Tu as des problèmes ……… 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

  4. A tous > Faisons avancer les débats c’est mieux que de faire des insultes. Merci d’avance !!!

    • MaliWeb ou chaque petit minable et lache peut venir deverser sa haine dans une complete anonymite! C’est pourquoi il y est possible d’y lire un sous-homme comme toi!

  5. au lieu de sacrifier les moutons »»»»\\»»»pour la fête des Moutons vous voulez sacrifier des jeunes qui délire «« ««««« \\\«««
    ces jeunes ne savent même pas c’est quoi une guerre
    Ganda coco ou Ganda keke ou Ganda kekete 😀
    Allez y avec vos fusils de chasseurs
    les soldats n’ont pu faire face à eux
    ce n’est pas des Ganda ««»» qui vont faire un truc :mrgreen:

  6. Tout le malheur de ce pays est arrivé par la faute du capitaine SANOGO et de ceux là qui l’ont soutenu dans cette mafieuse action.
    Vous voyez, même les militaires qui ont abattu sans sommation les paisibles religieux maliens et mauritaniens à Diabali ont reçu l’ordre du capitaine SANOGO.
    Une chose est certaine si nous ne prenons garde le bateau Mali va couler car c’est un maudit ce capitaine qui cherche vaille que vaille le pouvoir.
    Il essaye de tromper la communauté internationale et nationale en disant qu’il a cédé le pouvoir mais au fait c’est un menteur il dit ça pour échapper à la justice internationale, heureusement pour nous il ne va jamais s’échapper à cette vraie justice.
    La CEDEAO doit désarmer le camp de KATI et attendre la fin d’une élection pour remettre les armes au nouveau pouvoir sinon je vous jure que les alcooliques de KATI vont s’accaparer de nouveau

    • cela fait «« \\ »»°une vingtaine de fois que tu nous copie le même commentaire anti avancement \\ »»»»»» \\
      à la personne ne lira tes phrases anti…..»»»»» :mrgreen:

    • suis d accord avec toi,c est d ailleurs la raison pour laquelle la CEDEAO a bloqué les armes a destination du Mali dans les pots de Konakry et de Dakar de peur qu elles ne tombent entre les mains de ce ce camp.

  7. La Chronique d’une autodestruction d’un peuple: 2ème épisode

    Après 23 ans de médiocrité et de gabegie financière , le peuple malien avait réussi le 26/03/1991 à faire partir un régime corrompu et sanguinaire et instaurer la démocratie pluraliste pour améliorer le bien être des maliens dans un espace de liberté et de justice.

    20 ans plus part, les opportunistes de tout acabit et des ennemis du Mali, ont réussi à maintenir et à renforcer la corruption et l’injustice dans le pays qui touchent désormais toutes les sphères de la vie sociale.

    La passivité et l’insouciance des populations face à ces deux fléaux ont accouché de deux méchantes jumelles:
    L’impunité et la médiocrité .

    Ces jumelles ont maintenu les maliens parmi les nations les plus pauvres du monde malgré un espace de liberté retrouvée et d’estime de l’extérieur liés au mode de gouvernance démocratique du pays.

    Les acteurs politiques ont été les principaux ennemis de la démocratie en tuant tous les contre-pouvoirs indispensables à la bonne gouvernance et en ne dénonçant pas les pratiques et les maux qui gangrènent notre société.

    Alors qu’à tout moment ils pouvaient interpeller nos ministres à l’assemblée nationale, faire des marches de protestation et faire des propositions de lois et exiger par tous les moyens de droit que justice soit faite pour arrêter tous ceux qui impunément détournaient les deniers publics sans vergogne.

    Il pouvaient le faire dans le cadre du droit et continuer à avoir l’estime et la reconnaissance de la communauté internationale.

    Ils ne l’ont pas fait, le système politique s’est au contraire transformé en système “griot” avec tous mes respects pour les hommes de caste.

    Pire l’école, l’enseignement et l’éducation du peuple ont été relégués au second plan au moment où le chômage et la précarité avançaient à grand pas.

    Amusez vous à faire une comparaison entre une fréquentation d’un site internet d’information malien et sénégalais ou ivoirien, et rapporter cette fréquentation au nombre des populations respectives des trois pays, vous comprendrez l’urgence de l’instruction et de l’accès à l’information dans notre pays.

    Ne faites surtout pas d’étude sur les qualités des articles de presses et le taux d’insultes sur les sites d’informations et de forums internet maliens sinon vous risquez de piquer une syncope, tant le niveau d’éducation est bas.

    Aujourd’hui quand on parle de ressources humaines, il ne faut même pas penser au Mali.

    Quel gâchis!

    Première bombe sociale qu’il fallait désamorcer à temps, mais hélas ça continue avec cette année 15 000 jeunes admis au DEF 2012 non orientés et 78 848 jeunes qui échouent au Baccalauréat 2012 sur 89 968 bacheliers.

    Dans cette situation, la quête effrénée et éhontée du gain facile et non mérité a pris le dessus sur le travail bien fait avec vocation et engagement pour le pays et la nation.

    Tout est du faux, du simple produit à l’étalage dans un marché à l’article d’un journal privé, en passant par la parole d’un ministre, d’une nomination d’un ministre conseiller du premier ministre, ou des grades distribuées dans la police, incapable d’être dans le vrai.

    Cette situation a travesti la démocratie, l’école, la justice, l’administration, l’armée, la police, les partis politiques, les syndicats, les associations, les entreprises, les familles, la société civile bref toute la société sans que cela ne dérange personne.

    Il ne faut surtout pas critiquer, ou dénoncer sinon tu seras tout de suite traité:
    -“d’aigri”,
    -“de réactionnaire”,
    -de “Coguèlè Tigui”
    -de “A ka Kouma ka tian”,
    -de “Malien tè”, etc.
    C’est dans ce climat d’autodestruction programmée entretenue et voulue par tous du genre:
    (“Tiè N’ye N’Tassôrô fin na tiè”),
    (“Tiè N’mafié ko nga villa bana!”),
    qu’on a perdu notre armée, notre police, notre gendarmerie, notre école, notre administration, notre justice, bref on s’est trop égaré errant encore dans l’océan du faux.

    Mais on avait l’estime de l’extérieur qui continuait à nous financer malgré “l’initiative riz”, le “fonds mondial” bien d’autres forfaits des “bouffecrates” la liste est tellement longue que ce n’est même pas la peine d’essayer de les énumérer.

    Perte de temps pour les lecteurs.

    Alors l’aide américaine (militaire et civile), millenium challenge, l’aide chinoise, l’aide japonaise, banque mondiale, Bad, Boad, FMI, et bien d’autres continuaient à nous renflouer comme un enfant gâté.
    C’est pour cela qu’ATT a pu mettre en Å“uvre son PDES (le programme pas le parti).

    Multipliant ainsi des infrastructures économiques et sociales de base dans le pays.

    Mais on pouvait faire largement mieux si chaque franc dépensé était chaque franc effectivement investi dans des secteurs porteurs de croissance.

    Avec la guerre au nord, les faiblesses de l’armée malienne sortent au grand jour, nous perdons le contrôle des deux tiers du territoire national et quatre cent milles maliens sont déplacés et vivent dans des conditions pénibles des camps de réfugiés dans les pays voisins et de familles d’accueils au Mali, si ce ne sont pas des exactions subies de la part des groupes criminels au nord.
    Mais au sud , les opportunistes du faux, s’opposent à toutes solutions étrangères pour mettre fin aux souffrances inutiles de nos populations.

    Le président Dioncounda tabassé et humilié dans son bureau comme un couple d’amoureux lapidés à Aguelhoc, ou un voleur amputé à Ansongo, si ce n’est un mausolée détruit à Tombouctou, sans que justice soit faite, ni que le mouvement démocratique ne puisse faire quoi que ce soit pour lui, joue la carte de l’effacement pour sauver sa tête.

    Un comité militaire incompétent de jeunes officiers, ayant perdu les chemins du nord du pays, tire chaque jour le pays vers l’abîme avec l’aide d’un premier ministre qui s’adjuge une période d’essai de six mois.

    Les gesticulations et les verbiages inutiles contre la Cedeao se sont avérés du vent, et on ne jure plus que par une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu pour délivrer le pays du délire islamiste.

    Mais l’Onu, c’est en réalité les états-unis d’Amérique à 80 %.

    Et les américains ne supportent pas du tout le théâtre dramatique de Cheick Modibo Diarra et de ses copains à reculons de Kati.

    Alors par la voix de leur ambassadeur à Bamako, ils réclament une élection d’un président de la république car certainement outrés par la stratégie de l’effacement de Dioncounda, lâché par les partis politiques du FDR, eux mêmes sous anesthésie (étrange manière de purger leur peine de 20 ans de mensonges).

    La musique patriotique bat son plein dans le bal des opportunistes à la sauce Copam, Yerewoloton et Mp22, où les acteurs de théâtre dramatique sur scènes sont les seuls à penser qu’il suffit de débloquer quelques armes maliennes aux ports de Conakry et Dakar, pour que les fantassins des grands manguiers de Kati retrouvent subitement le chemin de Douentza.

    Un deputé SADI s’arrête subitement de ne pas danser la musique patriotique de son parti l’appelant à quitter l’assemblée nationale de peur d’avoir une overdose patriotique.

    La supercherie fait tellement tomber de haut que des policiers du Groupement Mobile de Sécurité commencent à se tirer dessus à balles réelles et en plein jour (progrès notable par rapport à la guerre nocturne des bérets) pour s’adjuger la paternité voire la maternité des grades de commissaires trafiquées jusque dans le bureau du président de l’effacement.

    Après tout si l’opportunisme donne de la promotion politique et militaire pourquoi pas le far west pour la promotion policière tant qu’on y est!
    Alors on marche contre une intervention militaire étrangère au Mali, on magnifie son soutien à l’armée malienne trop vigilante sur le Dawa à Diabali et totalement aveugle sur le Mujao à Douentza.

    Peut être que Diabali a la chance de bénéficier des armes débloquées et qu’en réalité Douentza n’est pas qu’à 170 km de Sevaré, principale base militaire de l’armée malienne avant le nord.

    Entre temps l’enlisement constaté par le président par Intérim de l’Assemblée nationale en personne, Younoussou Touré, retarde toutes décisions de l’Onu, ronge comme un cancer l’économie nationale et la societé malienne et renforce les islamistes au nord.

    Les populations déplacées ne savent plus à quels saints se vouer.
    Et pourtant les acteurs du théâtre dramatique de l’autodestruction du peuple, nominés aux oscars du ridicule 2012, continuent de croire, dur comme fer, que le Mali peut s’en sortir sans aide financière et militaire étrangère rien qu’avec des bénédictions et des négociations du HCI, d’un ministère du culte, d’un comité militaire de l’effacement des pouvoirs légaux.

    Qui aurait cru que le pays de Soundiata Keita et de Modibo Keita peut tomber aussi bas rien qu’en s’auto détruisant!

    • Merci Kassin pour cette brillante analyse. Il faut cependant ajouter que les cadres n’ont tiré aucune leçon de cette descente aux enfers. Ils n’ont pas changé. Ce n’est donc pas demain qu’on s’en sortira. Je crois qu’on est pas à la hauteur des défis du monde actuel. Puisque ceux qui ont la mission de diriger le pays ne sont pas à la hauteur, je suis au regret de t’avertir que le Mali sera bientôt placé sous la tutelle des Nations Unies et je c’est sérieux. Par l’incompétence de nos cadres nous sommes devenus le nouveau cancer du monde et l’ONU n’aura d’autre choix que de nous gérer en sa manière. Personne ne pourra empêcher cela. Ce qui est à venir n’est pas réjouissant.

  8. Je pense qu’il faut arrêter les farces et faire face aux choses serieuses. Si au grand jamais vous livrez ces jeunes à la boucheries tous les responsables doivent êtres inculpés devant le CPI;
    je parle en tant que ancien militaire la guerre n’est pas un jeu.
    Laisser l’armée faire sa mission noble avec les moyens et non continuer à grouper les jeunes qui n’ont aucune expérience et qui ignorent la gravité de ce qui sont entrein d’attamé.
    Bon attendeur salut.

    • Laissez l.armée á faire sa noble mission! Tu penses que ces jeunes sont plus dignes que les putains de militaires que contient cette armée? Si tu es ancien militaire comme tu disdans les colonnes de ton comentaire, tu devais savoir le moral des hommes de l,armée. Sont-ils capables (les hommes de l.armée) de faire leur noble mission?

      • TOI TU ES ESPAGNOL TOUT EN IGNORANT LA REALITE DE TON PAYS NE RACONTE PAS DU N’IMPORTE QUOI OSERA TU ENVOYER TES ENFANTS SANS FORMATION ET SANS ARME AFFRONTER DES GENS QUE LES GRANDES PUISSANCES CRAINGNENT? ARRËTE DE FAIRE LE TRAITRE.

    • j’allais faire le meme commentaire que toi ,ce n’est pas avec cette bande de va nus pieds que le nord sera repris ,meme d’un kilomètre !!!!! ils risquent tous de se faire descendre en moins de 24h ! à moins de vouloir faire du nord un abattoir,ce serait un crime de leur donner un fusil .

      • Ca, mon vieux, c’est de l’inconscience pure qui ne pourra se terminer que par un carnage! Trop de gens oublient que faire la guerre, c’est aussi un METIER!

        Deja que notre armée dite “officielle” se fait aplatir par son manque de professionnalisme, ces malheureux vont tout droits à l’abattoir sans en avoir conscience!

        • Merci bien Mr Kassim de votre analyse si clairevoyante,mais ce qui est sûr on continuera toujours dans le même bourbier tant que nos partis politiques continueront à se faire financer par l’argent d’autrui,fait qui amene nos dirigeants à reciter les recitations et non de composer eux mêmes. Vous voyer que le mouvement des non allignés n’a plus de force, il a ete intelligemment liquide par le multipartisme democratic qui viole logiquement les règles du nonallignement.

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