Après le lancement du Mouvement de soutien à sa candidature pour la présidentielle de 2012 : Le PDES obligé de suivre (maintenant) Jeamille Bittar

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  « Je ne vous décevrai pas. Je répondrai présent à l’appel du peuple ». C’est par ces mots que Jeamille Bittar, président d’honneur de l’UMAM, a répondu à l’appel de ses sympathisants qui lui ont remis une Lettre d’Or l’invitant à se présenter dans le starting-block de la présidentielle de 2012. C’était, le samedi dernier, lors de la cérémonie de lancement de l’Union des Mouvements et Associations pour le Mali (UMAM) au palais de la Culture Amadou Hampaté Ba. Le PDES qui a, jusque-là, repoussé toute question relative au choix de son candidat à la présidentielle de 2012, se voit obligé de suivre maintenant Jeamille Bittar. A défaut de  voir ses militants se disperser entre l’UMAM et d’autres formations politiques qui ont choisi leurs différents candidats pour la présidentielle de 2012.    

                Le samedi dernier, le palais de la Culture a connu l’un de ses plus grands événements. En effet, tous les clubs de soutien à Jeamille Bittar s’y étaient donné rendez-vous pour lancer les activités de l’Union des Mouvements et Associations pour le Mali (UMAM), dont l’enfant de San est, précisément, le président d’honneur. Pour l’occasion, dès 9 heures du matin, le grand amphithéâtre refusait déjà du monde. Ni dans la cour ni dans les salles adjacentes, il n’y avait de place où mettre le pied. Une véritable marée humaine avait occupé les lieux. Et un nombre important de gens arboraient une tenue à l’effigie de Jeamille Bittar, le parrain de l’UMAM.

                Aux dires de certains responsables, rarement le palais de la Culture aura connu un tel déferlement de personnes et de personnalités venues de différentes localités de notre pays et de l’étranger. Il y avait un nombre important d’élus communaux qui sont passés aux côtés de Jeamille Bittar et que les organisateurs avaient fait asseoir sur les sièges de devant, tout juste derrière la rangée occupée par le parrain, lui-même, Jeamille Bittar, avec à ses côtés Dr Bocary Treta, ministre de l’Elevage et de la Pêche , secrétaire général du RPM et ancien leader estudiantin que Jeamille Bittar connaît depuis les années d’études en ex-URSS.

              

  Après l’exécution de l’hymne de l’Union intervenu aux alentours de 11 heures, différents responsables de l’UMAM se sont succédés au micro pour livrer des messages invitant Jeamille Bittar à se positionner dans la course à l’élection présidentielle de 2012. Des interventions qui ont été ponctuées par des prestations d’artistes de renom telles Faty Niamé Kouyaté et Saly Sidibé. Tout le long des interventions, c’est le nom d’ATT qui revenait tel un leitmotiv tant le locataire de Koulouba était cité en référence avec à la clé des propos tels « grand bâtisseur » ou « étoile de l’Afrique ».

               

Comme pour dire que c’est « Jeamille Bittar qui est le plus apte à défendre le bilan d’ATT et de poursuivre les grandes réalisations enclenchées par ce dernier ». Il faut reconnaître, en tout cas, que Jeamille Bittar est un grand admirateur d’ATT et qu’il se positionne, depuis un certain temps, comme l’un des candidats les plus engagés dans la succession du président ATT en 2012. En lançant donc, ce jour-là, un vaste mouvement de soutien à sa candidature, l’enfant de San prend une longueur d’avance sur ses compagnons du PDES, le parti présidentiel dont il est le vice-président, dans la course de 2012.

              

  Ayant reporté sine die sa Convention nationale, initialement prévue pour les 29 et 30 octobre prochain, le PDES se voit, en quelque sorte, obligé maintenant de suivre Jeamille Bittar dans son ambition de briguer la présidence de la République. A défaut pour le parti présidentiel de voir ses militants migrer vers d’autres formations politiques qui ont décidé, eux, de prendre part aux prochaines joutes présidentielles. Dans ces conditions, il n’est point exclu que le PDES soit obligé de choisir son premier vice-président, Jeamille Bittar, comme son porte-étendard à la présidentielle de 2012. Ce lancement qu’il vient de réussir est en tout cas un signal fort qui l’a déjà projeté dans la cour des grands. 

Aly FOFANA

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