Professeur Issa N’Diaye : « l’Algérie n’a pas trop intérêt à ce qu’il y ait un territoire autonome Touareg»

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Professeur Issa N’Diaye :   « l’Algérie n’a pas trop intérêt à ce qu’il y ait un territoire autonome Touareg»
Professeur Issa N’Diaye

L’enseignant-chercheur n’en démord pas : La France a toujours soutenu les mouvements rebelles, parce qu’elle est intéressée par cette partie du Nord du Mali. Les origines de la crise au Nord du Mali, le rôle de l’Algérie dans sa résolution, le soutien de la France aux groupuscules rebelles, les djihadistes…Entretien décapant avec cet observateur averti, et critique, des questions politiques maliennes.

 

Le Flambeau : Selon vous, quelle est l’origine de la crise Malienne ?

 

Issa N’diaye : Tout ce problème vient de l’Accord d’Alger de 2006. Un accord qui a vu le gouvernement de l’époque  accepter de démilitariser cette zone(Kidal). Et donc à partir du moment où cette zone a été démilitarisée, c’est devenu une zone grise donc de non-droit, hors de tout contrôle, livrer à toutes sortes de trafic. Au début, le trafic de marchandises qui venaient de pays du Golfe, de plus en plus aussi le trafic d’armes et de munitions, trafic d’otages et trafic de drogue. Je pense que l’une des raisons essentielles du conflit qui perdure là-bas, c’est que les acteurs de ces conflits ne veulent pas d’un État organisé dans cet espace-là, parce que cet État organisé dérangerait un peu les routes de trafic. À mon avis, les questions essentielles aujourd’hui que se posent évidemment les gens mettent en avant l’aspect de revendication politique. Mais, en réalité, la vraie bataille, c’est une bataille pour le contrôle des routes de trafic de la drogue qui est devenue donc un élément, un facteur très important dans l’analyse de cette rébellion.

 

Pour résoudre la crise Malienne, quel rôle l’Algérie peut-elle jouer ?

 

La stratégie Algérienne est très complexe. D’abord nous avons 1400 km de frontières avec l’Algérie. Ça veut dire qu’il n’y aura pas de solution  à la crise malienne si le Mali n’arrive pas à s’entendre avec l’Algérie. La première rébellion de 1963 a pu être maitrisée parce que l’Algérie avait coopéré avec le Mali sur cette question .Il est vraie que cette partie du territoire malien a servi de base arrière au Front de Libération Nationale (FLN) dans sa lutte  d’indépendance. De même que l’actuel président Bouteflika était d’ailleurs basé à Gao. Et le Mali, à l’époque, avait beaucoup soutenu la lutte de libération des Algériens, sur le plan financier et matériel.

 

Donc cette entente privilégie entre le premier gouvernement du Mali à l’époque et l’Algérie a beaucoup contribué à la participation de l’Algérie pour sécuriser les frontières et empêcher tout trafic d’armes ou de combattants entre les deux pays, ce qui a permis au régime de Modibo Keita de maitriser la situation. Donc aujourd’hui, avec une telle distance, la question essentielle qui  se pose : les armes, les munitions, le carburant, le ravitaillement quotidien de toute force rebelle, passe forcément  à travers les frontières algériennes. Donc si le Mali ne coopère pas avec l’Algérie, pour qu’elle sécurise sa frontière, on ne pourra tarir les sources d’approvisionnements des mouvements rebelles quels qu’ils soient, islamistes ou classiques.

 

La deuxième réalité, c’est qu’il y’a certains mouvements qui sont plus ou moins contrôlés par les services secrets algériens, les gens parlent largement  de Iyad AGHALY, qui serait sous contrôle algérien, et des fois aussi les gens parlent de la France, donc un agent qui navigue entre l’Algérie et la France. L’Algérie a aussi ses propres problèmes de sécurité, avec ses propres groupes Islamistes qu’elle a combattus et qu’elle a bousculés la plus part du temps hors du territoire algérien. Et donc relativement ça sert les intérêts de l’Algérie que ces groupuscules-là soient plus tôt au Mali qu’en zone algérienne. Et enfin, l’Algérien donc est devenue par le fait de la realpolitik une puissance sous régionale qui fait qu’elle regarde de plus en plus vers le sud et essaie donc de s’occuper de tous les problèmes qui se posent, ce qui fait qu’elle est devenue un carrefour politique incontournable dans la sous-région pour la recherche de solution en ce qui concerne ces différents conflits.

 

Mais je pense qu’il faudrait un partenariat stratégique en essayant de bien comprendre les intérêts des Algériens et de négocier avec l’Algérie pour avoir la Paix. Parce que ce qu’il faut se le dire, les Touaregs ne sont pas qu’au Mali; ils sont plus nombreux au Niger, en Algérie, il y en a en Mauritanie et au Burkina Faso. Ce qui fait qu’en réalité, dans le fond des choses, l’Algérie n’a pas trop intérêt à ce qu’il y ait un territoire autonome Touareg. Parce que ce serait un précèdent assez dangereux pour elle-même, parce que non seulement il y a les Touaregs mais il y a les groupes berbères aussi qui ont des velléités indépendantistes dans le sud de l’Algérie et ça pourrait mettre en cause la viabilité d’un pays aussi, comme le Niger ou d’autres pays de la sous-région où ces velléités indépendantistes peuvent poser de sérieux problèmes.

 

Il faut dire que la rébellion n’aurait pas la consistance qu’elle a sans le  soutient français. Très périodiquement, on voit que la France a tendance à soutenir les groupes rebelles, les derniers évènements de Kidal ont largement montré aux Maliens quel est le rôle ambiguë que joue la France sur le territoire national. Ce qui fait qu’il y a eu des mouvements de protestation contre la gestion en tous cas de la situation de Kidal par la France.

 

Sur quoi vous vous fondez pour dire que la France soutient les rebelles ?

 

La France a toujours soutenu les mouvements rebelles, parce qu’elle est intéressée par cette partie du Nord du Mali. Et donc elle pense qu’en suscitant ces mouvements rebelles et en soutenant le processus de large autonomie voire même d’indépendance, elle aurait accès plus facilement à ces  ressources humaines. Mais elle est en train de comprendre aussi en réalité qu’il y a d’autres acteurs inattendus dans la zone qui sont les gens d’AQMI, même aussi certains pays Arabes, comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui ont des visées aussi sur ces parties du territoire malien et certains financements. Les Européens, notamment les français, savent que certains financements de ces groupes rebelles viennent en partie des pétromonarchie du Golfe. Donc, c’est une situation assez complexe à gérer, et il faudrait en saisir tous les paramètres pour pouvoir comprendre comment  agir pour préserver la paix dans cette partie du Nord du Mali.

 

Que pensez-vous des djihadistes ?

 

Pour ce qui concerne les djihadistes, je pense qu’il faudrait d’abord s’interroger sur l’origine de ce phénomène. Je pense qu’on remonte jusqu’à Al-Qaïda, et aujourd’hui on sait comment Al-Qaïda avait été suscité crée et encouragé par les services secrets américains pour déstabiliser les Russes lorsqu’ils étaient en Occident. Mais cette galaxie s’est compliquée avec le temps, et on peut dire que la guerre en Afghanistan en plus de la guerre en Iran a beaucoup contribué à éparpiller un peu partout dans le monde ces mouvements ou groupuscules Djihadistes. Notamment à travers la sanglante guerre civile qui a eu lieu en Algérie et cela n’est pas sans conséquences sur la complexité de la situation. Parce que c’est la guerre qu’a livrée l’armée Algérienne a ces djihadistes qui a fait qu’ils se sont retrouvés un peu dans le nord du Mali, et ont fait jonction avec les mouvements Touaregs. Cela a été un mélange détonant et Iyad est vraiment la preuve de cette synthèse là en quelque sorte entre ces mouvements djihadistes et puis les rebelles Touaregs.

 

Mais cela s’est compliqué parce que cet espace est devenu un sanctuaire. Ainsi, d’autres forces djihadistes se sont invité là, et ont installé les camps d’entrainement comme le « boko-haram » au Nigéria, qui ont donné naissance à des sous-groupes comme le MUJAO, etc. Donc les mouvements djihadistes sont en partie due à cette guerre livrée en Afghanistan contre Al-Qaïda, mais aussi au fait que les crises que l’Algérie et même le Mali ont connu , et qui ont permis donc à ces groupes djihadistes de constituer une alternative en termes de régime de société par rapport aux échecs des politiques courantes qu’on retrouvait ici. Même par rapport au sud du Mali on constaté une montée en puissance du mouvement Islamiste parce que la classe politique dans sa grande génération a échoué à apporter les solutions qui étaient attendues par les populations.

 

C’est ce qui fait que, de plus en plus, ces mouvements djihadistes ont eu au début une sympathie naturelle, en raison du fait que par exemple ils dénonçaient la corruption des élites classiques et proposaient donc un modèle de société plus rigoureux en termes  de valeurs, de civilisation. Mais par la suite les violences qui ont suivi, les extrémismes qui ont suivi, ont fini donc par rendre les populations assez prudentes pour se méfier un peu de la guerre sainte telle qu’elle est prônée par ces mouvements djihadistes.

 

Quels sont les vraies causes de la crise Malienne, selon vous ?

 

La crise du Nord du Mali a des causes endogènes et des causes exogènes. Les causes endogènes sont surtout dues au fait que  cette crise n’a pas été bien appréhendée par le gouvernement depuis un certain nombre d’année, et la réponse gouvernementale a cette crise a été toujours d’acheter en quelque sorte les dirigeants successifs de ces différentes rebellions. Soit en les intégrants dans la fonction publique ou dans l’armée, soit en leur donnant des responsabilités au niveau gouvernemental.

Mais on s’est rendu compte que, par la suite, chaque fois que les ressources venaient à être limitées, une nouvelle rébellion naissait. Et c’est devenu un problème cyclique depuis un certain nombre d’année. Il faut dire aussi qu’il y a eu des erreurs administratives aussi de gestion et que souvent les cadres qui étaient envoyés au nord du Mali se comportaient comme s’ils étaient des cadres en régime de punition.

 

En ce qui concerne les causes exogènes, il faut dire que cette vaste zone a toujours fait l’objet de convoitise étrangère, d’abord de la part du pouvoir colonial français qui, à l’époque, avait dressé une cartographie des recherches minières dans cette zone et avait compris l’importance au plan minier de cette région, parce qu’il n’y a pas mal de ressources. Beaucoup d’or, de pétrole, de gaz, de l’uranium et des terres rares et surtout beaucoup d’eau.

 

Y a-t-il vraiment de l’uranium et du pétrole au Nord du Mali ?

 

Dans les années soixante, le premier gouvernement du Mali avait un projet de création d’une société d’exploitation pétrolière avec l’Algérie. Et même avait en projet dans les plans de développement de l’époque la construction d’une centrale nucléaire à Gao. Les régions de Gao et Tombouctou devraient avoir une centrale nucléaire pour  fournir l’énergie au Mali. C’était dans les projets déjà de la première république. Donc il y a ces convoitises-là qui font que déjà en 1959, le parlement français avait voté une loi qui créait un espace qu’il appelait « organisation commune des régions sahariennes ». Cela avait pour but de découper le sud algérien, le nord du Mali, l’est mauritanien, une partie du Niger et celui du Tchad. Et en faire un vaste territoire saharien sous le contrôle Français.

 

Mais ce projet s’est écroulé avec les luttes d’indépendance. En partant déjà,  à l’époque, la France avait semé les germes de la division. Entre d’un côté les populations blanches et les populations noires de cette zone. Entre aussi les populations blanches, c’est à dire les arabes et les Touareg, en armant les Touaregs qui sont basés essentiellement à Kidal. Donc ce qui fait que c’est Kidal qui a toujours été le foyer irrédentiste des différentes rebellions. Et les autres Touaregs- souvent les gens dans l’analyse font croire qu’il n’y a qu’un seul groupe Touareg, alors qu’il y’a plusieurs groupes qui se sont organisés en tribu et ont leurs chefferies traditionnelles, suivant donc une organisation féodale de ces tribus-là.

 

Mais l’élément nouveau dans la dernière rébellion, c’est qui y a la dimension religieuse qui est venue se  greffée à ce vieux fond de rebelles qui fait que de plus en plus il y a d’acteurs nouveaux qui ont surgit dans le milieu et qui sont islamisés. Notamment le groupe Touareg, Ansardine, dirigé par Iyad Aghaly. Il y a d’autres groupes aussi qui sont venus, qui ne sont pas spécifiquement Touareg mais qui sont aussi d’Afrique noire dont le MUJAO, composé de nigériens, sénégalais, mauritaniens, maliens, béninois. Vous avez finalement AQMI qui est un résidu du mouvement islamiste Algérien qui a été bousculé par l’armée Algérienne et qui est venu se refugié sur le territoire Malien.

 

Quelle solution proposez-vous pour la résolution de la crise Malienne ?

 

Je suis de ceux-là qui pensent qu’il n’y aura pas de solution tant qu’on n’aura pas associé les populations à la gestion de leur propre destin. Il me semble que l’erreur fondamentale des occidentaux, des organisations internationales et du gouvernement malien, c’est de croire qu’on peut gérer ces questions-là en dehors et par-dessus des populations. Le Mali a eu une chance extraordinaire dans le passé, d’avoir connu plusieurs grands empires dans cet espace qui ont beaucoup contribué à mélanger les populations. Si on voit cette parie du Nord du Mali, ce ne sont pas les Touaregs qui sont les plus nombreux. Il y a des populations sédentaires comme les Sonrhaïs, qui sont les plus nombreux. Il y a les populations nomades, comme les peuhls. Il y a aussi des Touaregs noirs, qu’on appelle généralement Bellah. il y a les Arabes et d’autres communautés, et ils ont vécu en quelque sorte mélangés depuis des générations et des générations. Si on n’implique pas ces communautés à la base, dans les discutions intercommunautaires, dans le but de les amener à pacifier ces régions, on ne pourra pas résoudre ces problèmes du Nord. Je pense que ce n’est pas une question fondamentalement militaire, mais c’est une question de la société civile, et on ne peut pas faire la paix entre ces communautés-là sans passer par les autochtones. Donc, je pense qu’on devrait se fixer une sorte d’assise nationale, non seulement sur ces questions du nord mais aussi sur l’architecture institutionnelle du pays.

Sur les problèmes du Mali, le gouvernement malien a convoqué des assises du Nord, mais à commis l’erreur de choisir uniquement à partir de Bamako les représentants de ces communautés-là. Alors qu’ils vivent essentiellement à Bamako. Je pense qu’il faut aller vers les communautés elles-mêmes, pour qu’elles s’emparent de la question et qu’elles discutent entre elles et trouvent des accords. C’est ce qui manque essentiellement au processus d’Alger, même ceux qui ont été invités à Alger au nom des sociétés civiles du Nord, en réalité, n’en sont pas les véritables représentants, et ils ont dénoncé cela, mais jusqu’à présent cela semble tombé dans les oreilles d’un sourd.  Je pense que la résolution de la question du Nord et de toutes les difficultés que connait le Mali nécessite des assises nationales souveraines au niveau des communautés de base.  A elles de discuter entre elles, de designer leurs représentants aux différentes étapes dans les débats nationaux pour qu’il y ait enfin une synthèse nationale en ce qui concerne donc la situation au Mali.

 

Quel appel pouvez-vous lancer aux pays musulmans ?

 

Je dirais que le Mali est un vieux pays musulman, qui a connu de grandes universités islamiques comme celle de Djenné et Tombouctou où des gens venaient des pays arabes pour puiser du savoir et de la sagesse religieuse dans ces grandes universités qui ont marqué leur époque. C’est dire donc que l’islam n’est pas un problème nouveau, car il y a des siècles et des siècles que l’islam existe au Mali, mélangé aux coutumes, aux traditions, aux traditions séculaires des Maliens.

 

C’est de dire donc aux pays  arabes, surtout ceux qui semblent soutenir les salafistes, qu’ils se trompent d’analyse en prétendant vouloir envoyer des groupes islamistes pour en quelque sorte islamiser un pays qui est un pays d’un islam vieux de plusieurs siècles. Je pense qu’il est aussi important de comprendre que ce n’est pas dans l’intérêt  de l’islam en général de continuer à donner cette image d’un islam pur et dur, qui serait en conflit permanent avec le reste du monde. Je pense qu’aujourd’hui le Mali est victime d’une guerre qu’il n’a pas choisie et qui lui a été imposée, et certainement pour des objectifs qui ne disent pas leur nom. De la part non seulement de certains pays européens comme la France, mais aussi de la part de certains groupes religieux qui prétendent donc être des musulmans et qui, peut être, dans leur discours, vont essayer de tromper les bailleurs de fonds comme les monarchies du Golfe. Je pense qu’il appartient aussi aux dirigeants maliens de faire  passer ce message-là et de voir quelles sont les contributions que, d’une manière générale, les pays arabes et les pays musulmans peuvent apporter à la pacification de cette partie nord de notre pays. Je pense que l’enjeu est important, et si on ne fait pas attention, toute la sous-région risque d’être une poudrière. On voit un peu ce qui se passe dans une partie de l’Irak face à la Turquie, avec ce nouveau khalifat islamique. On voit ce qui est en train de se passer au Nigeria. Donc si on ne prend garde, toute cette zone sahélo-saharienne risque d’être un espace d’effondrement d’idéologie extrémiste qui est loin d’être partagée par les valeurs des civilisations qui sont celles du monde musulman en général.

 

Propos recueillis par KANTAO Drissa

 

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13 COMMENTAIRES

  1. La faute imcombe aux autres cher Professeur lui le meilleur des maliens , ministre il fait tout pour qu’on oublie , contrôleur général d’Etat il n’en parle pas ,transfuse de l’Adema ou il se retrouve au Rpm comme personne ne vaut que mieux que Issa Ndiaye , il est Président fondateur d’un pRti au Nom de Faso , mais se présente comme universitaire sans parler de son parti politique et ses passages au Gouvernement comme ministre il veut nous faire croire qu’il est un homme neuf c.
    Une fois je l’ai interpelé en banlieue parisienne après un discours musclé sur les hommes politiques des 20 dernières anneess au Mali en lui posant la question monsieur le ministre l’obligeant à se rectifier nous sommes tous responsables du déclin du Mali,
    Avec ses sorties récentes Ibk pensera à son ancien camarade de l’Adema et du Rpm , il se dit de gauche qui croit â Ibk le mafieux bourgeois narco-trafiquant qui veut mettre le pays dans un puits pour de bon.
    Qu’il nous parle des affaires s’il est serieux ?

    • Ils sont 3 maliens qui ne parlent que de la france Comme Responsable de Notre malheur ( Issa Ndiaye , Oumar Mariko et Aminata Dramane , Issa Ndiaye est presque domicilie en France il ne fait pas 3 mois sans Venir en France , Oumar Mariko qui recruite un Avocat francais pour avoir un visa pour la France , Aminata Dramane qui vend sees bogolans aux francais , 3 maliens Francophiles qui ne supportent pas d’être privés de venir en France .
      Sekou Tourè â fait plus de 20 ans sans mettre pied en France et sur insistance du Président Mitterand et son invitation qu’il est venu en France , on appele ça un homme digne et respectable , vous voulez faire croire que vous êtes revolutionnaire et pleurer de ne pas avoir le visa français c’est Le comble .
      Chacun doit s’assumer sans la france mon pays allait disparaitre en 2012 paupers rigolos couloir tromper Le preuple c’est couloir envelopper Le feu dans du papier.

  2. Article merveilleux pour les historiens chercheurs, les jeunes et tous ceux qui veulent comprendre ce prob du nord du Mali. Merci Professeur. Mais article cousu de fautes, on se demande si ces rédactions ont des responsables qui relisent ce qu’écrivent les stagiaires et autres….

  3. Merci pour ces points de vue 🙄 sauf que le Prof ne parle que quand il a faim!! 😳 😳 😳

  4. Merci à vous professeur pour votre analyse ; prions Dieu pour que Le Mali prendra son indépendance vis à vis de la France . Les africains devraient tous prendre des mesures face à la France pour que l’Afrique puisse avancer ……….

  5. La France à toujours joué avec nous au pompier pyromane. Eh Allah à quand l’éveil de conscience pour les Africains… ➡ ➡ ➡ ❓ ❓ ❓ ❓ ❓

  6. Pauvre professeur N’Diaye! Tu continues à nous servir le même disque rayé depuis “alternative 2002” où tu jurais que la solution des problèmes du Mali est entre les mains de IBK! Nous y sommes aujourd’hui et vu que ta logorrhée verbale n’est pas encore guérie, tu peux nous conter un bout!
    Pour rentrer dans le fond de tes propos, quand tu dis: “Tout ce problème vient de l’Accord d’Alger de 2006.” Soyons sérieux, M. N’Diaye! Alors la crise de 1963, la rébellion de 1990 et tout et tout, donc la cause c’est quelques chose qui s’est passée en 2006! Bravo! ça il fallait le trouver!Ensuite tu dis que l’accord d’Alger a permis disons de dégarnir militairement le nord. Là aussi M. N’diaye, la phrase dont tu parles dans l’accord d’Alger figure avec la même formulation dans les accords de Tamanrasset (janvier 1991 sous GMT) et le pacte national (avril 1992 sous la transition 1). J’ai arrêté de lire le reste du papier, désolé … ça sent à plein nez l’incurie, l’ignorance et la mauvaise foi!

    • Je n’ai plus rien a ajouter a votre commentaire Kana. Merci pour ce post qui decrit a suffisance ce professeur a la recherche de repere et qui croit qu’il peut noyer le poisson avec de tels discours.

  7. A bas l’imperialisme… 🙄 🙄 🙄 le colonialisme a bas 😆 😆 😆 vive un Mali un et indivisible. Merci prof N’Diaye. Merci a toi aussi M. le journaliste KANTAO Drissa 😛 😛 😛 😛 8) 8) 8) 8) 8)

  8. La France a toujours soutenu les mouvements rebelles, parce qu’elle est intéressée par cette partie du Nord du Mali. Et donc elle pense qu’en suscitant ces mouvements rebelles et en soutenant le processus de large autonomie voire même d’indépendance, elle aurait accès plus facilement à ces ressources humaines. Mais elle est en train de comprendre aussi en réalité qu’il y a d’autres acteurs inattendus dans la zone qui sont les gens d’AQMI, même aussi certains pays Arabes, comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui ont des visées aussi sur ces parties du territoire malien et certains financements.

  9. Voilà un cadre valable qui se prononce sans démagogie sur la situation du nord. Bravos cher prof Issa

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