Mamadou Gakou, lors de la conférence-débat organisée par la COPP : \”La réforme constitutionnelle d’ATT est un faux débat à côté des problèmes réels de la société\”

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La conférence était animée par le président de  la CO.PP, Maître Mamadou Gakou. Celui-ci était entouré par plusieurs membres du Comité directeur de son parti.

Le conférencier, a  expliqué que la CO.PP s’inspire de l’action et  de la pensée de Kwamé N’Krumah et de son parti, Convention People Party. Cette conférence, dit-il, se tient à la suite de la marche de protestation des sensibilités musulmanes et l’indignation exprimée par Mme Adame Ba Konaré. A en croire, le conférencier, l’agression militaire étrangère contre la Libye transgresse le droit international. Elle est fondée sur un prétendu droit d’ingérence en contradiction avec les principes fondateurs de l’ONU et de l’Union Africaine. C’est pourquoi, la CO.PP en toute indépendance, a organisé cette conférence-débat en signe de solidarité avec la Libye, a-t-il laissé entendre. Selon Maître Gakou, la Libye a été un acteur majeur du développement et de l’indépendance du continent africain.

Les  Occidentaux savent que Mouamar Kadhafi a l’ambition de  développer l’Afrique. C’est pourquoi, dit-il, ils cherchent à l’écarter du pouvoir pour avoir la mainmise sur  les ressources du continent afin de continuer à s’enrichir. Me Gakou a souligné que les Occidentaux, pour être sûrs que leur hégémonie sur le continent ne cessera pas, feront tout pour combattre les leaders africains qui prônent l’unité du continent. A en croire, Mamadou Gakou, les réformes constitutionnelles d’ATT sont un faux débat. Il faut, dit-il, faire face aux problèmes que vivent les Maliens, notamment l’emploi des jeunes et l’augmentation des salaires. Il a mis en garde pour que les élections de 2012 soient crédibles, libres et transparentes. Pour lui, c’est le seul gage pour conserver la réputation du Mali comme un pays démocratique.

 Aminata Dramane Traoré, a, quant à elle, de la COPP et a invité les autres partis à suivre son exemple. Selon elle, les Occidentaux qui se portent donneurs de leçon de démocratie ne sont pas eux-mêmes des démocrates. Ce que pensent les Occidentaux, c’est la marchandisation du monde après la chute du mur de Berlin. C’est ce qui justifie leur diplomatie à travers le monde. Ils ont peur de la puissance économique de la Chine. Me Gakou de déclarer que la question du fichier électoral est un préalable à la démocratie. Il faut donc, dit-elle, faire face aux problèmes prioritaires du Mali, notamment le chômage des jeunes.

Quant au professeur, Ali Nouhoum Diallo,  il a fait une étude comparative entre la rapidité de la réaction des puissances occidentales face  à la crise libyenne et la lenteur de  celles-ci en ce qui concerne les cas du Yémen, de la Syrie et de Barhein. Selon lui, l’intervention des puissances Occidentales n’est pas pour protéger la population civile, mais, plutôt pour défendre leurs intérêts égoïstes. Il a déclaré que s’en prendre à la Libye, c’est aussi freiner la réalisation de l’Union africaine.             

               Falé COULIBALY

 Stagiaire

 

Mise au point

En réaction à notre article paru dans notre livraison du vendredi 15 juillet 2011 sous le titre «Candidature de Modibo Sidibé à la présidentielle de 2012 : Six partis politiques se mobilisent pour soutenir l’ex-Premier ministre», certains leaders de quelques partis ont exprimé leur désaccord par rapport à nos informations.

Le président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), le parti de feu Me Demba Diallo, Siaka Diarra, nous a fait parvenir son démenti. Son parti, a-t-il expliqué, aura son candidat et ne saurait se mobiliser pour soutenir qui que ce soit avant le Congrès prévu dans les prochains mois.

Même son de cloche chez des responsables de YELEMA, de MPLUS-RAMATA qui affirment que le regroupement auquel leur parti appartient, les Partis Unis pour la République (PUR) aura son candidat qui n’est pas encore désigné.

Notre commentaire : La discipline n’étant pas la chose la mieux partagée au sein du microcosme politique national, des cadres de certains partis choisissent souvent de s’allier à tel ou tel acteur émergent en faisant croire qu’ils agissent au nom de leur parti. L’avenir nous édifiera.                     La Rédaction

 

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