Dr. Siaka Fané, Chef du Département de géographie de la FHG: «L’année universitaire ne peut être validée qu’au prix d’efforts»

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À la Faculté d’histoire et de géographie de l’Université des sciences sociales et des gestions de Bamako (Ussgb), les examens partiels ont commencé depuis la semaine surpassée. Après 5 mois de cours en cahin-caha, les deux Facultés arrivent enfin au terme de l’année universitaire. Avec un système près LMD, on peut l’appeler ainsi, les étudiants sont évalués dans les matières qui sont terminées. Pour en savoir davantage, nous avons approché Dr. Siaka Fané, chef du Département de géographie. Lisez !

 

Siaka-faneLe Flambeau : Où en sommes-nous avec les cours dans votre Faculté ?

Dr. Siaka Fané : Pour parler des cours, il y a lieu de faire un distinguo entre les cours de grands groupes que nous appelons «les cours magistraux» et les cours en petits groupes que nous appelons les TP (Travaux Techniques). Comme vous le savez, en début d’année jusqu’à pratiquement en fin du mois d’avril, les cours ont été sérieusement perturbés. Ce qui nous a valu un retard dans les exécutions de certains cours. Mais, juste après le mois de mai, nous avons initié une autre forme d’exécution de nos cours, qui est la forme bloquée des enseignements. En quoi cette forme consiste ? Il s’agit de savoir combien d’heures prend un programme dans l’année. Alors, si c’est 25 heures par exemple pour une année évaluée sur 25 semaines, nous essayons de faire en sorte que l’enseignant arrive à exécuter ses cours en une semaine. Soit, on lui accorde des heures allant de 8 heures à 12 heures ; ce qui fait 4 h sur six jours et au bout des six jours pratiquement, son programme est bouclé. Ou, en fonction de la capacité physique de l’enseignant, alors ses temps peuvent varier entre six heures et même huit heures par jour. Ainsi, avec telle méthode, nous sommes aujourd’hui à plus de 90% des cours entièrement bouclés dans les enseignements magistraux au niveau de département de géographie. Et, pour permettre de prévoir en tout cas deux sessions, cette année nous avons jugé bon de cerner l’exécution des cours avec les évaluations au fur et à mesure. Donc, chaque fois que nous faisons le constat que les cours sont complètement épuisés, nous prévoyons 15 jours francs pour fixer la date de son évaluation et au jour d’aujourd’hui, nous avons commencé ces évaluations. Déjà, quatre modules ont été évalués et nous apprêtons à 15 autres modules entre 30 juin, 1er et 2 juillet prochains. Ce qui permettra d’avoir plus de 80% des enseignements magistraux exécutés et évalués. Nous sommes en train de travailler sur la programmation des cours en petits groupes appelés TP. Nous pensons qu’avant la fin du moi de juillet, plus de 80% des enseignements de TP seront bouclés. À ce rythme là, nous pensons que les moyens seront donnés pour permettre au département de géographie une évaluation en deux sessions pendant cette année universitaire. Voilà en gros comment se présente l’exécution et les perspectives des examens.

 

 

Est-ce que nous pouvons parler d’un système LMD (Licence-Master-Doctorat) ?

Avec ce système, on peut parler de système près LMD. Puisque véritablement, les modes d’exécution sont pratiquement identiques. Il s’agit de bloquer les enseignements et permettre à un enseignant de finir et évaluer. Donc, ce n’est pas un système LMD plein, mais un système près LMD.

 

 

Avez-vous la certitude que les étudiants  maîtrisent ce nouveau système ?

Nous en avons la certitude, parce que, de manière unanime, ce système est en train de permettre d’effacer une situation qui était une vraie inquiétude : comment sauver l’année. Alors, comme on le dit, qui veut les fins, veut les moyens. Les enseignants et les étudiants ayant l’ambition de valider cette année universitaire, ont compris qu’elle ne peut être validée qu’au prix d’efforts. C’est pourquoi ils sont en train de fournir ces efforts là.

 

 

Propos recueillis par Seydou Karamoko KONÉ

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